|
QUELQUES EXPRESSIONS COURANTES _________________________________________ Bon nombre de ces expressions ont trouvé place dans notre lexique, soit à la place alphabétique de leur mot - clé, soit à titre d’illustration de celui-ci. Il nous a pourtant paru souhaitable - et, espérons-le, amusant - de les regrouper par thèmes. On ne devra pas s’offusquer de la grossièreté de certains termes. D’autant qu’elle ne signifie pas forcément "vulgarité". Dans la même bouche peuvent, selon les circonstances, fleurir propos scatologiques et délicatesses d’expression inattendues. Ainsi même dans la bouche du "pépé" à la mémoire de qui ce recueil est dédié, s'il était en désaccord avec son interlocuteur, l’injure venait aisément: "Te commences par m'emmerder", assortie d’une formule rituelle, "en parlant poliment" ou "au respect que je te dois", que l’on pouvait comprendre comme atténuation ... ou comme renforcement de l’insulte. Mais on l’a entendu, s’adressant à une dame pour qui il éprouvait du respect, évoquer ainsi une sortie nocturne motivée par un besoin physiologique "Quand je sus sorti c'te nuit pour répandre de l’eau, j’ai ben vu que ça allait faire de l’orage !" Toujours est-il que les formules pittoresques ne manquent pas. DE LA NAISSANCE A LA MORT Tiens, voici la Marie dont les
maternités se succèdent rapidement : "Elle
est tout le temps au lait ou aux œufs". Sa sœur, la Thérèse, c'est une
gatte que craint pas de regarder les hommes ; elle aimerait mieux que son père
ait un gendre qu'un chapeau neuf"." Les enfants de la Marie sont
chétifs : on dirait qu'ils ont "un sang de rave" ;"Ils en font point ... ils poussent pas
pus que deux oeufs dans un panier’’. Ce n’est pas étonnant car pour qu’ils mangent, ‘’ faut les pousser comme des vieilles
brouettes’’. Pas besoin de leur faire une soupe épaisse : "de la soupe de chien de chasse", c’est
bien suffisant, et pourtant "ça
tient pas au corps". C’est pas comme leur copain Jojo "qu’a les yeux plus grands que la
panse", "qu'est tout le temps à bramer
la faim" et qui
se gave à "se faire péter la sous-ventrière", tellement que ça
lui arrive de "mettre coeur sus
carreau". Mais, "en
bonne viande" ou "maigres comme des pias",
au printemps les enfants "ont
l’humeur en mouvement" ; on a beau leur donner du dépuratif, "faut que ça fasse son coup." C’est souvent que le René, l’homme à
la Marie, "a pas pus faim que la
rivière a soif" : "un bout
de pain de fromage, ça li fait son après-soupe"
; il est vrai qu’"un veau que tète
bien a pas besoin de foin" et chacun sait qu’il est quasiment tout le
temps altéré : "i(l)
boirait la mer et les poissons", "autant de chopines qu’un curé pourrait
en bénir". Alors bien sûr "il fait les vingt vies." Et le Jules, qu'est pourtant avec lui "comme le cul et la chemise"
le traite de soûlasson ; mais "c'est ben
l'hôpital que se fout de la charité" … Pourtant il faut reconnaître
que le René n'est pas un feignant : ce n’est pas lui qui va "prendre les côtes fortes" à
traîner les rues sans rien faire ; "il reste pas les deux pieds dans le
même sabot" : "c’est un
gars que travaille à plein corps" ; quand il s'y met, y'en a point au pays pour "li foutre le tour" et y'en a guère pour "li tenir coup". Mais c’est "Travaille, mon corps, j’te ferai point de tort". Pour le moment il est
costaud, "on li achèterait sa
santé" ; mais, "i(l) prend point de soin de son corps" ; "ça fait qu'un jour que vas pas
ressembler un autre i(l) pourrait ben
se trouver sus le flanc et attraper ce qu’i(l) mangera pas" ; on peut
même dire que "ça li pend au nez
comme un sifflet de deux sous". Lui
ne fait qu'en rire et "ne se
creuse pas le tempérament"
pour si peu ; comme il le dit, "y'a
jamais que les plus malades qu'en crèvent !" Ce n'est pas ce que pense son frère le Fernand ; celui-là il est
feignant comme une couleuvre, "il
