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famigerato (italien) / gerĕre (latin) - Le mot du jour - Forum Babel
famigerato (italien) / gerĕre (latin)
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Auteur Message
José
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Inscrit le: 16 Oct 2006
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Lieu: Lyon

Messageécrit le Thursday 13 Nov 14, 10:50 Répondre en citant ce message   

- Chi è e cosa ha fatto il famigerato assassino attorno al quale è nato un vero e proprio culto del male.
= Qui est et qu'a fait le tristement célèbre assassin autour duquel est né un véritable culte du mal ?

[ La Stampa - 12.11.2014 ]

(= il s'agit de Charles Manson)


Italien famigerato
- fameux
- tristement célèbre


ETYMOLOGIE [ TRECCANI ]
- famigerato
du latin famigeratus, participe passé de famigerare (= rendre fameux)
composé de fama (= réputation, célébrité/renommée) + thème de gerĕre (= porter)

1. - (archaïque) fameux, au sens de : bon
- qui jouit d'une certaine notoriété (ironique)
2. qui a une mauvaise réputation


Quelques dérivés de cette racine latine en fr. (si mes vérifications croisées sont exactes) :
- gestation
- gérondif
- belligérant
- digérer
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Papou JC
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Messageécrit le Thursday 13 Nov 14, 12:29 Répondre en citant ce message   

Ce mot est le rejeton de deux familles intéressantes, la grande famille FABLE, pour son élément initial, et une plus petite famille GESTE/GÉRER dont on a dû parler ailleurs sur ce forum. Les mots que tu cites font bien partie de cette dernière, mais il y en a beaucoup d'autres. (Voir Jacqueline Picoche, article GESTE).
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José
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Inscrit le: 16 Oct 2006
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Messageécrit le Thursday 13 Nov 14, 12:43 Répondre en citant ce message   

J'ai effectivement négligé fama (= le rapprochement avec fameux étant évident) et surtout considéré gerere, qui m'a intrigué.

On a également en italien :
Italien famoso : célèbre - fameux

l'Isola dei Famosi : l'île des célébrités (télé-réalité)
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Xavier
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Messageécrit le Saturday 06 Jun 15, 15:32 Répondre en citant ce message   

En français, on a bien famé et mal famé pour désigner quelqu'un qui a bonne ou mauvaise réputation.
Ces expressions ne sont guère utilisées pour des personnes.

On l'emploie pour un lieu : ce site est mal famé (ou malfamé) : fréquenté par des personnes de mauvaise réputation...
Le côté négatif l'a aussi emporté....

Un autre forme de "négation" :
Le café où elle servait n'était pas, m'a-t-on dit des plus sûrs ni des mieux famés (Georges Bernanos, Un crime)

malfamàto en italien


Fame (réputation, renommée) se trouve dans des textes d'ancien français.
Ce terme n'est plus utilisé. Dommage !
Imaginons un homme de bonne fame...
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Papou JC
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Inscrit le: 01 Nov 2008
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Lieu: Meaux (F)

Messageécrit le Saturday 06 Jun 15, 15:46 Répondre en citant ce message   

Tu viens de donner la raison pour laquelle il n'est justement plus utilisé : il n'a pas survécu à la concurrence de son homonyme. L'anglais fame, même sens, n'a pas eu ce problème.

En latin, mal famé se disait infamis devenu infâme en français, avec un accent circonflexe que je ne sais pas expliquer, alors qu'il n'y en pas sur infamie !

