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נביא [nabi] (hébreu) - Le mot du jour - Forum Babel
נביא [nabi] (hébreu)
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Xavier
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Inscrit le: 10 Nov 2004
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Lieu: Μασσαλία, Prouvènço

Messageécrit le Friday 17 Apr 15, 11:55 Répondre en citant ce message   

נָבִיא (nabi) se prononce navi : prophète

Ce terme a été traduit en grec dans la Septante par προφήτης (prophêtês) composé de πρό (devant) et φημί (parler)

Le nom serait dérivé du verbe נָבָא (naba) : appeler, proclamer
en akkadien, nabū : appeler, annoncer, proclamer
Il a aussi des correspondants en arabe.

J'emploie le conditionnel, car Klein écrit que le verbe est probablement à l'origine du nom du prophète.

Le verbe est traduit en français en général par : prophétiser Ou parfois par : parler au nom de Dieu, d'un dieu

Par exemple, Jérémie 5, 31 :
les prophètes parlent au nom d'un faux dieu (Parole de vie)
les prophètes prophétisent au nom de la Fausseté (TOB)

Le terme nabi se retrouve dans la Vie de Jésus d'Ernest Renan :
Outre ses prêtres, chaque tribu nomade avait son nabi ou prophète, sorte d'oracle vivant que l'on consultait pour la solution des questions obscures qui supposaient un haut degré de clairvoyance.

Nous n'avons pas la preuve que, chez les peuples voisins et plus ou moins congénères des Israélites, chez les Phéniciens par exemple, il y ait eu des prophètes. Il y avait sans doute des nabis, que l'on consultait lorsqu'on avait perdu son âne ou que l'on voulait savoir un secret. C'étaient des sorciers. Mais les nabis d'Israël sont tout autre chose. Ils ont été les créateurs de la religion pure.
(Renan, Discours et conférences)


Dans l'Encylopaedia judaica, le nabi est celui qui a été appelé
Il a donc un sens passif
Voir aussi : On the etymology and meaning of Hebrew nābîʾ(1999)


Le terme hébreu est utilisé pour la première fois dans le Livre de la Genèse à propos d'Abraham.
Dieu s'adresse en songe à Abimélek, roi de Gérar, qui enleva Sara, la femme d'Abraham :
"Rends la femme de cet homme : il est prophète et il intercédera pour toi afin que tu vives. Mais si tu ne la rend spas, sache que tu mourras sûrement, avec tous les tiens" (BJ, Genèse 20, 7)

La Bible de Jérusalem présente en note : "Au sens large d'homme ayant des relations privilégiées avec Dieu, qui font de lui une personne inviolable et un intercesseur puissant"

On parle de la "vocation" d'Abraham : "appel de Dieu touchant une personne"

Le grec a le sens de : celui qui parle au nom de Dieu. C'est le "porte-parole" de Dieu. Ce qui est en fait le rôle du nabi dans la Bible.

Le prophète par excellence est Moïse.

Deutéronome 18, 17 :
Yahvé dit à Moïse :
"Je leur susciterai, du milieu de leurs frères, un prophète semblable à toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que je lui ordonnerai. Si un homme n'écoute pas mes paroles, que ce prophète aura prononcées en mon nom, alors c'est moi-même qui en demanderai compte à cet homme. Mais si un prophète a l'audace de dire en mon nom une parole que je n'ai pas ordonné de dire, et s'il parle au nom d'autres dieux, ce prophète mourra"
(BJ)
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Papou JC
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Inscrit le: 01 Nov 2008
Messages: 8208
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Messageécrit le Friday 17 Apr 15, 23:53 Répondre en citant ce message   

Xavier a écrit:
Dans l'Encylopaedia judaica, le nabi est celui qui a été appelé
Il a donc un sens passif

J'en doute un peu, mais bon.
Surtout le sens d'appeler est secondaire, dérivé. Le sens premier d'une série de racines arabes construites sur l'étymon {n,b} est celui de se détacher de la masse, apparaître, s'élever, surgir, etc., comme en témoigne la liste de verbes ci-dessous. Le prophète, c'est celui qui se détache des autres, vers qui les regards se tournent, qui apparaît comme différent et ayant donc probablement des choses importantes à dire. Dans un contexte religieux, il va de soi qu'un prophète ne peut être que le porte-parole de la divinité. Mais la caractéristique principale du prophète, c'est son apparition soudaine, rare, à la fois inattendue et espérée, surtout en période de crise.

