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Uygurca / Ouïghour / Uyghurche - Forum des langues turques - Forum Babel
Uygurca / Ouïghour / Uyghurche
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Abdüssalâm
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Messageécrit le Wednesday 04 Nov 09, 0:15 Répondre en citant ce message   

@ atesh
Où as-tu entendu du turc "ottoman"? Etais-tu déjà né au XIX° siècle, au moins?
La seule trace qu'il en reste est l'écrit et je peux te donner des milliers d'exemples où une phrase ottomane est un copié-collé d'une phrase en turc moderne. Pour ce qui est de la compréhension orale...sommes-nous sûrs de pouvoir bien comprendre le français de la même époque?
Quant au Gagaouze, permet moi d'exprimer un doute. Un Tatar de Crimée peut comprendre un Gagaouze, et encore jusqu'à quel point car leurs habitats sont relativement proches et peut-être que la base linguistique aussi. je ne connais ni l'un ni l'autre. je n'ai lu que quelques extraits de tatare et c'était du tatare de la Volga. J'ignore si c'est la même chose ou pas que celui de Crimée, mais ça me semblait très proche du turc de Turquie (même plus proche de l'ottoman ancien). Or, dans ces langues (tatare, turs "ottoman" et "moderne" de Turquie) la proportion de l'adstrat arabo-persan est telle qu'il est assez rare qu'une phrase un tant soit peu longue ne comporte pas au moins un mot arabe ou persan. Ce qui, je le suppose, n'est pas le cas du gagaouze, d'obédience chrétienne. Et même s'il s'agit, dans les papiers, d'une langue "oghuz" cela doit fortement gêner la conversation.
Moi qui connais très bien deux langues romanes (français, espagnol) et peux me débrouiller à l'écrit, tant bien que mal, dans deux autres (catalan, et occitan), j'arrive à les lire à peu près toutes (avec de très, très grosses difficultés en roumain et en wallon), en saisissant bien assez pour comprendre le sens. Par contre, à l'oral, c'est très variable, même en portugais (proche de l'espagnol), en italien et même en catalan que je lis couramment, disons que j'en comprends assez pour suivre une conversation qui m'est adressée (c-a-d, prononcée plus lentement) Et de l'oreille, comme tu dis j'en ai ! Mais pour un monolingue d'une de ces langues romanes, ce n'est pas la même chose! en général, il n'y comprend rien.
je pense qu'avec les langues turques, c'est la même chose. Cela dépendra des mêmes critères. Par exemple, un tatare vivant en Turquie et ayant un peu étudié d'autres langues s'en sortira assez bien, là où la majorité ne comprendra que les phrases les plus élémentaires? Et encore pas tout le temps.
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bill



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Messageécrit le Wednesday 04 Nov 09, 2:38 Répondre en citant ce message   

Je parle le turc de Turquie et je comprends bien le ouighour ainsi que le ouzbek
j'ai deja entendu du gagaouz et tu tatar je pense moi qu'on se comprend assez facilement et comme disait atesh c est pas pour un mot ou deux qu'on arrive pas a comprendre le sens générale et il faut savoir qu'en turc on utilise de plus en plus depuis la révolution linguistique deux mots " celui d origine arabe et celui d'origine turc " pour dire la meme chose alors tant bien meme un des deux ne comprend pas tout il peut demandé de dire les choses différemment et on arrive toujours a comprendre le sens générale .. meme sans apprendre ces langues !
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Atesh



Inscrit le: 26 May 2008
Messages: 98
Lieu: Strasbourg, France

Messageécrit le Wednesday 04 Nov 09, 11:06 Répondre en citant ce message   

Tout à fait bill, je suis tout à fait d'accord. Sinon, le Gagouzie ou le Tatar de Crimée sont proche, mais les turcs de Turquie arrive très bien à comprendre je te rassure !
Ce n'est pas parce qu'ils sont chrétiens qu'ils n'ont pas eu des mots arabes tu sais l'Empire Ottoman été vaste. Si même les serbes ont des mots turcs/arabe dans leur alphabet
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Abdüssalâm
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Inscrit le: 02 Jan 2007
Messages: 910
Lieu: Aiguillon

