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Références d'origine littéraire - Expressions, locutions, proverbes & citations - Forum Babel
Références d'origine littéraire
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Auteur Message
José
Animateur


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 11168
Lieu: Lyon

Messageécrit le Tuesday 22 May 18, 13:44 Répondre en citant ce message   

@ Picardicus :
- quand tu dis "par chez moi" ... c'est où ?!
- quand tu réponds au msg précédent, il est inutile de le citer, cela alourdit inutilement les échanges (corrections effectuées)
Merci pour ta compréhension.
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Pascal Tréguer



Inscrit le: 16 Dec 2012
Messages: 695
Lieu: Lancashire - Angleterre

Messageécrit le Monday 04 Jun 18, 10:08 Répondre en citant ce message   

anglais : to have straws in one’s hair (avoir des pailles dans les cheveux) – fin du 19ème siècle : être fou

origine : au 19ème siècle, dans les productions de Hamlet, de Shakespeare, Ophélie avait des pailles dans les cheveux lors de sa scène de folie, c’est-à-dire la scène 5 de l’acte 4.

Dans les histoires de Bertram Wilberforce Wooster et de son valet Reginald Jeeves, l'écrivain anglais Pelham Grenville Wodehouse (1881-1975) emploie à plusieurs reprises l’expression au sujet des patients de Sir Roderick Glossop, le "nerve specialist".
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Picardicus



Inscrit le: 08 Oct 2010
Messages: 85

Messageécrit le Monday 04 Jun 18, 19:32 Répondre en citant ce message   

José a écrit:
@ Picardicus :
- quand tu dis "par chez moi" ... c'est où ?!

Je suis bien sûr de Picardie : picardicus, a, um , picard, mot d"origine latine médiévale, de signification inconnue. La langue picarde est étroitement apparentée au français, mais l'intercompréhensibilité n'est toutefois que partielle. La chaire de picard de l'université d'Amiens donne donc ses cours en français, hélas ! mais comment faire autrement ? la langue varie plus ou moins d'un village à l'autre, un locuteur de Beauvais, ou de Dieppe (sur la frontière linguistique avec le normand), comprend difficilement son congénère de Laon, encore plus difficilement celui de Tournai ou de Mons.

Dernièrement le Journal d'Abbeville, ma ville, a publié un article d'où il ressortait qu'un doctorant américain traversait l’Atlantique chaque mois pour assister à la réunion des Picardisants du Ponthieu et du Vimeu, dans le cadre de ses études. La gloire ! Cette association édite un périodique tout en picard, intitulé Ch'Lanchron, Le Pissenlit. Elle a un site en ligne.
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José
Animateur


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 11168
Lieu: Lyon

Messageécrit le Wednesday 13 Jun 18, 9:54 Répondre en citant ce message   

Lire le Fil Le picard, le normand, l'Old North French ... et l'anglais.
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Pascal Tréguer



Inscrit le: 16 Dec 2012
Messages: 695
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Messageécrit le Sunday 17 Jun 18, 16:23 Répondre en citant ce message   

extrait de The Stage (Londres) du 14 juin 1990 :
Citation:
There’s a traditional superstition that ghosts exist in all theatres hence ‘the ghost walks’ when people get paid on a Friday.
Il y a une superstition traditionnelle que les fantômes existent dans tous les théâtres d’où ‘le fantôme marche’ quand les gens sont payés le vendredi.

Royaume-Uni the ghost walks (le fantôme marche) : c’est jour de paie
19ème siècle, argot théâtral – allusion non pas à l’existence de fantômes dans les théâtres, mais à Hamlet, de Shakespeare, où Horatio dit ce qui suit au fantôme du père d’Hamlet :
Citation:
Oh ! parle-moi ! Ou, si pendant ta vie tu as extorqué et enfoui un trésor dans le sein de la terre, ce pourquoi, vous autres esprits, vous errez ['walk' dans le texte original] souvent, dit-on, après la mort.
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Pascal Tréguer



Inscrit le: 16 Dec 2012
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Messageécrit le Monday 06 Aug 18, 13:43 Répondre en citant ce message   

Français attacher le grelot, expression ainsi définie dans le Dictionnaire de l’Académie française, 9ème édition :
Citation:
par allusion à la fable de La Fontaine, « Conseil tenu par les rats », être le premier à signaler le danger ou à réagir, dans une affaire délicate ou hasardeuse.