J'espère qu'un hébraïsant pourra aligner sous ma liste une liste équivalente de verbes hébreux.
Voici donc la liste arabe, non exhaustive :

naba’a être haut, élevé, paraître au-dessus de la tête de qqn
nabata pousser, germer, croître
nabaṯa découvrir une chose qui était cachée
nabaǧa sortir, jaillir (pus)
nabaḫa être levé, se changer en levain
nabara élever, exhausser (une chose) - minbar chaire (dans une mosquée)
nabaša déterrer, exhumer, tirer au clair
nabaṭa sourdre (eau, d’une source) – ’anbaṭa paraître, sortir au jour
naba‛a sourdre (eau, d’une source), s'élever au milieu des autres, attirer les regards
nabaġa sourdre (eau, d’une source), paraître, apparaître
nabaka’intabaka être haut, élevé, se dresser dans les airs
nabaha s’éveiller, se réveiller
bāna paraître, être visible

Le prophète, c'est non seulement celui qui se détache de la foule, c'est aussi celui qui élève sa voix pour lui parler :

nabba et nabnaba frémir et rendre un bruit (bouc en rut)
naba'a grommeler (chien)
nabaṯa être en colère
nabaǧa crier, vociférer, aboyer
nabaḥa aboyer
nabaḫa parler en se servant d'expressions ronflantes, sonores
nabara élever la voix, pousser un cri
nabaza injurier
nabasa parler avec volubilité
nabaṣa parler, piailler

On remarquera que plusieurs verbes ont les deux sens. Ce parallélisme sémantique conforte le lien entre les deux sens, et leur hiérarchie.

Une remarque en passant : il n'y a vraiment pas besoin d'aller chercher dans l'akkadien ce qu'on a à portée de la main, tout professeur de Harvard qu'on soit...
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Shaoul



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Messageécrit le Friday 24 Apr 15, 19:16 Répondre en citant ce message   

Je crois au contraire très nécessaire de rappeler les contacts culturels et linguistiques en Orient ancien, et surtout pour la Mésopotamie qui est l'interlocuteur polythéiste premier et le repoussoir de toute la prophétie hébraïque, si la thèse des historiens de la Bible est avérée, que les textes hébreux dont nous disposons ont pu trouver leur forme pendant l'Exil de Babylone. Par exemple, on a émis l'hypothèse que le mot hébreu ellil, qui désigne une idole, était un emprunt satirique à l'akkadien Ellil, nom tardif du Seigneur sumérien de l'Air Enlil...

D'autre part, à l'opposé d'une certaine imagerie de l'Inspiré en butte aux persécutions du pouvoir, toujours prêt à fuir dans le désert et à en revenir fulminer, le prophète de l'ancien Orient est partie prenante d'une institution officielle : les temples en Mésopotamie et Egypte, les écoles prophétiques de l'ancien Israël (que je me figure, anachroniquement, comme des sortes de groupes hassidiques). Il est donc très légitime de comparer les diverses désignations du prophète dans ces espaces et sociétés-là, à la suite de Jérémie, dont une grande partie de la prédication a consisté à parler contre les prophètes d'état.

Le dictionnaire de Black (A Concise Dictionary of Akkadian) explique ainsi le verbe nabû(m), dont la voyelle û résulte de la contraction de la finale de la racine naba- et de la désinence de l'infinitif -um /u. Le sens premier est nommer, appeler, désigner officiellement quelqu'un par décret, d'où donner un nom, invoquer une divinité, d'où encore exister (ce qui est nommé existe) ; de là encore, le destin, ce qui est décrété pour quelqu'un. Un des derniers rois sumériens de la dynastie d'Ur III, au début du II° millénaire, portait le nom akkadien sémite d'Ibbi-Sîn, Sîn (le dieu lune) l'a appelé, nommé.

Gelb, dans son Glossary of Old Akkadian, analyse la racine, doublement "faible" : elle commence par un N et se termine par un alef 1, nabâ'um (époque de Sargon I). Il cite une longue série de noms théophores découverts dans les archives, commençant tous par les signes i-bi (ibbi, il a nommé, appelé), et de nombreuses attestations du mot nabi suivi du nom d'un dieu (prophète d'Enllil, de Sîn etc ...)