Messageécrit le Wednesday 04 Nov 09, 11:41 Répondre en citant ce message   

Oui, comme nous, Latins, nous pouvons comprendre une certaine quantité de phrases d'autres langues romanes que la nötre...mais, j'ai connu des Turcs, pas nationalistes,( si si ça existe) qui m'ont dit bien comprendre l'azéri, au mieux le tatare, mais pas plus. Comme pour les langues romanes, ça doit dépendre des phrases et du contexte.
Pour ce qui est des mots empruntés à l'arabe, sauf un arabisant verra dans un mot qui sonne bien turc comme "hatirlamak" (excusez-moi, le i devrait être sans point) "se rappeler" une racine arabe. Je pourrai citer de très nombreux exemples, mais mon clavier ne me permet pas d'inscrire les caractères turcs. Il faudrait un peu sortir de la vulgate nationaliste. Le turc de Turquie est encore truffé de mots ou racines ou suffixes arabo-persan. Et alors? l'anglais l'est tout autant de français. Cela l'empêche-t-il de rayonner?
Le contexte dans lequel cette idée de "pureté" de la langue turque est née s'est posé après la guerre 14-18, lorsque les Turcs qui se sont sentis trahis (et, dans un certain sens, ils n'ont pas tort) par les Arabes au sein de l'Empire ottoman ont failli disparaitre, devenir un peuple colonisé et être réduit à la portion congrue de leur propre pays. Il a fallu donner un grand sursaut de fierté nationale dans tous les domaines, y compris linguistique, rompre avec le passé cosmopolite de l'Empire ottoman, pour revenir sur la base nationale. D'ailleurs, le premier atatürkisme n'est pas "panturc", mais proprement géographique, limité au territoire que les Turcs de l'ancien Empire ottoman pouvait légitimement revendiquer. Pourquoi cette ferveur nationaliste de rupture avec le passé s'est perpétrée alors que le contexte a changé, que plus personne ne conteste aux Turcs (de Turquie), leur personnalité ethnique, leur territoire et le génie de leur langue (que personnellement, j'aime au point de l'avoir apprise en autodidacte, alors qu'elle est loin d'être proche de nos langues indo-européennes et, donc, facile pour nous)? Parce qu'une idée d'une telle force met du temps à s'arrêter
En fait, je ne suis qu'au début de ce cheminement, mais j'ai l'impression, fondée sur des textes, des comparaisons au niveau des différents degrés des langues ottomane et moderne, qu'en fait de "révolution linguistique", on n'a fait qu'abandonner la langue littéraire et administrative mitigée, ampoulée et très arabo-persane et reprendre très largement un niveau de langue orale moyen, je suppose, celui de la classe moyenne istambouliote, telle qu'elle était parlée au XIX° siècle et début du xx° et on l'a hissé au niveau de langue écrite nationale, les termes arabo-persans, nombreux,quand même, qui s'y trouvaient bien implantés y sont restés. Par la suite, on a assaisonné le tout de quelques trouvailles "öztürk" (pur turc) qui ont parfois collé à la langue (surtout quand un mot arabo-persan qui le remplaçait avait un usage peu courant ou quand il n'existait pas de mot encore: bilgisayar "ordinateur"). Il n'y a donc pas, heureusement, de rupture aussi totale qu'on voudrait le faire croire, un "retour aux sources" (idée commune à toutes les idéologies nationalistes) au-delà de l'Empire ottoman mais une profonde réorientation.
Quant à l'unité des langues turciques, même si je la reconnais, elle est, dans le meilleur des cas, de l'ordre de celle qui existe entre l'espagnol (ma langue familiale) et le portugais ou le catalan (langues ibéro-romanes) et, alors que mon "polyglotisme" peut me classer, bien modestement, parmi les gens doués pour les langues, je les comprends assez bien (le portugais ou le catalan) lorsque mon interlocuteur s'adresse à moi dans un langage articulé et sur un débit lent pour en comprendre l'essentiel. Mais lorsque les Portugais, nombreux dans mon village, parlent entre eux, je ne comprends plus que quelques bribes au passage, dénuées de tout sens et il me faudrait plusieurs semaines (de 4 à au-delà) d'immersion totale ou d'étude pour dépasser ce stade. je pourrais dire de même pour les Arabes dont pourtant on ne donne généralement qu'un nom à la multitude de leurs dialectes et qui possède une langue écrite commune, mais qui sans une certaine accoutumance ou la connaissance de la langue littérale (classique) auront bien du mal à se comprendre s'ils proviennent de régions très éloignées et si leur conversation dépasse le stade concret et utilitaire (j'ai faim, je suis content,etc).
Alors, vous pouvez continuer à développer la vulgate "panturquiste" à votre aise. Moi, je reste très sceptique, même si, je le répète, je reconnais la profonde unité structurelle des langues turciques, comme je reconnais celle des langues romanes ou des "langues" arabes.