"Écrasons l'infâme !" disait Voltaire, en parlant de la superstition et de l'intolérance.
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Papou JC
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Messageécrit le Tuesday 18 Dec 18, 8:11 Répondre en citant ce message   

José a écrit:
Quelques dérivés de cette racine latine en fr. (si mes vérifications croisées sont exactes) :
- gestation
- gérondif
- belligérant
- digérer

En voici quelques autres (en partant du latin) :

gero, -is porter sur soi > gérer, geste, gestion, ingérable, etc.
gesticulor, -aris gesticuler > gesticuler
congeries masse, tas > congère
egero, -is porter dehors, évacuer ; accoucher ; egeries excrément : a peut-être quelque chose à voir avec égérie. J'y reviendrai.
ingero, -is porter dans, introduire > ingérer, ingestion, ingérence
regero, -is reporter (sur une liste ou un livre) ; regesta, -orum liste, registre > registre, enregistrer, etc.
suggero, -is mettre dessous, procurer, suggérer > suggérer

NB : le sens d'"accoucher" pour egero ne figure pas dans les dictionnaires mais il apparaît clairement dans cette glose transmise par Festus :
« Egeriae nymphae sacrificabant praegnantes, quod eam putabant facile conceptum alvo egerere » (Les femmes enceintes faisaient des sacrifices à la nymphe Egeria, car elles pensaient qu’elle faisait sortir aisément le bébé du ventre). Sources : DELL "Egeria" + Connaissance hellénique du 26/11/2016.
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Papou JC
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Messageécrit le Tuesday 18 Dec 18, 16:42 Répondre en citant ce message   

Etymologie de gerere

Inconnue.

Voici ce qu'en dit le DELL (= Ernout et Meillet, si l'on préfère) : Un verbe comme gerō n’a guère de chance d’être emprunté ; mais on ne trouve dans les autres langues indo-européennes rien qui ressemble nettement au *ges- du latin gerō, gestus. [...] Il est exceptionnel qu’un verbe radical aussi archaïque n’ait pas de correspondance hors du latin.

Plus récemment, dans son Etymological Dictionary of Latin and the Other Italic Languages, Michiel de Vaan, cité par ETYMONLINE sous l'entrée gest, le rattache néanmoins à la même racine que le verbe agere (grande famille AGIR).

Il faudrait avoir accès à l’argumentation de de Vaan. Personnellement, je crois qu’il commet l’erreur de rapprocher ces deux verbes sur la base de leur sens commun « faire, accomplir ». Mais ce sens est un sens dérivé, ce n’est le sens premier ni de l’un ni de l’autre. Le sens premier de agere, c’est « pousser devant soi » alors que celui de gerere est « porter en soi », ce qui n’est pas la même chose.

(à suivre)
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Papou JC
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Messageécrit le Tuesday 18 Dec 18, 17:41 Répondre en citant ce message   

On croit savoir maintenant que la création lexicale repose en grande partie sur la découverte que l’homme fait de son propre corps et sur les désignations des diverses parties du corps, qu’il s’agisse du sien ou de celui des animaux de son environnement. Par métaphores, il nomme ensuite tout ce qui s’apparente aux formes de son corps et au fonctionnement de ses divers organes. Je donnerai comme exemples l’emploi en géographie de mots comme bouche, gorge, nez, cap (= tête), bras, langue ou les sens figurés de cœur, moelle, dévorer (des yeux), etc.

J’ai dit plus haut que le sens premier de gerere est « porter en soi ». C’était pour faire brièvement pendant à agere « pousser devant soi ». En fait, je pense que le sens vraiment premier de gerere est celui de « manger, s’alimenter », sens dont témoignent encore les dérivés
ingerere « porter dans, introduire, ingérer »
digerere « répartir les aliments dans l’organisme, digérer »
egerere « porter dehors, évacuer » ; egeries « excrément ».

À ces données s’ajoute un emploi métaphorique bien connu de l’ensemble du processus alimentaire, à savoir l’activité sexuelle et de reproduction. En français – et probablement dans d’autres langues – on parle en effet de l’“appétit” sexuel d’un homme “gourmand de femmes” ; et quand on dit qu’une femme est “grosse”, ce n’est pas sans une ambigüité qui ne se résoudra que dans l’opposition des noms grosseur # grossesse. Il ne faut donc pas chercher ailleurs la raison de la présence dans la famille de gerere de son dérivé gestare « porter un enfant, être enceinte » et d’un sens particulier de egerere qui est celui d’« accoucher ». En bref, la gestation était, pour les Latins, une métaphore de la digestion.