veut pas en foutre une rame", "il doit avoir les côtes en long" si bien que "ses bras sont tout neus". Le grand-père, lui, "y’a longtemps qu’il a chié pus de la moitié
de ses merdes". "Dans son jeune temps", c’était
pourtant "un morceau d'homme" et ″il laissait pas sa part au chien″ ; il était pas feignant pour "aller
à sa journée" et,
il y a seulement quelques années, quand il travaillait "au petit génie", ma foi, "i(l) tenait encore son bout" . Mais
à présent "i(l)
tient pus rien que du branle": il
est tout le temps "gelé
comme une rave", "il est moitié berlu",
"il écoute de l’oreille des canes"
et "pus ça va, pus c'est pire". "Te sauras m’y dire",
"il a une mauvaise pierre dans
son sac". "L’année que vint", "s’il en est ès peines", il grattera encore un peu dans son jardin;
mais il reconnaît lui-même que "
le v'là à bout de bail" et qu’"il
serait mieux en terre qu’en pré". Quand les chetits
"seront en âge", y’a
beau temps que "les dents li
feront plus mal’" et qu’il "tirera
les pissenlits par la racine." Mais, comme il dit, "au bout du fossé la culbute"
et, ma foi,
"quand on est mort on vaut pas un chien en vie". CARACTERES ET COMPORTEMENTS Ils sont dus pour une bonne part à
l’hérédité car "les chiens font pas
des hièves." .
"C'est pas pour dire" , mais on voit des
mondes de toutes sortes : certains prennent soin de leurs affaires, les autres "laissent leur butin (leurs
vêtements) bout-ci, bout-là, en pisse de
chien" ; il en est même qui le jettent "comme un chien jette sa merde". Tel est méticuleux, "fignolant", tel autre fait
son ouvrage "à la rabat-boule au bâton" ; l’un, toujours pressé,
toujours à "se fougaler",
mène son monde "par un chemin qu’a
point d’épines", l’autre prend tout son temps et "amuse le terrain", estimant que "la foire est pas sus le pont". Voici un distrait qui "trouverait pas son soûl d’eau dans la
rivière" tandis qu'un
indiscret, non content de "tendre
son nez" partout, va "mettre son feugnon" où il n'a rien à faire. "Y’en a des que sont de tous les
accords", "que changent d’avis comme de chemise’’, que sont "francs comme une rouette que tord" et n’hésitent pas à "tourner casaque" s’ils y trouvent leur intérêt car ils ne veulent pas "tourner le cul au foin". Ces
gens-là n’ont pas de vergogne : "y’a
longtemps qu'ils ont passé chez le pâtissier", autrement dit "qu’ils ont chié l’honte". Y a des malgracieux, "ça
ieux y écorcherait la gueule" de dire
bonjour et on dirait qu "ils ont avalé un nid de grelons".
D’autres ergotent à l’infini, "font
des si et des cas" pour rien si bien qu’avec eux ″on sait jamais si c’est du lard ou
du cochon″. Il est louable "d’être porté de bon service" pour ses voisins, même si
on ne les "porte pas dans sa
poche" ! Mais il arrive parfois que ceux qu’on oblige" vous demandent même pas à quoi que
c’est bon" et qu’on ne puisse pas "tirer
deux sous de service de leu peau" ; pourtant "un service en vaut un autre". On rencontre aussi des individus
autoritaires, "qu'ont toujours
meilleure raison" : "faut
tout le temps qu’ieu vieux chien gagne". Les
pires sont les malhonnêtes : pour eux "tout ce qu'est pris craint pas
la gelée" ; "ceux-là, quand ils s'en vont, vaut mieux regarder leus mains que leus pieds"
; et, si on cherchait dans leurs affaires, on en trouverait sûrement qu'ils
n'ont pas "élevées de jeunesse". Y en a même que sont "ch'tits dans l'âme", "que valent pas leur plein cul d’eau
chaude". On a beau être malin et avoir de l’imagination, au point "d’inventer le diable sur le
poirier" ; on peut bien dire tout ce qu’on voudra, "y a pas à tortiller du cul pour chier
droit" : "y a point de
malin" et "c'est pas demain la veille" qu'on pourra
se vanter "d’avoir vu le loup peter sus la pierre de bois" ! DES MOTS ET DES COUPS Trop parler nuit. De la part d’un
enfant, "c’est malpoli
de courir à la bouche du monde", "d’avoir trop de langue".