Dernière édition par Abdüssalâm le Wednesday 04 Nov 09, 12:02; édité 4 fois
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Abdüssalâm
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Messageécrit le Wednesday 04 Nov 09, 11:50 Répondre en citant ce message   

Atesh a posté pendant que j'écrivais mon (trop) long message. En fait, ce qui serait intéressant, mais dans un autre fil car le sujet dérive.
Ce serait de mettre en comparaison le gagaouze (dont je n'ai pu trouver de texte ou de vocabulaire sur le net), langue d'obédience avec le turc de Turquie et le tatare (langues d'obédience musulmane) par exemple. Cela dépasserait le stade des affirmations lancées à la volée. par contre, il est vrai qu'on retrouve ces mots turco-arabes dans d'autres langues de peuples chrétiens des Balkans comme le serbe ou même le magyar, mais en proportion bien moindre. je le répète les affirmations seules ne suffisent pas à me convaincre (je ne suis pas têtu pourtant et tout prêt à apprendre), allons vers quelque chose de plus concret.
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Atesh



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Messageécrit le Wednesday 04 Nov 09, 11:52 Répondre en citant ce message   

(je te répondrais quand je serais plus disponible, je réserve mon post, merci de ne pas le supprimer, je vais l'éditer)

Tiens un site gagouze:
http://www.anasozu.com/archive/?date=2006-01

Un poème en gagouze tiré du site ci-dessus:

Kalenin ortasında
Mum yanar sofrasında.
Benim bir dostum var
Beşalmanın ortasında.

Ay duuar ayan, ayan.
Örüdüm yayan, yayan
Benim bir yärim vardır,
Hep sölär yalan, yalan.

Ay duuar aya standan,
Gün duuar biyaz standan.
Canım bir karpuz istär
Otuz iki bostandan.

Kemençä çala, çala.
Çıktım incä dala.
İncä dal kırıldı,
Kızlar bana uruldu.


Tiens un site en tatar de Crimée:
http://www.tatarworld.com/news_en_archive/News_Butundunya_Qirim_Tatar.html

Trois poèmes en tatar (fusionné):

Hawa arüw! Kök masmawı!
Murfatlar’nıñ yeşíl tawı
Bügün köp müsafír bekliy;
Kelgenlerní bek aybetliy.

Pítmiy kelgenlerníñ artı;
Erkek-kadın, caşı kartı,
Alem cawa ta’ sabadan,
Er köyden, er kasabadan…

Atlarıman şalım satıp
Uzaktan kamçı patlatıp,
Arabalar, katolaylar,
Cuwurtıp kelíp toktaylar

…Parlay katranlı kamıtlar!
Köpírgen awuzlı atlar
Bírbírsín köríp kíşniyler,
Awuzlıkların tíşliler.

Arabadan atlap tüşüp,
Kızlar aytalar külüşüp:
“Şükür cettík awdarılmay,
Bír korktım, bílseñ canım ay!”

Cañı kelgenlerní emen,
“Kaysı köyden, kímler eken
Bar m-eken tanış-bílgenler”
Dep, sara erten kelgenler…

Erkez tanış-kısım karay
“Falan köy kayda?” dep soray
Taba kısım-akrabasın,
Anda tarta arabasın.

Garada deseñ, ertenden
Berí kelgen erbír trenden
Kasabalılar kuyula…
Tepreş ekení tuyula!

Allegím soyları ele,
Otomobil tutup kele
Köylí atıman kopaysa,
O da bonı bíle, aysa!

Kuşluk vaktında taw toldı
Erkez yerín tabıp boldı;
Erbír terekníñ kölgesí
Bír korantanıñ bölgesí
Pítken soñra köríşmeler
Koş-keldí, kol öbíşmeler,
Caşlar gezmege keteler
Kartlar kalıp siyreteler.

…Bala-şaga deseñ ep şay
Üyken bayram küní yaşay;
Cuwurşalar oynaşalar
Kımırskaday kaynaşalar…

Yeşíl taw ta’ bek yeşerdí!
En güzel kílímín serdí;
Şeşekler de közín aşa,
Bonday köp halk köríp şaşa!

Kiyímlerde türlí renkler
Şeşeklerínkíne denkler:
Allı, yeşíllí m-ístiysın
Menewşe morı mı diysin,

Sarı, pembe, mawı, biyaz…
Epsín saymaga söz bek az!
Tılsımlı ipekten derler,
Onday íşlengen anterler.

