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La cousine Bette - Balzac : Notes de lecture - Langues d'ici & d'ailleurs - Forum Babel
La cousine Bette - Balzac : Notes de lecture
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José
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Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 11110
Lieu: Lyon

Messageécrit le Friday 29 Aug 14, 11:01 Répondre en citant ce message   

Tu m'en vois tout ... honoré !
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embatérienne
Animateur


Inscrit le: 11 Mar 2011
Messages: 3308
Lieu: Paris

Messageécrit le Friday 29 Aug 14, 11:07 Répondre en citant ce message   

Hanska, je suis satisfait aussi !
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Papou JC



Inscrit le: 01 Nov 2008
Messages: 9816
Lieu: Meaux (F)

Messageécrit le Friday 29 Aug 14, 15:56 Répondre en citant ce message   

Avec La Peau de Chagrin, c'est l'année Balzac à Babel !
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José
Animateur


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 11110
Lieu: Lyon

Messageécrit le Monday 01 Sep 14, 17:22 Répondre en citant ce message   

- Carabine alla se débarrasser de son crispin en velours.


crispin [ TLFi ]
A.− [Personne]
- type, rôle de valet de comédie, fourbe, effronté et peu scrupuleux
- [ P. ext. ] homme qui a l'allure, le caractère du crispin de comédie; personne effrontée et sans scrupule
B.− P. méton. [Objet]
- manteau court à capuchon emprunté au costume traditionnel du valet de comédie Crispin
- manchette de cuir épais cousue à certains gants (comme en portait le valet de comédie Crispin) afin de protéger le poignet; ensemble constitué par le gant et la manchette


ETYMOLOGIE [ TLFi ] :
- de Crispin, nom d'un valet dans l'Écolier de Salamanque de Scarron (1654), empr. à l'ital. Crispino, nom de valet dans la Commedia dell'Arte (v. Hope, p. 444), de San Crispino (lat. Crispinus, fr. Crépin), patron des cordonniers (v. DEI); 2 et 3 d'apr. le costume de ce personnage de comédie.


Lire le Fil Références d'origine littéraire.
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José
Animateur


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 11110
Lieu: Lyon

Messageécrit le Tuesday 02 Sep 14, 10:13 Répondre en citant ce message   

- Un abat-jour en taffetas vert à fil d'archal tout crasseux.


archal
- [ Peu usité ] alliage de cuivre et de zinc [ synon. : laiton ]


ETYMOLOGIE [ TLFi ]
- du lat. aurichalcum « laiton, cuivre jaune » (Plaute, Pseud., 688 ds TLL s.v., 1493, 54); altération de la forme orichalcum (gr. ο ̓ ρ ε ι ́ χ α λ κ ο ς) d'apr. aurum (Cicéron, Off., 3, 92, ibid., 1493, 56); d'où la forme a. fr. orchal; ar- initial demeure inexpliqué (peut-être pour éviter la rencontre avec or, la couleur de l'archal, plus pâle, ressemblant plutôt à celle de l'argent?).


Lire les Fils suivants :
- MDJ aurore
- MDJ cuivre
- Fil Expressions avec des noms de matières et matériaux
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José
Animateur


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 11110
Lieu: Lyon

Messageécrit le Wednesday 03 Sep 14, 9:55 Répondre en citant ce message   

- Valérie, debout devant la cheminée, où brûlait une falourde, se faisait lacer par Wenceslas.


falourde
− [ Vx. ] fagot de quatre ou cinq bûches courtes liées aux deux extrémités, utilisées pour faire du feu
− [ Spéc. ] falourde de harts : fagot de dix à quinze morceaux de bois, longs et minces, liés aux deux extrémités par des liens d'osier ou de bois flexible; fagot de tiges tordues servant à lier entre elles de grosses branches

falourde engourdie : cadavre
Lire le Fil Euphémismes multilingues.