L'autre grand interlocuteur de la prophétie juive a été l'Egypte, qui avait ses propres confréries de prophètes attachées à des temples. Il serait intéressant que quelqu'un se penche sur la façon de nommer la prophétie en égyptien pharaonique.
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Papou JC
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Messageécrit le Friday 24 Apr 15, 19:38 Répondre en citant ce message   

Votre approche historique est très intéressante mais je regrette que vous n'ayez pas répondu à mon appel d'aligner quelques verbes d'hébreu en face des miens. Simplement pour voir, pour comparer. Car je ne vois pas que vous ayez fait la démonstration linguistique de ce que vous avancez.
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Shaoul



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Messageécrit le Sunday 26 Apr 15, 13:51 Répondre en citant ce message   

Pour une institution aussi ancienne et importante que la prophétie, l'ancrage socio-historique ne peut s'oublier au profit d'une approche strictement linguistique. Le navi Jérémie ou Ezéchiel n'a rien de commun avec le nabi arabe vivant mille ans plus tard, dans une société tout autre.
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Papou JC
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Messageécrit le Sunday 26 Apr 15, 15:48 Répondre en citant ce message   

Je crois que nous mélangeons étymologie et histoire, l'histoire du signifié et l'étymologie du signifiant. Chacun son dada. À mille ans d'écart, il n'y a pas que les prophètes qui diffèrent, ce sont tous les composants de la société. Il n'empêche qu'un roi reste un roi, un ministre un ministre, un juge un juge, etc. Un président de la Cinquième république est bien différent d'un président de la Troisième. Ça ne change rien à l'étymologie du mot "président". Et surtout ce n'est pas l'histoire de cette fonction qui jette un quelconque éclairage sur l'étymologie du mot qui la désigne.
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Xavier
Animateur


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Messageécrit le Monday 27 Apr 15, 16:56 Répondre en citant ce message   

Je ne suis pas d'accord : on ne peut pas opposer l'histoire et l'étymologie.

Un juge reste un juge ? pas vraiment ! le juge et le prêtre se confondent souvent...

Papou JC a écrit:
Dans un contexte religieux, il va de soi qu'un prophète ne peut être que le porte-parole de la divinité.


J'ai l'impression que tu donnes une définition du prophète par rapport à Mahomet. Dans l'islam, il y a un seul prophète, un seul livre.
L'histoire de la Bible est différente, cela s'étend sur plusieurs siècles.

En Israël, il y a certes le prophète par excellence qui est Moïse. Mais on ne peut mettre sur le même plan les autres prophètes, en particulier ceux comme Isaïe et Jérémie.
Ces prophètes sont certes "inspirés" par Dieu, mais ils s'opposent quand même au pouvoir en place, politique ou religieux.
Ils ne sont pas forcément reconnus comme le porte-parole de la divinité.

Et même si Jésus n'a pas le statut de "prophète", il n'en demeure pas moins qu'il est très proche d'un Isaïe.

Cette idée de "détacher de la masse, apparaître, s'élever, surgir" convient certainement à cet ensemble arabe.
Mais je pense que la racine de notre terme n'a rien à voir a priori, ou alors tous les ouvrages qui traitent de la question ont tort.

La forme passive se retrouve dans plusieurs termes en hébreu. Le plus connu est le messie : l'oint (du seigneur)

Je note le terme arabe نبي (nabī) qui désigne le prophète.
Il y a aussi le terme رسول (rasūl) qui signifie : envoyé (de Dieu), messager.
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Azwaw
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Messageécrit le Monday 27 Apr 15, 17:43 Répondre en citant ce message   

Xavier a écrit:
Dans l'islam, il y a un seul prophète, un seul livre.

Certainement pas. Muḥammad est considéré comme le sceau des prophètes (c'est à dire le dernier prophète, Adam étant le premier) mais absolument pas comme le seul, il s'inscrit au contraire dans la lignée des prophètes de la Bible, livre qui est considéré comme révélé par Dieu à ces prophètes.

Le titre de نبي ne s'applique donc pas qu'au prophète de l'Islam. En revanche, le titre de رسول > messager ne s'applique qu'à certains prophètes.
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Xavier
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Messageécrit le Monday 27 Apr 15, 18:05 Répondre en citant ce message   

Merci pour la précision, je voulais dire : le seul prophète propre à l'islam, soit après l'an I de l'hégire (622).

Dans le christianisme, il n'y a pas de prophète. Mais cela n'empêche pas les chrétiens de considérer Isaïe comme un prophète. Mais Isaïe n'est pas chrétien.
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embatérienne
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Messageécrit le Monday 27 Apr 15, 18:09 Répondre en citant ce message   

Absolument, et Jésus ('Īsā) est considéré comme un prophète, particulièrement important puisqu'il est le dernier avant Mahomet et annonce celui-ci (un peu comme dans le Christianisme, Jean le Baptiste annonce Jésus).
Dans le Coran, il est plusieurs fois qualifié de rassûl allah, envoyé de Dieu ( رَسُولُ اللَّهِ ).
http://www.sunnite.net/prophete-issa-jesus-musulman/
http://fr.wikipedia.org/wiki/%27%C4%AAs%C4%81
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Papou JC
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Messageécrit le Monday 27 Apr 15, 18:42 Répondre en citant ce message   

J'attends encore qu'on me démonte ma démonstration.
La meilleure façon de le faire, ce serait d'aligner un certain nombre de racines hébraïques en nav- sans rapport avec les racines arabes que j'ai alignées plus haut. Malheureusement, ça ne vient pas, et c'est dommage car ce serait bien la seule façon de me démontrer que j'ai tort.