Köstergen er kız ünerín!
Boş keşírmegen künlerín
Özlerí dülber mí dülber,
Sanke aşkan bírer güller;

Geníş eteklí kaftanlar,
Caltırawuk kılaptanlar
Sırma tellí başörtüler…
Canım, aynıñ öndörtíler!

O kadar da şenlík bar ke,
Bír masal dünyası sanke!
Külümsíriy kökte küneş
O da anlay: bügün tepreş!

Caşlar salıncak kuralar,
Kızlar tízílşíp turalar,
“Aydí endí sıra mením!
Yetmiy mi şo beklegením?!”

Başkaları top oynaylar,
Yorılmaylar, toymaylar.
Bír talayı deseñ şıñlay
Eşítkenler toktap tıñlay

Ana, bír de dawul-zurna
“Şık ortaga karap turma!”
O, ekí kere ayttırmay
Şıga sırasın aldırtmay.

“Ama tartılıñız bíraz,
Bo tar yerde oyın bolmaz!”
Alem tartıla, iteşe,
Dawul sesí kulak teşe!

Ortada yer yasalganman
“Anadan öksíz kalganman”
Dep başlay o awur soyın,
Soñra kele cengíl oyın.

Pítmiy endí o’ñ arkası…
Cuwurup şıga başkası,
Kollarını köteregoya…
Oynaylar bír toya toya

Yetmíş beşlík Ümer akay
Yerínde raat turalmay.
Kart bolsa da o da coştı
Barıp caşlarga baş koştı!

Ayşe’ttay onı şakıra
“Alcıdıñ mı?” dep bakıra,
“Caş-cawkanıñ arasında
Saga ne bar? Otır mında!”

Üyle vaktı boldı endí
Alay kalk aşka beslendí.
Sofra bezlerí cayıla,
Tabak, fílcanlar sayıla.

Caşlar oyından bıkmaylar,
Sofraga eş aşıkmaylar;
Onlarnı ta’ kíşkeneler
Ketíp şakırıp keleler.

Kün-evelden azírlengen
Şıpman tolı zembíllerden
Şıgaralar apakaylar,
Maylı maylı kalakaylar!

Cantık, kírde, sarburmalar,
Köbeteler, kawurmalar,
Kızargan tawuklar… bol-bol,
Aşap pítírecek sen bol!

Aştan soñra kave de bar,
Tíryakiy bolatan kartlar;
Etmiy bolmazlar adetín:
Bírer kave, bírer letín!

Köp kalmadı kün batmaga,
Alem başladı kaytmaga;
Caşlar ístemese bíle,
Arabalar ep cegíle.

Tamam şímdí kaytacakta,
“Sawlıkman kal” aytacakta
Ta’ bek pítmiy tatlı sözler,
Yaşara bírtakım közler.

Bar ama er şiyníñ sonı!
Caşlar anlamaylar bonı:
Íster köp otır, íster az,
Maabetke toyım bolmaz…
Bírbírsíne komşı köyler
Sıra sıra tízíleler,
Sawlık aytıp oñga solga
Barabar şıgalar colga.

“- Sawlıkman kal Acíkerím!
- Sawlıkman bar, cancígerím!
- Endí künlerímíz cetse,
Kelecekke, kısmet etse!”…

Ehe, törem, kelecekke,
Alla bílír kaş şeşekke
Dewlet kuşı kelíp konar!
Cawşılarıñ ne íşí bar?

Bügün ayrı arabaman
Kelgen kaş kız, kaş delíkan
Belkí senege kím bílír,
Bír araba cegíp kelír!



Tu vois, un turc de Turquie aura plus de mal à lire du tatar que du gagouze et à le parler aussi, malgré que le Gagouze soit chrétiens.

Le tatar a fort "l'accent" turc de Turquie de quelqu'un originaire de Trabzon et alentour. D'ailleurs je me demande si l'accent du turc de Trabzon ne sait pas démarqué à ce moment-là ? Lors de l'arrivé en masse de Tatars de Crimée.
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Abdüssalâm
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Messageécrit le Wednesday 04 Nov 09, 12:30 Répondre en citant ce message   