ETYMOLOGIE [ TLFi ]
- Orig. inc. Un étymon gaul., qui serait aussi à l'orig. de envelopper n'a pas été retenu ici pour envelopper.
L'ital. falò « feu allumé pour fêter quelque chose » (v. falot subst.), hyp. proposée par S. Bugge ds Romania t. 4, p. 355 et H. Schuchardt ds Z. rom. Philol. t. 28, p. 145, n'explique ni le suff. ni le v des formes anciennes.
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José
Animateur


Inscrit le: 16 Oct 2006
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Messageécrit le Thursday 04 Sep 14, 10:53 Répondre en citant ce message   

- Elle fit asseoir Hulot dans le magnifique salon où il l'avait vue la dernière fois.
− Est-ce vrai, vieux, reprit-elle, que tu as tué ton frère et ton oncle, ruiné ta famille, surhypothéqué la maison de tes enfants et mangé la grenouille du gouvernement en Afrique avec la princesse ?
Le baron inclina tristement la tête.



manger la grenouille
- dépenser l'argent d'un groupe, d'une association
- partir avec la caisse
- dérober et dilapider des fonds dont on avait la garde
- s'approprier l’argent d’autrui, que l’on a en garde, pour le dilapider
- faire faillite


Les sites expressio.fr et Wikipédia donnent comme origine à cette expression la forme de grenouille qu'avaient les tirelires autrefois (voir liens).


Lire les Fils suivants :
- Expressions / mots dérivés de noms d'animaux (merci de mettre vos éventuels commentaires dans ce Fil, de préférence)
- Références d'origine militaire ou guerrière
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José
Animateur


Inscrit le: 16 Oct 2006
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Messageécrit le Friday 05 Sep 14, 17:35 Répondre en citant ce message   

- On t'a volé la Bienfaisance, elle est maintenant trop mal portée ... Les petits repris de justice, à qui l'on fait un sort meilleur que celui des pauvres diables honnêtes, c'est usé. Je te voudrais voir inventer, pour deux cent mille francs, une chose plus difficile, une chose vraiment utile. On parlerait de toi comme d'un "petit manteau bleu", d'un Montyon, et je serais fière de toi !

(Valérie, s'adressant à Crevel)


petit manteau bleu
- Edmé Champion, orphelin élevé par la charité publique, puis devenu riche joaillier. Vers la fin de la Restauration, vêtu d'un manteau bleu, il distribua de la soupe aux malheureux. Ce philanthrope original défraya la presse du temps.

Wikipédia a écrit:

Antoine-Jean-Baptiste-Robert Auget, baron de Montyon, est un philanthrope et économiste français, né et décédé à Paris (1733-1820).

Après avoir été avocat au Châtelet en 1755, il devient maître des requêtes au Conseil d'État, puis intendant de diverses provinces telles que Auvergne et Provence. Rappelé à Paris en 1775 pour devenir conseiller d'État, il fut nommé ensuite chancelier de Monsieur, frère du roi en 1780. Très fortuné, il crée à cette époque différents prix distribués par des sociétés savantes, notamment le Prix de vertu décerné par l'Académie française à des personnes méritantes, qui fut attribué pour la première fois en 1782. Il émigre au début de la Révolution et ne revient en France qu'en 1814 sous la Restauration. Lorsqu'il mourut, il laissa par testament à l'Institut de France les revenus d'un capital important destinés à récompenser des œuvres ou des actions édifiantes : le prix de vertu, un prix littéraire et un prix scientifique, tous trois furent appelés prix Montyon.

Il est l'auteur de mémoires et études sur la société européenne et sur Michel de L'Hospital. Son nom est donné au palais de justice de Marseille, car il avait été intendant de Provence et avait participé sur ses propres deniers au financement de la Place Montyon sur laquelle a été édifiée ledit palais de justice. Un pavillon de l'ancien hôpital Broussais à Paris portait son nom.