Royaume-Uni to bell the cat [accrocher le grelot au chat] ; expression apparue en Écosse au 18ème siècle, en référence à l’anecdote suivante : sous le règne (1460-88) de James III, des nobles écossais avaient ourdi un complot pour se débarrasser du favori du roi ; alors l’un d’eux, par allusion à la fable qui a inspiré La Fontaine, avait demandé qui accrocherait le grelot au chat, c’est-à-dire qui serait le premier à attaquer ; ce fut Archibald Douglas, comte d’Angus, qui se porta volontaire.
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Pascal Tréguer



Inscrit le: 16 Dec 2012
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Lieu: Lancashire - Angleterre

Messageécrit le Tuesday 04 Sep 18, 20:08 Répondre en citant ce message   

Royaume-Uni a Collins : une lettre de remerciements pour l’hospitalité reçue chez quelqu’un, écrite par un invité qui vient de partir
Par exemple, The Times (Londres) du 23 février 1914 avait un long article titré The Abhorred “Collins”.

origine : le Révérend Williams Collins, un personnage pompeux de Pride and Prejudice (1813), par Jane Austen ; après son séjour d’une semaine chez les Bennet, il écrivit une lettre de remerciements dont on nous dit qu’elle avait été
Citation:
written with all the solemnity of gratitude which a twelvemonth’s abode in the family might have prompted.
écrite avec toute la solennité de gratitude qu’une résidence de douze mois dans la famille aurait pu entraîner.

synonyme : a bread-and-butter letter
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embatérienne
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Messageécrit le Tuesday 04 Sep 18, 20:43 Répondre en citant ce message   

Ce qu'on appelle ou appelait en français une lettre de château.
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Pascal Tréguer



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Messageécrit le Thursday 13 Sep 18, 22:25 Répondre en citant ce message   

Royaume-Uni dreaming spires (rêveuses flèches [d’églises]) : la ville ou l’université d’Oxford ; par extension, la condition protégée des universitaires

allusion au poème Thyrsis (1866), dans lequel le poète anglais Matthew Arnold (1822-88) pleure la disparition de son ami Arthur Hugh Clough (1819-61), et écrit that sweet City with her dreaming spires à propos d’Oxford
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José
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Messageécrit le Friday 14 Sep 18, 9:37 Répondre en citant ce message   

Pascal Tréguer a écrit:
Royaume-Uni dreaming spires (rêveuses flèches [d’églises]) : la ville ou l’université d’Oxford ; par extension, la condition protégée des universitaires

Lire les Fils sivants :
- L'autre nom des villes
- Vocabulaire scolaire et universitaire
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Pascal Tréguer



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Messageécrit le Saturday 13 Apr 19, 23:53 Répondre en citant ce message   

man Friday USA 1802 : fidèle serviteur ; aussi : assistant de bureau

Du nom de Friday (Vendredi) dans Robinson Crusoe (1719), par Daniel Defoe. Dans le roman, Robinson parle occasionnellement de Vendredi en employant my man Friday. (Il s'agissait d'une façon courante de parler de son serviteur - cf. My Man Jeeves (1919), recueil de nouvelles sur Bertie Wooster et son valet Jeeves par l'écrivain anglais P. G. Wodehouse.)

Sur le modèle de man Friday, girl Friday désigne une assistante de bureau.

USA 1929, My Girl Friday était le titre d'une farce théâtrale.

Le terme a été popularisé dans les années 1930 par Walter Winchell, qui attribuait certaines de ses chroniques de potins mondains à sa secrétaire, qu'il faisait signer Your Girl Friday.
His Girl Friday (1940) est le titre d'une comédie de Howard Hawks, avec Rosalind Russell et Cary Grant.

(Toutefois, l'écrivaine américaine Jane G. Austin avait déjà employé girl Friday dans une robinsonnade de 1867 titrée Will Crusoe and his Girl Friday.)
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Mechthild



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Messageécrit le Monday 15 Apr 19, 10:42 Répondre en citant ce message   

Autriche Herzog-Mantel-Theorie (terme juridique): litt. théorie du duc et du manteau

Selon cette théorie formulée par la Cour constitutionnelle autrichienne, quand une loi est abrogée, les règlements basés sur cette loi perdent également leur vigueur.