Mais les adultes aussi doivent se garder "d’avoir
la langue trop longue", "plus longue que les dents". Aussi
n’aime-t-on guère "les bat-en-gueule" qui prétendent toujours ″en savoir plus long (que les autres)", ceux qui ont "une vraie gueule d’empeigne", "une gueule d’occasion qu’en vaut ben une neue".
Ce sont bavards et vantards
qui ont coutume "d’attiger la caquerolle", d’exagérer l'importance de leurs
récoltes ("Des patates, j'en ai ben pour les fous et les sages !"),
de "faire sonner" leurs mérites et de "se battre la gueule" de leurs prétendus exploits car,
s'ils "sont tout en gueule",
ils "en font plus avec la langue
qu’avec le restant !". De toute façon, il ne sert de rien "d'écouter Pierre et Paul" puisque "tout chacun dit la sienne." Pourtant certaines femmes - des "vieilles
tabayes" qu'ont "une bonne
tablette" - perdent leur temps à "monter
leur banc" chez leurs voisines, pour le plaisir de "babletter", de "faire
des patifelles". Pendant ce temps-là, à
l’auberge, on rencontre des vieux tellement sourds qu’ils sont obligés de "se causer à deux doigts du nez".
Mais il en est qui font mine d’être sourds quand ça les arrange, provoquant la
colère de qui les interpelle : "Parle
à mon cul, ma tête est sourde !" D’autres étalent leur instruction,
soulignent les fautes de langage de moins savants qu’eux : "s’ils étaient aussi ramassants
qu’ils sont reprenants, il resterait guère de merdes
le long des chemins." Quelques jeunes sans expérience prétendent tout
savoir : "Ils apprendraint à ieux mères à faire
les petits" ! On en connaît qui ont le goût de la contradiction ; vous
leur affirmez qu’il pleuvra demain puisque
"le soleil se couche la bouteille au cul" ; ils vous répondent
que "c'est tout ce qu'on en aura" ou bien qu’"il en tombera pas de quoi chauffer le
four", mais "juste de quoi
abattre la poussière", comme quand
"le diable marie ses filles". (*) Pourquoi donc que le Fernand ne te
cause plus ? ça serait-il que "te li as vendu des pois qu’ont pas voulu cuire" ou que
du moins il s'y serait "mis dans le
tuyau de l’oreille" ? Et il est rancunier : ce n'est pas un de ceux de
qui on dit "tournée la main, c'est fini" ; ça fait qu'"il te garde un chien de sa chienne".
A moins que ce ne soit toi qui estimes qu’ "il
t’a fait des crasses", qu’ "il
a chié dans tes bottes". Comme il est "pas bien endurant",
que "vaut mieux pas le gratter là v'où que ça le démange pas",
ne t'avise pas de lui "chanter
pouilles" ou lui "chercher
castille" en lui causant "des
grosses dents". C'est vrai qu'on en reste parfois à "se lancer des fions" : " Si t’es pas content, le bon marché
t’aveugle (tu peux facilement te satisfaire) : t’as qu’à aller au contentoir !"
Mais parfois chacun se prétend le plus fort ; l’un clame : "T’es bien de ma main !" ; l’autre menace : "C’est pas toi que vas me peter lourd aux mains !" Tous deux font "des tortillons de Bon Dieu" et c’est comme cela qu’on "ramasse baraille".
Certains, il est vrai, prennent un malin plaisir à "mettre les chiens en chasse", à "emmancher les disputes", pour s’en retirer ensuite.
Tandis que d’autres, amateurs de bagarres, "ne
laissent pas leur part aux chiens". Pourtant il vaudrait mieux
s’entendre, et ne mépriser personne car "y’a
des fois qu’on est bien content de ramasser avec la main ce qu’on a repoussé
avec le pied."
