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Les mots de l'infidélité - Langues d'ici & d'ailleurs - Forum Babel
Les mots de l'infidélité
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Jacques



Inscrit le: 25 Oct 2005
Messages: 6475
Lieu: Etats-Unis et France

Messageécrit le Thursday 23 Sep 10, 16:55 Répondre en citant ce message   

Dans les œuvres de l'auteur allemand Günter Grass, "Onkel" (oncle) est un euphémisme pour désigner l'amant de la mère. Celle-ci peut ainsi prétendre qu'elle vit avec son frère.

L'œuvre intitulée "Onkel, Onkel !" (1965) décrit les infidélités des épouses des soldats. Dans "die Blechtrommel" (le Tambour, 1959) "Onkel Jan" est l'un des amants de la mère d'Oskar, le jeune tambour.
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dawance



Inscrit le: 06 Nov 2007
Messages: 1745
Lieu: Ardenne (belge)

Messageécrit le Friday 24 Sep 10, 12:31 Répondre en citant ce message   

En wallon liégeois, amant se dit rèstchåfeû, litt. "réchauffeur" !
amante: Marôye, Marie, Mayon (Marion) désignant la bonne amie.
cocu: wiyin-me, de Willehm, Guillaume.
Bizarre, tous ces prénoms !
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José
Animateur


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 11052
Lieu: Lyon

Messageécrit le Friday 24 Sep 10, 13:51 Répondre en citant ce message   

András a écrit:
Doit-on comprendre que 'adultère' se dit ou bien Ehebrecher, ou bien Ehebruch?

La confusion vient de ce qu'adultère en français nomme à la fois l'acte et son auteur :
- der Ehebrecher : la personne qui commet l'adultère
- der Ehebruch : l'acte en tant que tel
Un germanophone nous confirmera ceci.
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Chrysopale



Inscrit le: 15 Oct 2009
Messages: 15
Lieu: Trop au nord, 'fait froid...

Messageécrit le Tuesday 28 Sep 10, 9:26 Répondre en citant ce message   

Glossophile a écrit:
Pour le législateur, qui le sanctionne, de la lapidation biblique à la geôle napoléonienne, l'adultère ne peut se commettre que dans le cadre du mariage légitime.
(Tiens, au fait, le latin a emprunté au grec un mot signifiant amant de femme mariée. Le dit amant encourait le risque, s'il était pincé, de se faire tuer par le mari ou le père, s'il n'avait pas de chance, ou, s'il avait de la chance, d'être émasculé...)
Si l'union n'a pas reçu de sanction légale, il s'agit d'infidélité, de cocuage, de trahison, de manquement...

Il me semble que pour les personnes de même sexe, deux femmes sont amantes ou compagnes, deux hommes amants ou compagnons. Sans oublier les euphémismes : amie, ami, petite amie, petit ami...

Il me semble que dans le sens "biblique" du terme :
- adultère = toute relation sexuelle en dehors du cadre du mariage.

Ce qui signifie qu'une femme célibataire qui aurait des relations commettrait également l'adultère. Le terme est aussi valable pour des relations entre personnes du même sexe (et toute autre pratique sexuelle).
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Patricio



Inscrit le: 12 Feb 2009
Messages: 23
Lieu: Paris

Messageécrit le Tuesday 28 Sep 10, 10:15 Répondre en citant ce message   

Ma remarque sur l'adultère et les couples de même sexe était à prendre au second degré. Tout ça pour dire qu'un dictionnaire comme le TLFi a beau bénéficier des toutes dernières avancées technologiques, il n'en reste pas moins imperméable aux changements de la société, et à ceux de la langue qui les accompagnent.
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Glossophile
Animateur


Inscrit le: 21 May 2005
Messages: 2276

Messageécrit le Wednesday 29 Sep 10, 0:40 Répondre en citant ce message   

Chrysopale a écrit:
Il me semble que dans le sens "biblique" du terme :
- adultère = toute relation sexuelle en dehors du cadre du mariage.