Avec la perte du sème « aliment » ou « foetus », les emplois du verbe gerere se sont généralisés à tout ce qu’on pouvait porter en soi ou sur soi.

(à suivre)
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Papou JC
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Messageécrit le Tuesday 18 Dec 18, 19:24 Répondre en citant ce message   

À partir de ce qui précède, la recherche d’apparentés latins peut dès lors s’orienter dans une autre direction, celle du lexique de l’ingestion alimentaire et des parties du corps concernées. Sur la base de mots comme ingurgiter, regorger, gorgée, etc. allons donc voir ce que le DELL a à nous dire de gurges, leur étymon. Je résume :

gurges 1. gouffre, abîme. 2. gosier (populaire). Souvent joint à vorāgō. Formes vulgaires tardives : gurga, gurgus. Composés : egurgitō vomir, ingurgitō engouffrer, ingurgiter, avaler. Au même groupe se rattache gurguliō et gurgustium. Le sens premier est « qui engloutit, qui dévore ».
Mot expressif du groupe de vorāre, qui admet des formes à redoublement avec des altérations diverses.


Passons sur l'ordre des acceptions de gurges et allons voir les mots auxquels nous sommes renvoyés :

gurguliō gosier, œsophage
gurgustium mauvaise auberge, gargote
vorāre avaler, engloutir. Tend à être remplacé par le composé devorāre.
Racine IE *gʷerə- avaler.


Or la règle est qu’un initial indoeuropéen aboutit normalement en latin à un v, alors qu’un g aboutit à un g. En rapprochant gurges de vorāre, les auteurs du DELL admettent implicitement que cette règle souffre des exceptions.

Une première hypothèse, on l’aura compris, est que gerere pourrait bien lui aussi s’engouffrer alors dans le sillage de gurges et être lui aussi apparenté à vorāre. Et tous ces mots être issus de la racine *gʷerǝ-.

On rétorquera probablement que dans gurges il y a quand même un u et dans vorāre un v pour témoigner du w de , ce qu’il n’y a pas dans gerere. C’est effectivement le point faible de cette hypothèse.

(à suivre)


Dernière édition par Papou JC le Wednesday 19 Dec 18, 9:47; édité 1 fois
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Papou JC
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Messageécrit le Wednesday 19 Dec 18, 8:37 Répondre en citant ce message   

Maintenons que gerere a toujours quelque chose à voir avec la nourriture ou la gorge. Une deuxième direction est alors possible : un rapprochement avec un certain nombre de mots en gar- ou gr- le plus souvent supposés d’origine onomatopéique. On verra que pour deux d’entre eux, le DELL apporte des informations intéressantes :

*gargala trachée artère
gargarizare gargariser (emprunté au grec)
garrire babiller, bavarder
graccitare crier (oie)
grāmen nourriture des herbivores (DELL : « Peut-être d’une forme désidérative du type *gr- de la racine *gʷerǝ-. » Voilà qui rapproche ma deuxième hypothèse de la première.)
grandis grand
grānum grain, graine (nourriture ?)
grillus grillon
grossus gros (par excès de nourriture ?) et probablement crassus gros, gras (rapproché de grossus par le DELL).
grūmus gosier
grunda gouttière, gargouille
grūndire et grunnire gronder, grogner (porc) (DELL : “L’un des mots en gr- indiquant des bruits.”)
grūs grue
... sans oublier guttur gosier, gorge

Pour le français, outre les dérivés directs des mots ci-dessus, notons gargouille, gargoulette, gargote (du moyen français gargueter faire du bruit en bouillonnant), jargon (ancien picard gargon), goret, gourmand, grelot, grommeler, grouiller, gruau... et le Gargantua de Rabelais.

Je laisse à un helléniste le soin de compléter éventuellement cette liste par des mots grecs également supposés d’origine onomatopéique.