C'est un bon début (!) mais il faudra aller plus loin, car si le gagaouze suit, à peu près, l'orthographe du turc moderne ce n'est pas le cas du tatare dont le texte est d'ailleurs trop touffu pour mon inexpérience. Pourquoi n'ouvrirais-tu pas un fil sur le "tatare"?, cette langue m'intéresse.
Quand au gagaouze, j'admets une très proche parenté avec le turc que je connais et même la présence de mots persans (dost, can) ou arabe (kale, duuar [duvar?]), mais cette proximité est déjà moins évidente sur le site même si je ne peux nier qu'elle existe.
Mais (toujours une supposition car comme je le dis depuis le début, je ne connais pas le gagaouze que je découvre) n'y a-t-il pas eu, puisque le choix a été fait d'aligner cette langue qui s'est aussi, dans le passé, écrite en caractères grecs et cyrilliques, sur l'orthographe turque (de Turquie) une même volonté d'harmoniser les deux langues autant que faire se peut?
Mais d'une manière générale sur l'intercompréhension directe et orale des langues turciques assez éloignées géographiquement, je reste sceptique.
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Atesh



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Messageécrit le Wednesday 04 Nov 09, 12:52 Répondre en citant ce message   

Non le tatar à l'oral se comprend très bien, l'écris est juste très difficile pour un turc (enfin plus aujourd'hui vu que les lettres W, X et Q se sont incruster petit à petit mais pas dans l'alphabet). Par contre je pense que le turc ayant une influence de la Turquie se sont eux-même "évolué" en adoptant le modèle turc.

P.S: Duuar veut dire Doğar
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Abdüssalâm
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Messageécrit le Sunday 08 Nov 09, 23:24 Répondre en citant ce message   

En regardant, dans la page es dictionnaires proposés sur le forum à ouighour, je suis tombé sur le texte du premier article de la déclaration des droits de l'homme dans cette lanue ey, outre sa très forte proximité avec le turc de Turquie, je me suis rendu compte, car c'est la première fois que je lis un texte aussi "long"en alphabet arabo-ouighour d'une particuliarité que cette langue ne partage je crois avec aucune autre parmi celles qui utilisent un alphabet dérivé de l'arabe: Elle écrit toutes les voyelles alors que les autres n'écrivent que les voyelles longues (arabe) ou une partie (â, i, u [ou], dans les mots typiquement persan dans cette langue) ou celle indispensable à la pronociation (turc ottoman et autres). En dehors du fait, déjà, cité de ne pas suivre l'orthographe arabe dans les mots adoptés mais sa propre phonétique. Par exemple:
les nouvelles du Türkestan oriental se dit en ouîghour :
şerqy türkestân âxbaraté (le x se lit comme le ch all. ou j esp. [kh]). Il est composé de 3 mots dont deux sont d'origine arabe: şerqy qui vient de "şarqîy" (oriental) et âbâraté de âxbâr (informations). Bien entendu, je garde, ici, les mêmes conventions de transcriptions pour plus de clarté. la phrase s'écrit en ouighour:

شەرقي تۈركېستان ئاخباراتى selon les règles en vigueur dans les autres langues utisant cet alphabet (sauf le kurde et encore partiellement), on devrait avoir:
شرقي تركستان اخباراتې
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mamoste



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Messages: 7
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Messageécrit le Friday 30 Apr 10, 19:33 Répondre en citant ce message   

Tout d'abord, ici, on a confondu deux versions d'alphabet ouïghour latin. Actuellement c'est le premier qu'Orhan a donné. Le deuxième a été utilisé aussi pendant longtemps. Je pense que c'est celui qu'on appelle l'alphabet ouïghour Pinyin. Depuis 2000, une nouvelle correspondance entre l'alphabet latin et arabe a été décidé. Officiellement c'est l'alphabet arabe adapté (où toutes les voyelles sont écrites).

La différence entre les deux alphabets latins est surtout pour des consonnes comme x, q. Actuellement elles ont la même valuer qu'en Azéri, alors qu'auparavant x était utilisé pour le son qu'on présente maintenant par "sh" (comme sh anglais), et q était utilisé pour le son qu'on présente maintenant par "ch" (qui se prononce aussi comme le ch anglais, donc tch français).
D'après les sources que j'ai déjà vu à ce sujet (wikipedia et qq autres), les ouïghours en Turquie utilisent ş, ç, ğ pour les "lettres" sh, ch, gh respectivement.

Seconde partie du message :
voir le sujet Turkestan
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Kara kedi



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Messageécrit le Wednesday 13 Feb 13, 0:18 Répondre en citant ce message   

orhan a écrit:
Wetinimdin chiqip ket !


Weten méning,tarix guwah wetinimdin chiqip ket.
Xelqim turur, qilip dewa wetinimdin chiqip ket.
Dawayim heq, alem guwah wetinimdin chiqip ket.
Atom etip, buzdung hawa wetinimdin chiqip ket.

