livre arabe parlé au Caire
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Leçon 13 - L'arabe parlé au Caire - page
L'arabe parlé au Caire


Leçon 13



I- Compréhension


1. Ma TXaFI-Š

C’est la 2e personne du féminin singulier du conditionnel du verbe XAF, avoir peur, à la forme négative, avec valeur d’impératif négatif. L’énoncé signifie donc « N’aie pas peur ! », « Ne t’inquiète pas ! », adressé à une personne du sexe féminin.
Au masculin on aurait : Ma TXaF-Š, et au pluriel : Ma TXaFU-Š.


2. Ma TeNSA-Š Baqa

Ma TeNSA-Š : même forme que ci-dessus, mais cette fois au masculin, et du verbe NeSi, oublier.
Au féminin on aurait : Ma TeNSI-Š, et au pluriel : Ma TeNSU-Š.


3. LeSSah Ma RoḤTe-Š

LeSSah (plus verbe à la forme négative) : pas encore. Se place avant le verbe.

Ma RoḤTe-Š : Si vous ne comprenez pas le sens de cette forme, voyez l’énoncé 5 de la leçon 10.


4. Wa Ḥa-TRUḤ eMTa ?

*eMTa ? : quand ? (uniquement interrogatif)

Ḥa-TRUḤ : c’est la 2e personne du masculin singulier du futur du verbe RAḤ. On voit que pour obtenir un futur, il suffit de placer le préfixe Ḥa- devant la forme conditionnelle.
La négation du futur est MuŠ, placé devant le verbe.


5. Ḥ-aRUḤ BuKRa *eN Š-ÂLLÂh

BuKRa : demain.

*eN Š-ÂLLÂh : si Dieu le veut. C’est une obligation coranique d’associer cette formule à toute expression du futur. (Sourate "La caverne", versets 23 et 24).


6. Wa LaW NeSIT, Ḥ-aRUḤ BaCDe BuKRa

NeSIT : 1ère personne du singulier du passé de NeSi (énoncé 2 ci-dessus).

LaW : si (de condition), synonyme plus courant du *eN de la formule coranique que nous venons de voir. Un troisième synonyme est *eZa.
Ces trois conjonctions sont, comme on le voit, le plus souvent suivies de la forme « passée » (qu’il vaudrait mieux appeler ici « accomplie ») alors même qu’il s’agit de la formulation d’une hypothèse par définition non réalisée. Autrement dit, là où nous disons simplement « Si j’oublie », la langue arabe dit « Si j’ai oublié », sous-entendu « S’il s’avère à ce moment-là que j’ai oublié ».

BaCD : après (préposition). BaCDe Ma : après que. BACDEN : après (adverbe), ensuite.


7. ṬâBCaN, MaFTUḤ KoLLe YOM MaCADa L-GoMCat

ṬâBCaN : naturellement, bien sûr.

MaFTUḤ : ouvert. C’est le participe passé passif de FaTaḤ, YeFTaḤ, ouvrir.
Fém. : MaFTUḤat

MaCADa : sauf, excepté.

GoMCat : vendredi. Ce mot relève de la très riche racine G-M-C qui exprime la notion de rassemblement, de collectivité. Entre autres mots également issus de cette racine on retiendra dès à présent :
GAMeC, plur. GaWAMeC, mosquée (= lieu rassemblant les croyants le vendredi),
GaMCat : université (forme féminine de la précédente), et
GaMCeYYat : société coopérative.
II- Composition


À l’aide des sept énoncés ci-dessus et des suivants : YoM eL-aRBaC (le mercredi) – BoKRa YoM *Eh ? – RoḤT eL-MuRUR ? – ṬâYYeB – MuŠ Ḥ-aNSA – *eL-MuRUR MaFTUḤ YoM eL-XaMIS (le jeudi) ? – composez un dialogue entre un automobiliste négligent et sa femme qui s’inquiète. (Voir Leçon 10).

(Solution p. 79)
III- Mémorisation


Variantes : inverser les rôles, changer les jours.
IV- Déductions


1. RoḤT, d’où : XoFT, CoZT, ŠoFT
RAYeḤ, d’où : XAYeF, CAYeZ, ŠAYeF

2. Ḥa-TRUḤ, d’où : Ha-TeNSA, Ha-TXAF, Ha-TeCMeL

3. Ma TeNSA-Š, d’où : Ma-TeCMeL-Š, Ma-TeLCaB-Š, Ma-TeSTaCGeL-Š
Ma TXaFI-Š, d’où : Ma TeFTaḤI-Š, Ma TeSTeRaYaḤI-Š

4. MaFTUḤ, d’où : MaCRUF (= connu). Locution : *eCMeL MaCRUF : rends-moi service.
V- Questions


1. Ha-TeCMeL Eh BuKRa ?
2. Ha-TeLCaB FEN YoM eL-GoMCat ?
3. Ha-TeSTeRaYaḤ eMTa ?
4. Ha-TeCRaF eS-SACat KaM eZZaY ?
5. Be-TeSTeRaYaḤ YoM eL-ḤaDD WaLLa (= ou bien) YoM eL-GoMCat ?
6. *eL-CAMeL Be-YeŠTaraL KoLLe YOM ?
7. MIN Be-YeFTaḤ eL-GaMCeYYat ?
8. *eNTa Be-TRUḤ EL-GAMeC KeTIR ?
9. RoḤT eL-GaMCat ?
10. ŠoFT eL-GaWAMeC ? *eMTa ?
11. CaMaLTe *Eh *eMBAReḤ ?
12. *eL-GaMCeYYat MaFTUḤat KoLLe YOM ?
VI- Transpositions


1. N’oublie (m. et fém.) pas l’heure de ton rendez-vous avec le directeur.
2. En tout cas, n’ayez (plur.) jamais peur de personne.
3. Ne fais (m. et fém.) pas tout cela ce soir.
4. Il faut que chacun travaille un peu.
5. Si tu ne te dépêches pas, nous ne verrons ni ne saurons rien.
6. Si tu savais, tu t’en irais tout de suite.
7. Personne ne saura ouvrir la porte, sauf le directeur.
8. Je ferai bien sûr tout comme tu veux.
9. Je n’ai jamais beaucoup joué.
10. Je ne veux pas encore me reposer ; je me reposerai après.
11. Je viendrai jeudi après quatre heures et quart, si Dieu le veut.
12. Rends-moi service, cette chose aussi est urgente.
13. Elle est arrivée mardi soir. – Comme ça !

(Solution p. 85)
VII- Initiation à l’écriture arabe (suite)


1. La lettre للل (lam) est l’équivalent de la consonne l. Elle est donnée ici sous ses trois graphies selon sa place dans le mot. Vous pouvez maintenant lire les mots suivants :

لو LaW - ولا WaLa - ثلاث TaLAT - ليل LEL

2. La lettre ككك (kaf) est l’équivalent de la consonne k. Elle est donnée ici sous ses trois graphies selon sa place dans le mot. Vous pouvez maintenant lire les mots suivants :

كيلو KiLo - ممكن MoMKeN - ميكانيكي MeKaNIKi - باكو BAKo - كل يوم KoLLe YOM - وانا كمان WaNa KaMAN

3. La lettre ى (ya final sans points) se lit a. Comparez : ناوي NAWi et نوى NaWa.

4. Lisez et écrivez :

لو - ولا - ثلاث - ليل - كيلو - ممكن

نوى - ناوي - ميكانيكي - باكو - كل يوم - وانا كمان









L'arabe parlé au Caire

par Jean-Claude Rolland

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