Le prix de vertu est encore décerné aujourd'hui mais les sommes attribuées sont devenues extrêmement minimes, cependant, une des clauses du testament du fondateur exige que tous les ans, il soit fait « lecture d'un discours qui contiendra l'éloge d'un acte de vertu ». Ainsi depuis 1819, un membre de l'Académie française se livre annuellement au délicat exercice consistant à faire l'éloge des lauréats vertueux et des vertus en général, prétexte pour réfléchir aux mœurs de son temps. C'est donc un tableau particulièrement original de l'histoire des mœurs que l'on peut découvrir à travers les discours prononcés par François Guizot, Alexis de Tocqueville, Thierry Maulnier, Jean Guitton, François Mauriac ou Erik Orsenna.


Lire les Fils suivants:
- Expressions avec des noms de vêtements
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José
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Messageécrit le Saturday 06 Sep 14, 11:29 Répondre en citant ce message   

Citation:
- Hortense devint pâle comme une accouchée.

- Une grosse Normande à taille courte, munie d'un visage commun, bête comme une pièce de circonstance.


- Et elles accompagnent ces espèces d'aveux, de minauderies, de gentillesses, de ... Ah ! c'est faux comme des programmes d'hôtel de ville ...

- Hulot n'hésitait pas, son parti de refuser était pris ; mais, pour remercier la bonne et excellente cantatrice qui faisait le bien à sa manière, il eut l'air de balancer entre le Vice et la Vertu.
− Ah çà ! tu restes froid comme un pavé en décembre ! reprit-elle étonnée.



Lire le Fil Constructions hyperboliques avec "comme"
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José
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Messageécrit le Monday 08 Sep 14, 18:11 Répondre en citant ce message   

- Tu me reviendras le lendemain tout meurtri de ses caresses anguleuses et saoul de ses larmes, de ses petits bonnets ginguets, de ses pleurnicheries qui doivent faire de ses faveurs des averses !

(Valérie Marneffe à Crevel)


ginguet [ vieilli / fam. ]
− [ en parlant d'un vin ] suret, un peu aigre
− [ par ext. ] court, étriqué - ex : un habit ginguet
− [ au fig., vx. ] esprit ginguet : esprit médiocre, frivole, qui a peu de fond


ETYMOLOGIE [ TLFi ]
- dér. du rad. de ginguer (ca 1440 gingant « vif (des yeux) », L'Amant rendu cordelier, éd. A. de Montaiglon, 1546)
var. de giguer « gambader, sauter » (v. gigoter), prob. sur le modèle de regiber/regimber
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embatérienne
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Messageécrit le Monday 08 Sep 14, 18:34 Répondre en citant ce message   

José a écrit:
ginguet [ vieilli / fam. ]
− [ en parlant d'un vin ] suret, un peu aigre

D'où nous vient notre guinguette.
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José
Animateur


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Messageécrit le Tuesday 09 Sep 14, 16:03 Répondre en citant ce message   

- Sur les terrasses, dont la vue embrasse la rivière, on se délecte de fritures de poissons, de moules-frites et de vin clairet. Le "guinguet", un mauvais cru produit dans le vignoble d'Ile-de-France, arrose généreusement ces fêtes populaires où planent des notes d'accordéon et de chanson française.

[ Métronews Lyon (journal gratuit) - 08.09.2014 ]


Ceux qui, comme moi, se posent des questions sur le vignoble d'Ile-de-France peuvent lire la page Wikipedia.
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José
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Messageécrit le Tuesday 09 Sep 14, 18:03 Répondre en citant ce message   

- Chaussée de brodequins en prunelle, de bas de soie gris, armée d'une robe en magnifique levantine, les cheveux en bandeau sous une très jolie capote en velours noir doublée de satin jaune, Lisbeth alla rue Saint-Dominique par le boulevard des Invalides.


prunelle
- étoffe de laine (éventuellement de coton), parfois mêlée de soie, d'une grande solidité, de couleur généralement noire et utilisée autrefois, tout particulièrement dans la confection de chaussures de femme (TLFi)
= dérive de prunelle, fruit de couleur bleu-noir


levantine
- étoffe de soie unie fabriquée à l'origine dans les pays du Levant (TLFi)


Lire le Fil Les noms des tissus.
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