Référence à une pièce de Friedrich Schiller, Die Verschwörung des Fiesco zu Genua (La conjuration de Fiesque à Gênes): Après un coup d'état, Fiesque est le nouveau doge de Gênes. Son ami Verrina, un fervent républicain, lui demande de renoncer au pourpre et d'instaurer une république. Fiesque refuse. Puis, les deux montent à bord d'un navire:

Friedrich Schiller, Die Verschwörung des Fiesco zu Genua, Acte 5, Scène 16 a écrit:
Fiesco: Was zerrst du mich so am Mantel? – er fällt!
Verrina: Nun, wenn der Purpur fällt, muß auch der Herzog nach! (Er stürzt ihn ins Meer.)

Fiesque: Pourquoi me tires-tu par le manteau? - il tombe!
Verrina: Eh bien, quand le pourpre tombe, le duc doit aller avec lui! (Il le jette dans la mer.)
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Pascal Tréguer



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Messageécrit le Tuesday 16 Jul 19, 14:33 Répondre en citant ce message   

anglais : sentence first (and) verdict afterwards [littéralement : [prononcez] la peine en premier (et) [rendez] le verdict après] : expression utilisée pour dénoncer l’arbitraire

Origine : C’est ce que dit la Reine de Cœur pendant le procès du Valet de Cœur dans Alice’s Adventures in Wonderland (Les Aventures d’Alice au Pays des Merveilles – 1865), par Lewis Carroll.

L’expression apparaît très tôt, dans The Pall Mall Gazette (Londres) du 5 février 1869, au sujet d’expériences militaires se déroulant en présence du public :
Citation:
Sentence first and verdict afterwards” is a condition of things not very far from representing the method which prevailed at the first crowded day of the Plymouth fort experiments last June, when all the results of the prolonged deliberations of various scientific bodies were rudely upset.
[La peine en premier et le verdict après est un état de choses qui n’est pas très loin de représenter la méthode qui prévalait lors de la première journée des expériences bondées au fort de Plymouth en juin dernier, lorsque tous les résultats des délibérations prolongées de divers corps scientifiques furent grossièrement infirmés.]
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Pascal Tréguer



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Messageécrit le Sunday 18 Aug 19, 14:26 Répondre en citant ce message   

Royaume-Uni 1896 : le nom Ruritania et l'adjectif Ruritanian désignent : tout pays imaginaire ou hypothétique ; aventure et intrigue romantiques.

Exemple, dans un article par Colby Cosh, paru dans le National Post (Toronto, Ontario) du 27 septembre 2018 :
Citation:
Sometimes I am convinced that Canada [...] should be considered exclusively as a subject for absurdist fairy tales, a real-life Ruritania.
[Parfois je suis convaincu que le Canada [...] devrait être exclusivement considéré comme un sujet d'absurdes contes de fées, un Ruritania réel.]

Origine : Ruritania est le nom du royaume dans lequel se situe le roman The Prisoner of Zenda (1894), par l'écrivain anglais Anthony Hope Hawkins.
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Pascal Tréguer



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Messageécrit le Sunday 18 Aug 19, 15:22 Répondre en citant ce message   

anglais : (but) some — are more equal than others
français : (mais) certains — sont plus égaux que d'autres

Dans l'usage actuel, il s'agit souvent d'une allusion à ceci à la fin de Animal Farm (La Ferme des animaux, 1945), par George Orwell (1903-50) :
Citation:
All animals are equal, but some animals are more equal than others.
[Tous les animaux sont égaux, mais certains animaux sont plus égaux que d’autres.]

Néanmoins, en anglais, l'expression (but) some — are more equal than others a été utilisée depuis 1848 comme extension ironique de all men are equal [tous les hommes sont égaux] et variantes.

L'expression française est parfois attribuée à Coluche (Michel Colucci, 1944-86), qui aurait utilisé (cf. par exemple Les meilleures citations de Coluche, toujours d’actualité) :
Citation:
Les hommes naissent libres et égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres.

Je présume que c'est à Coluche que Jean Cardonnel faisait allusion dans Les femmes exclues des droits de l'homme (Le Monde, 24 octobre 1979) :
Citation:
Nous sommes tous égaux, disait l'humoriste, mais certains sont plus égaux que d'autres.


Dernière édition par Pascal Tréguer le Sunday 18 Aug 19, 15:32; édité 1 fois
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