Ce qui signifie qu'une femme célibataire qui aurait des relations commettrait également l'adultère. Le terme est aussi valable pour des relations entre personnes du même sexe (et toute autre pratique sexuelle).

Il vous semble mal, Chrysopale : l'adultère, mot latin formé de la préposition ad, vers, et du pronom alter, l'autre, est le fait d'aller vers un autre partenaire que celui auquel on est légalement uni.
Une femme célibataire ne peut absolument pas commettre l'adultère, ni une veuve, ni un célibataire (pourquoi uniquement la femme ?), ni un veuf : eux forniquent.
Forniquer signifie avoir des relations hors d'une union légitime.
Si une célibataire fornique avec un homme marié, l'homme marié commet l'adultère, et la célibataire est complice de cet adultère. Même vocabulaire si c'est la femme qui est mariée, et l'amant célibataire.

Des relations entre personnes de même sexe sont illégitimes par hypothèse, elles sont de la fornication. Si l'un des deux partenaires de même sexe est marié (cela se trouve...) il est adultère, si les deux sont mariés, ils sont adultères tous deux, si aucun n'est marié, ils ne sont que fornicateurs.

Bref, des gens mariés coïtent ou copulent, ce qui n'est ni réprimé ni répréhensible.
Des célibataires forniquent, ce qui est peccamineux dans certains cultes, mais ne fait de tort à personne.
Les gens mariés qui s'égarent hors du lit conjugal commettent l'adultère, considéré comme plus grave car c'est un manquement à la parole donnée.
Pour Napoléon, en proie à l'idée fixe de la transmission du patrimoine par filiations légitime, cela risquait d'engendrer des enfants illégitimes qui hériteraient du mari de leur mère. D'où sa sévérité pour l'épouse adultère. Napoléon a également décidé que les enfants nés hors mariage ne sont pas héritiers, et que de toutes façons un homme marié ne pouvait pas reconnaitre les enfants d'une autre femme que son épouse : les maris pouvaient donc engrosser leurs bonnes, le patrimoine n'en souffrirait pas.

Cela dit, il me semble à moi, Chrysopale, que votre erreur est partagée de beaucoup : j'ai lu une fois que l'on avait calomnieusement accusé un prêtre catholique (célibataire par hypothèse) d'avoir commis l'adultère avec une célibataire !
Ben non. Ils n'avaient (s'ils l'avaient fait...) que forniqué : n'étant ni l'un ni l'autre mariés, ils ne pouvaient certainement pas être adultères !
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Papou JC



Inscrit le: 01 Nov 2008
Messages: 10432
Lieu: Meaux (F)

Messageécrit le Wednesday 29 Sep 10, 9:37 Répondre en citant ce message   

Bravo, Glossophile, tous mes compliments, voilà un morceau d'anthologie que je vais conserver précieusement quelque part !
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Jacques



Inscrit le: 25 Oct 2005
Messages: 6475
Lieu: Etats-Unis et France

Messageécrit le Wednesday 29 Sep 10, 19:14 Répondre en citant ce message   

Chrysopale a écrit:
Toutes mes excuses en effet, j'ai confondu fornication et adultère.
Va et ne pèche plus !

Si un enfant de l'adultère est adulterin, qu'est-ce qu'un enfant de la fornication ?
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Glossophile
Animateur


Inscrit le: 21 May 2005
Messages: 2276

Messageécrit le Thursday 30 Sep 10, 15:40 Répondre en citant ce message   

Au risque de faire une nouvelle fois rire à mes dépens, je réponds que c'est un enfant naturel.