Le jeu est ouvert à d’autres langues.

En complément, voir les mots du jour gargarisme et gargamela.

NB : les groupes gl-, cr- (cf. crassus) et cl- sont des variantes de gr-, même s'il y peut y avoir des nuances de sens. D'où, en français, glouton, glousser, cri, croasser, cloche, cliquetis, etc.

(à finir)


Dernière édition par Papou JC le Thursday 20 Dec 18, 17:18; édité 1 fois
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Papou JC
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Messageécrit le Wednesday 19 Dec 18, 11:12 Répondre en citant ce message   

Il arrive aux auteurs du DELL de se demander si tel ou tel mot qui leur résiste ne serait pas d’origine punique. Conforté par leur exemple, je faillirais à ma réputation si, au grand dam de certains, je n’avançais pas aussi pour gerere l’hypothèse d’une origine sémitique (punique ou phénicienne, comme on voudra).

Qu’est-ce qui me permet d’avancer une telle hypothèse ?

En premier lieu, ceci :

Dictionnaire des racines sémitiques (DRS), fasc. 3, p. 175, notice GR- : « Séquence consonantique qui entre dans la constitution de plusieurs séries de racines dont chacune présente une ou des valeurs communes à l’ensemble de la série :
1. La désignation de la « gorge », du « gosier », et l’expression des notions connexes d’« avaler, engloutir », etc. [...]


Bien sûr, ce rapprochement n’a de valeur que si l’on accepte de reconnaître le lien que je crois avoir établi plus haut entre gerere et les notions de gorge et d’alimentation.

Pour exemplifier ce que nous dit le DRS, je ne proposerai que des données arabes car j’ignore tout des autres langues sémitiques. Mais la langue arabe a sur ses consœurs plusieurs avantages : son lexique est de loin le plus riche, le mieux conservé et le plus étudié depuis longtemps. L’arabe est la langue sémitique de référence. Un dictionnaire comme celui de Kazimirski, malgré l’absence de datation, est une source incomparable : pour en comprendre l’importance, imaginez un dictionnaire du français qui contiendrait toutes les données de l’ancien français, du moyen français et du français moderne, disons jusqu’au XVIIe siècle, ainsi que les variantes dialectales les plus connues.

Voici donc ces données, à commencer par

جرّ ǧarra laisser paître le chameau en continuant la route ; porter le fœtus au-delà du temps ordinaire – IV. ruminer – جرّة ǧirra, ǧarra aliment en rumination – جرّيّة ǧirriyya gésier (chez certains oiseaux) ; estomac (d’oiseau)

... où la gestation apparaît explicitement en compagnie de la digestion.

جرجب ǧarǧaba manger ; s’empiffrer (DRS) – جرجب ǧurǧub ventre
جرجر ǧarǧara avaler, boire en faisant glouglou – جرجور ǧarǧūr gros, épais
جرجم ğarğama boire, manger – II. manger ou boire beaucoup, dévorer – جرجمان ğurğumān gourmand, glouton
جرح ǧaraḥa chercher à se procurer de la nourriture (animaux)
جرد ǧarada dévorer (en parlant des sauterelles)
جردب ǧardaba manger avec avidité, en serrant le morceau
جردم ǧardama dévorer tout ce qui se trouvait dans l’écuelle
جرز ǧaraza manger, avaler vite – جروز ǧarūz vorace, glouton – جرزة ǧurza botte de foin
جرس ǧarasa manger – جاروس ǧārūs vorace
جرش ǧrš – VIII. procurer de la nourriture à qqn
جرشب ǧaršaba guérir et reprendre de l’embonpoint
جرشع ǧuršu‛ gros, grand, au ventre enflé
جرشم ǧaršama guérir et reprendre de l’embonpoint
جروض ǧarūḍ gros, pansu, ventru
جرع ǧara‛a boire par gorgées, absorber – جرعة ǧur‛a gorgée
جرعب ǧar‛aba boire
جرف ǧarf herbe sèche ; pâturage abondant et riche – جراف ǧurāf, جاروف ǧārūf gourmand (de mets et de femmes)
جرم ǧirm gosier – IV. être grand, gros, d’un grand volume
جرن √ǧrn – مجرن miǧran gourmand, glouton
جراهم ǧurāhim gros, corpulent