Vatanımdan çıkıp git !


Vatan benim, tarih şahit, vatanımdan çıkıp git.
Halkım durur, savunup hakkını, vatanımdan çıkıp git.
Davam hak, alem şahit, vatanımdan çıkıp git.
Atom bombası atıp, havasını bozduğun, vatanımdan çıkıp git.

Séning bilen ming qaynatsa, qoshulmaydu qénimiz.
oxshimaydu orup-adet, étiqad we dinimiz.
Jan chiqsimu ana yurtidin ayrilmaydu tenimiz.
chünki unda tökülgendu bizning kindik qénimiz.
séning bilen yashimaymen wetinimdin chiqip ket.

Seninle bin kez de kaynatsalar, karışmaz kanımız.
Benzemiyor örf-adet, itikat ve dinimiz.
Can çıksa da ana yurttan ayrılmaz ruhumuz.
Çünkü orda dökülmüştü bizim göbek kanımız (göbek bağı)
Seninle yaşamayacağım, vatanımdan çıkıp git.

Méni bilmes déme hergiz, qilghan reswa ishingni.
Zeher chachting ejdihadek ghuchurlitip chishingni.
toxtimastin xelqimizge taza atting téshingni.
shepqiting yoq elge séning wetinimdin chiqip ket.

Beni bilmez sanma, yaptığın rüsva işini,
Zehir saçtın ejderha gibi, gıcırdatıp dişini,
Beklemeden halkımıza hemen attın taşını,
Şefkatin yok ele senin, vatanımdan çıkıp git.

Sighdurmiding élimge tashlap kettim destingdin.
wijdanida köydürüp ayriwetting weslimdin.
peyling shunche yamandur, juda qilmaq neslingdin.
peylingdin bek korkiymen, wetinimdin chiqip ket.

Sığdırmadın vatanıma, kaçıp gittim elinden,
Vicdan azabına salıp, ayırıverdin yakınlarımdan.
Amacın öyle kötüdür, ayırmak neslimden.
Amacından çok korkuyorum, vatanımdan çıkıp git.

men yürermen özge yurtta, bir weten’ge zar bolup.
qachaq dégen namim ketti her qeyerde jar bolup.
ömrüm öter her qeyerde, boynum qisilip xar bolup.
musapirliq jan’gha tegdi, wetinimdin chiqip ket.

Ben yaşarım yabancı bir yurtta, bir vatanı özleyip,
Kaçak diye namım çıktı, her yerde duyulur.
Ömrüm biter her nerede, boynum kısılıp har olur,
Misafirlik cana yetti, vatanımdan çıkıp git.

Shair Mennap Qasim - Qirghizistanda turuwatqan yazghuchi
Şair Mennap Kasım – Kırgızistan’da yaşayan yazar
Poète Mennap Qasim- Ecrvain qui vit au Kirghizistan


Pour ceux qui ne comprendraient ni le turc, ni l'ouïghour voici une traduction (faite par moi-même) :


Sort de ma patrie

La patrie est à moi, l'histoire en est témoin, sort de ma patrie.
Mon peuple s'arrête, défendant son droit, sort de ma patrie.
Mon cas le justifie, le monde en est témoin, sort de ma patrie.
Sort de ma patrie auquel, en lançant une bombe atomique, son air tu as déréglé

Si on nous faisait bouillir mille fois ensemble, notre sang ne se mélangerait pas.
Ne se ressemble en aucun point, nos croyances et nos religions.
Même si nous trépassions notre âme ne se séparerait pas de notre mère patrie.
Car c'est là qu'a coulé le sang de notre cordon ombilical.
Je ne vais pas vivre avec toi, sort de ma patrie.

Ne crois pas que je ne suis pas au courant de tes acte honteux.
Tel un dragon du poison tu as lâché, en grinçant tes dents.
Sans attendre à mon peuple tout de suite tu as lancé ta pierre,
Ô toi tu n'as aucune compassion, sort de ma patrie.

Tu ne m'a pas laissé de place dans ma nation, de tes mains je me suis enfuis.
Mettant tes remords de côté, de mes proches tu m'as séparé.
Ton but est si cruel, séparer est de nature.
J'ai très peur de ton but, sort de ma patrie.

Dans une patrie étrangère je vis, en regrettant une patrie,
En me disant réfugié je n'ai plus de nom, on l'entend partout.
Ma vie prend fin en tout lieux, la gorge coincée, elle rougit
D'être un invité mon coeur n'en dit plus, sort de ma patrie.
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