Pour la dénomination des enfants, je vous renvoie à une savoureuse nouvelle de Tristan Bernard, Le collectionneur, qui se trouve dans Contes de Pantruche et d'ailleurs.
Tristan Bernard avait fait du droit, et il est imbattable sur la terminologie :
enfant adoptif,
enfant naturel,
enfant adultérin,
enfant incestueux (il lui restait encore une sœur non mariée, et il put se procurer à peu de frais un enfant parfaitement incestueux, qui n'était pas adultérin.),
enfant légitimé,
enfant légitime (il entreprit donc la séduction d'une jeune fille très bien, et ne l'épousa qu'après qu'elle lui eut donné un petit garçon qui fut, aux termes de la loi, un enfant légitimé. Puis il la rendit mère une seconde fois, pour avoir un enfant purement légitime.),
et le couronnement de la collection : l'enfant posthume !
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Papou JC



Inscrit le: 01 Nov 2008
Messages: 10432
Lieu: Meaux (F)

Messageécrit le Thursday 30 Sep 10, 16:30 Répondre en citant ce message   

Glossophile a écrit:
Au risque de faire une nouvelle fois rire à mes dépens, je réponds que c'est un enfant naturel.

C'est ma foi bien vrai.
Glossophile, dans mon précédent post - si c'est à lui que tu fais allusion -, loin d'être moqueur, j'étais parfaitement sincère dans mon admiration et mes compliments mérités. Et que je réitère. Ton texte est un petit chef d'oeuvre de synthèse, bien écrit, amusant, avec les mots qu'il faut et juste les mots qu'il faut. On en redemande !
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Glossophile
Animateur


Inscrit le: 21 May 2005
Messages: 2276

Messageécrit le Thursday 30 Sep 10, 23:52 Répondre en citant ce message   

On dit aussi un enfant de l'amour.

La nouvelle de Tristan Bernard se nomme le Collectionneur, car le personnage central veut se constituer une collection de tous les enfants possibles, sans doublon, sans omission.
Le texte est drôle, et la leçon de droit imparable : il n'existe pas d'autres termes que ceux enregistrés par le grand Tristan.
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flo



Inscrit le: 03 Oct 2010
Messages: 290
Lieu: La Rochelle

Messageécrit le Sunday 03 Oct 10, 9:45 Répondre en citant ce message   

La différence amant/maîtresse m'a longtemps intriguée, celui d'amante étant quand même assez désuet, bien que plus fréquent dans les littératures anciennes, mais quand même à mes yeux beaucoup plus joli.

Je la perçois comme un héritage d'une société où la femme est devenue légalement mineure. Le pouvoir peut alors s'obtenir, dans ou hors du mariage, par l'intermédiaire d'un homme.

La maîtresse femme est l'épouse non soumise et la maîtresse remplace l'amante dans le sens où l'homme lui accorde ses volontés ou, dans le cas des demi-mondaines, lui donne carte blanche. La manipulation que cela suggère élimine la notion affective d'amante. L'ensemble étant un point de vue d'homme peu désireux de tomber à la merci d'une femme

Que pensez-vous de cette hypothèse ?
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José
Animateur


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 11052
Lieu: Lyon

Messageécrit le Thursday 04 Nov 10, 13:29 Répondre en citant ce message   

Italien tradire (= trahir) : tromper
se tradisce la partner : s'il trompe sa compagne / son épouse

Italien scappatella : aventure (escapade)
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José
Animateur


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 11052
Lieu: Lyon

Messageécrit le Tuesday 23 Nov 10, 13:10 Répondre en citant ce message   

Lire ICI le Mot du Jour cocu.
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giòrss



Inscrit le: 02 Aug 2007
Messages: 2777
Lieu: Barge - Piemont

Messageécrit le Wednesday 24 Nov 10, 0:14 Répondre en citant ce message   

scappatella = escapade = Action de s'échapper d'une dépendance, de se dispenser d'une obligation, de se dérober à son devoir soit par un départ, soit par une rupture du train normal de la vie, en vue d'un plaisir, de la satisfaction d'un caprice

avventura sessuale = aventure (moins generique de scappatella)
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