C’est une sélection. Je me suis limité aux racines dans lesquelles la séquence ǧr est à l'initiale. Il me semble que c’est assez convaincant.
Je ne peux pourtant pas passer sous silence une racine encore très usuelle dans laquelle cette séquence semble être en finale mais où elle n'est en fait que dotée d'un préfixe avéré :

حنجر ḥanğar, حنجرة ḥanğara gorge, gosier ; gorge de montagne – حنجر ḥanğara égorger – حنجريّ ḥanğariyy guttural (lettre) – حنجور ḥunğūr gorge, gosier

J’en resterai là.
Je laisse à d’autres le soin de jeter – ou non – un pont entre deux racines indoeuropéennes supposées être homonymes : celle dont nous avons parlé ici, que j’appellerai *gʷerǝ-.1 gorge, avaler, et celle dont il est question dans le mot du jour gratus que j’appellerai *gʷerǝ-.2 élever la voix, louer, souhaiter la bienvenue (Outis).
Et de jeter un autre pont entre l'indoeuropéen et le sémitique.

Fin
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Papou JC
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Messageécrit le Thursday 20 Dec 18, 11:29 Répondre en citant ce message   

Papou JC a écrit:
Le jeu est ouvert à d’autres langues.

Anglais

garrulous volubile, loquace
grass herbe
graze (to) paître, brouter
great grand
greedy gourmand
greet (to) saluer
grind (to) broyer ; grincer (des dents)
groat gruau
grout (to) mastiquer (du vieil anglais grut nourriture fruste)
grow (to) croître
grunt (to) grogner

plus les mots d'origine latine évidente comme gross, gorge, ingurgitate, etc.


Dernière édition par Papou JC le Thursday 20 Dec 18, 16:59; édité 1 fois
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José
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Messageécrit le Thursday 20 Dec 18, 11:57 Répondre en citant ce message   

Papou JC a écrit:
Anglais
garrulous volubile, loquace

Lire à ce sujet le Fil Mots anglais dérivés de mots français/latins disparus, rares ou absents en français :
Citation:
Royaume-Uni garrulous
- bavard - volubile - verbeux

garrulously : avec volubilité

garrulousness : loquacité - volubilité


Italien garrulo
- qui gazouille
- FIG / LITT loquace / joyeux

garrulità : (littéraire et rare) loquacité


Espagnol gárrulo
- gazouillant - FIG bavard - POET gazouillant / murmurant

garrulería : bavardage - papotage


Français garruler

[En parlant du geai] Crier. Le merle siffle, le geai garrule, la pie glapit, le corbeau croasse, le pigeon roucoule, la poule glousse (Hugo, Rhin,1842, p. 189).
− Au fig. Bavarder, caqueter.
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dawance



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Messageécrit le Thursday 20 Dec 18, 13:49 Répondre en citant ce message   

Pour le moins étonnant, cette pie qui glapit (selon Victor Hugo).
D'autant que la définition du Tlf est
Citation:
Pousser un cri bref et aigu; émettre des jappements précipités.
Pour glapir, j'ai trouvé (en plus d'autres cris, bien entendu le renard, mais aussi le chiot, l'épervier, le faisan, la grue, le lapin.
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Papou JC
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Messageécrit le Thursday 20 Dec 18, 17:15 Répondre en citant ce message   

Pour le lapin, glapir est une variante de clapir (cf. clapier). Voir le mot du jour lapin, page 4.

NB : Dans la liste des mots latins, je viens d'ajouter grandis (grand).
J'ai aussi ajouté great et groat (gruau) dans la liste anglaise.
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