QUESTIONS D’INTERET. Certains ont la chance que leurs
parents "ieux
mettent le cul à l’aise" ; mais, attention ! "belle vie dure pas toujours" et s'ils se montrent dépensiers, ils ont
auront vite fait de "manger
le balançon". Tant mieux pour "ceux qu’ont de quoi", "qu'ont la poche ferrée", mais
ils n’ont pas intérêt à faire de grands frais de toilette car on aurait tôt
fait de dire d’eux que "la peau vaut
mieux que la bête". Il ne faut pas non plus "se plaindre la
gueule pleine". Il vaut mieux faire comme certains qui, sans être
riches, "donnent la main" à
leurs voisins surchargés de travail et "ne
sont pas à la fi" d’un panier de patates ou de quelques bouts de bois
pour venir en aide à une femme veuve. Cependant la plupart, pour arriver à
joindre les deux bouts, doivent travailler "tout
leur chien de soûl" et "pas
mettre trop de grillons dans ieu soupe".
Encore faut-il "avoir le nez
creux", et ne pas "se
mettre en cheville" avec des arcandiers, ni "compter les oeufs dans le cul des
poules" car bien souvent "c’est
quand on croit cuire que le four tombe". Si l’on est imprudent, ça ne
sert à rien de "faire la
Saint-Martin" tous les ans :
"il vous manque toujours dix-neuf sous pour faire un franc", "on mange ce qu’on a et ce qu’on a
pas" et on se retrouve "un
doigt au nez et l’autre au cul". Et comme les marchands "n’attachent pas leurs chiens avec des
saucisses" (vendent cher), "on
a vite fait d’avoir des nids (des dettes) partout." C’est ainsi qu’on finit par se
retrouver "sus la coche"
de ses enfants ; et
pourtant eux aussi "ont bien
besoin de leu peine." Et si l’un d’eux vous propose d’aller vivre chez
lui, un autre supposera peut-être que c’est pour vous soutirer vos pauvres
économies car on sait bien que "l’argent
a point de queue" (ne laisse pas de traces). De toute façon, "un petit chez-soi vaut mieux qu’un grand chez-les-autres",
car quand on n’est pas chez soi, "on
a pas ses quatre maîtres d’atout".
|
EXPRESSIONS COMPARATIVES
|
droit de ses mains comme un chien (un cochon) de sa queue amer comme du chicotin blanc comme un linge bon comme la romaine chaud comme du lessis clair comme du jus de chique con comme la lune, comme un jeune chien – plus coquin que bredin dégourdi comme un plat de nouilles droit comme mon coude quand qu'j'me mouche dur comme du chien emmerdant comme un boisseau de puces faux comme un jeton feignant comme une couleuvre, comme un loir fin comme du gros sel foutu comme l’as de pique franc comme une rouette que tord, comme un âne que recule frisé comme la route de Chevagnes (qui comporte de très longues lignes droites !) fûté comme un cul d’hanneton gelé comme une rave gonfle comme une oueille gracieux comme une porte de prison gras comme un lard gros comme un liron haut comme ma botte, comme un chien assis long comme un jour sans pain lourd comme de la tripe maigre comme un cent de clous, comme un pias malheureux comme les pierres mou comme une chique noir comme un pitou, comme un boussicaut orgueilleux comme un pou patient comme un chat qu'se brûle peigné comme un chien fou, avec un clou peureux comme une chouette plat comme une alose propre comme un sou neuf raide comme la justice plus raide que balle rouge comme un coq sale comme un peigne sec comme le bénitier de Gennetines, comme un coup de trique, comme un courlis simple comme bonjour souple comme un verre de lampe soûl comme une grive, comme une oueille, comme une godille trempe comme une soupe vieux comme Hérode vilain comme la bête aller (ou s’en aller) comme un canard (avoir la diarrhée) manger comme un chancre boire comme un trou profiter comme deux oeufs dans un panier ronfler comme un sonneur. |
TERMES & EXPRESSIONS
| on ne dit pas... | on dit... |