Quant au schème faʿīl sur lequel est construit nabiyy, c'est un schème d'adjectif auquel il arrive d'avoir un sens passif, mais c'est loin d'être la majorité des cas.
Idem pour rasūl, d'ailleurs. Le schème faʿūl, si je me souviens bien, a une valeur intensive, non passive. C'est un faʿīl intensif.
Enfin, passif ou actif, ce n'est pas ça qui donne l'étymologie d'un mot.

Pour terminer, le rapport histoire / étymologie : une étymologie avérée est une pièce archéologique au service de l'historien. Mais l'historien sans connaissances linguistiques n'est pas en mesure d'apporter la moindre lumière sur l'étymologie d'un mot. On aura beau tout savoir sur les prophètes des diverses religions, ce n'est pas cette science qui permettra de savoir d'où sortent les mots navi et nabi. Une chose est sûre : ces deux mots sont apparentés, ils remontent à une même forme protosémitique. Que les prohètes juifs et musulmans, du fait de l'évolution historique du personnage ici et là, n'aient rien à voir entre eux, n'est pas mon problème.

Pour moi, jusqu'à nouvel ordre, si l'étymologie a un sens, le prophète sémitique est d'abord quelqu'un qui sort du lot et qui s'adresse à la foule. Qu'il le fasse de son propre chef ou sous l'emprise d'une divinité semble secondaire et même facultatif.
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Xavier
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Messageécrit le Monday 27 Apr 15, 18:57 Répondre en citant ce message   

Attention, tout dépend comment on considère le problème.
Tu proposes une piste (arabe) qui est intéressante. Si une personne peut apporter des éléments, tant mieux.

Shaoul propose d'explorer du côté de l'akkadien : c'est intéressant aussi, même si cela ne répond pas à ta question.
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Papou JC
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Messageécrit le Monday 27 Apr 15, 19:15 Répondre en citant ce message   

Si on donne tous les sens du verbe akkadien, ça répond quand même un peu à ma question :

nabû : G. to name (+2 acc.) ; to invoke (a god) ; to nominate ; to decree, ordain D. to lament, wail Š. to cause to proclaim N. to be named ; to be appointed, called upon

... mais ça serait évidemment mieux de pouvoir aligner une dizaine de verbes akkadiens commençant par nab- et d'observer ce qu'ils signifient.
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Xavier
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Messageécrit le Monday 27 Apr 15, 19:30 Répondre en citant ce message   

Dans le Theological Dictionary of the Old Testament (vol IX, page 135)

La racine nbʿ (gush : jaillir) que l'on trouve dans l'akkadien namba'u (spring : source) dans l'hébreu נבע (nbʿ) et l'arabe (نبع : source) correspondant n'a rien à voir avec notre terme.

"is not related to nbʾ , since ʿ is distinct from ʾ and ī. The notion of "gushing" ecstatic speech therefore has nothing to do with the etymology of Hebrew nbʾ.
The metaphorical use of nbʿ to describe speech (cf. Psaume 19, 3) is etymologicaly irrelevant. "


Dernière édition par Xavier le Monday 27 Apr 15, 23:37; édité 1 fois
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Papou JC
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Messageécrit le Monday 27 Apr 15, 21:19 Répondre en citant ce message   

Ça, ce n'est plus recevable comme argument depuis qu'on connaît
1. le rôle étymonial joué dans une racine sémitique par deux de ses consonnes sur trois
2. le rôle de crément naturellement joué par certaines consonnes dont les glides (w et y) et les gutturales.
Désolé...

Je croyais pourtant mes petites listes suffisamment parlantes... Il faut croire que non...

Pour en savoir plus sur cette question, voir ICI, ce ne sont pas les exemples qui manquent.

Pour revenir aux divers sens de l'akkadien nabû, il est certain que son sens premier, propre, est celui de l'expression physique de l'appel. Il s'ensuit des sens figurés, comme en français dans l'expression "être appelé à de hautes fonctions" et donc "être nommé (à un poste)".

Parallélisme sémantique : On a la même dérivation sémantique hauteur > appel > dénomination dans la racine arabe smw qui a donné aussi bien le mot désignant le ciel, samāʾ que l'équivalent arabe de "nom", ʾism. L'adjectif samiyy a le sens de "haut, élevé, sublime". Il n'a pas du tout le sens passif. C'est le participe passif musammā qui, très régulièrement, signifie "nommé, appelé".
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