| Jacques et moi feu Picard le premier venu autrefois, jadis - précédemment dernièrement, récemment - maintenant bientôt, prochainement - l’année prochaine fréquemment, très souvent - parfois, quelquefois peu de temps - cette fois-ci - à chaque fois à la nuit noire volontiers, avec plaisir éventuelle ment, le cas échéant au cas où … presque - sinon - cependant, toutefois il arrive que .. - en sorte que … si peu que, pour peu que ... - tellement beaucoup, largement assez - beaucoup de une bonne quantité - plus un seul - une centaine en quantité, à foison réellement ou complètement, tout à fait n'être bon qu'à ... le poulailler, le clapier, la soue, l'étable un coquelicot cela va de mal en pis tous comptes faits au fond de lui-même un tour de sa façon le visage la jument un porc un médicament des ciboulettes des girolles venir à l’esprit les vêtements - du linge un pantalon excellent, délicieux laid séduire - caresser parler - contredire cueillir filtrer agile s'imaginer tousser dénoncer |
nous deux le Jacques défunt Picard Pierre ou Paul dans le temps - anciennement l'autre jour - à présent - dans rien de temps - l’année que vient tous les quatre matins, tout le temps - des fois (un) rien de temps - ce coup-là - à tout coup à la grosse nuit c'est pas de refus si ça se trouve, si y’en tourne(avec nuance de doute) en cas que … quasiment, guère moins - sans ça - par exemple y'a des fois que ... - ça fait que … moindrement que … - si tellement gros, mais que d'un, prou - tout plein de un bon peu - pus pas mais un - un cent à brenonceaux, à tenant,à tout touche, en veux-tu en voilà mêmement être rien que bon à ... l'écurie des poules, des lapins, des cochons, … un pavot p(l)us ça va, p(l)us c'est pire l’un dans l’autre dans ce qu'il est un coup de sa main la figure la chevaude un cochon, un siam, un lard, un habillé de soies un remède des cocherelles des cives venir à l’idée les habits - du butin une culotte bon comme tout, bon de la vie vilain détourner - flatter causer - dédire ramasser passer, couler habile se figurer pouffiner vendre |
COMPTINES & JEUX DE MOTS
|
C’est la mère à la grenaude Que donne et que dôte C’est la mère à
la serpent Que donne et que reprend (comptine servant à stigmatiser la
conduite de quelqu’un qui veut récupérer ce qu’il a offert) - Vingt cent mille
ânes dans un pré et cent vingt dans l’autre, ça fait combien de pattes et
d’oreilles ? - Six pattes et
quatre oreilles ! Vincent mit l’âne dans un pré et s’en vint dans l’autre. Te renif(l)es donc toujours, mon Jean ? Ardié
oui, ma tante, pour pas en perdre l’accoutumance Allons à la noce Du cousin Bobosse Ramasser des plosses Pour la jeune mariée, pour son déjeuner Avisse ! tout chien qui pisse
lève la cuisse. (formule saluant le passge du
garde-champêtre et de son tambour) Abiscouti ? Grainsmouti ? Abiscou. Grainsmou. Dialogue entre
un meunier et un tailleur : ‘’Habit se
coud-il ? - Grain se moud-il ? Habit se coud.
- Grain se moud !’’ Hé
là, mon Dieu, tant de poules et point d'œufs ! Tant
de filles et point d'amoureux ! |
DICTONS & PROVERBES
| Les chiens font pas des hièves. L'argent a point de queue. L'orgueil appartient qu'aux imbéciles. C'est pas toujours la poule que chante qu'a fait l'œuf. C'est l'hôpital que se fout de la Charité. Belle vie dure pas toujours. Au bout du fossé la culbute. Tout ce qu'est pris craint pas la gelée. Faut pas compter les œufs dans le cul des poules. Faut pas demander au malade s'i(l) veut la santé ! Courir et tomber, c'est pas une avance. Les bons jaus sont maigres. |
Tel père, tel fils. L'argent liquide ne laisse pas de traces. Certains se vantent de ce que d'autres ont fait. Il critique chez un autre les défauts qu'il a lui-même Tel qui rit vendredi dimanche pleurera. Un "tiens" vaut mieux que deux "tu l'auras". Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Rien ne sert de courir, il faut partir à point Les hommes maigres sont les meilleurs amants. |
| sommaire & contact |