E LES ELEMENTS CHIMIQUES
1. Eléments chimiques dont le nom évoque celui d'une personne
1.1. Eléments chimiques dont le nom évoque celui d'une personne
réelle (13)
Samarium Sm, 62 (144, 147*, 148, 149, 150,
152, 154 ; [21] ; 150,36)
Le nom du Samarium évoque celui du minerai samarskite, dans lequel on a
trouvé du Samarium. Ce minerai doit son nom à W.J. von Samarski, qui l'a
découvert.
Gadolinium Ga, 64 (152, 154, 155, 156,
157, 158, 160 ; [21] ; 157,25)
Le nom du Gadolinium évoque celui de J. Gadolin, chimiste finlandais, qui
a consacré sa vie à l'étude des "terres rares" (ou lanthanides).
Curium Cm, 96 ([16] ; (247))
Le nom de Curium a été donné en l'honneur de Marie et Pierre Curie, qui
ont extensivement étudiés le phénomène du rayonnement radioactif spontané
découvert en 1896 par Henri Becquerel (et dont Jean Perrin établit définitivement
le mécanisme en 1906), ce qui fut récompensé par le prix Nobel de physique
pour 1903 (pour Henri Bequerel, Pierre et Marie Curie, cette dernière étant
la première femme nommée au prix Nobel). La radioactivité donna aussi leurs
noms au radium et au radon.
Les isotopes artificiels 247 et 248 du curium ont une demi-vie dépassant
les 10 000 ans.
Einsteinium Es, 99 ([17] ; (252))
Le nom de l'Einsteinium a été donné en l'honneur d'Albert Einstein, fondateur
de la théorie de la relativité, décédé peu de temps avant la découverte
de cet élément dans le Pacifique, après l'explosion de la première bombe
H.
Fermium Fm, 100 ([18] ; (257))
Le nom de Fermium a été donné en l'honneur d'Enrico Fermi, un des fondateurs
de la physique moderne et un des concepteurs du premier réacteur nuclaire
à Chicago en 1942 ; cet élément fut, comme l'Einsteinium, détecté parmi
les résidus de l'explosion de la première bombe H.
Mendélévium Md, 101 ([13] ; (258))
Le nom du Mendelevium a été donné en l'honneur de Dimitri Ivanovitch Mendelëev,
chimiste russe créateur du tableau périodique des éléments chimiques.
Nobélium No, 102 ([13] ; (259))
Le nom du Nobélium a été donné en l'honneur d'Alfred Nobel, industriel suédois,
inventeur de la dynamite et fondateur du prix Nobel.
Le choix de ce nom résulte d'un consensus, car la paternité de cet élément
est revendiquée simultanément par deux laboratoires, l'un russe et l'autre
américain.
Lawrencium Lr, 103 ([12] ; (262))
Le nom du Lawrencium a été donné en l'honneur du physicien Ernest Orlando
Lawrence, inventeur du cyclotron, appareil qui a permis de produire systématiquemet
les éléments "transuraniens".
Lawrence a également donné son nom au laboratoire du département de l'Energie
des USA, localisé au sein de l'Université de Berkeley, spécialisé dans la
recherche des éléments superlourds.
Rutherfordium Rf, 104 ([12] ; (261))
Le nom du Rutherfordium a été donné en l'honneur du physicien Ernest Rutherford,
qui démontra l'existence au cours des décompositions radioactives de trois
types de rayonnements (α, β, γ)
et qui a établi un modèle de structure atomique possédant un noyau.
Seaborgium Sg, 106 ([9] ; (266))
Le nom de Seaborgium a été donné en l'honneur de Glenn Théodore Seaborg,
physicien américain associé à "l'invention" de plusieurs éléments
transuraniens, dont le plutonium, l'américium, le curium, le berkélium et
le californium par le laboratoire Lawrence de l'Université de Berkeley.
Bohrium Bh, 107 ([Nielsbohrium]
; [8] ; (264))
Le nom du Bohrium (autre nom proposé et déclassé : Nielsbohrium) a été donné
en l'honneur de Niels Bohr, atomiste et physicien danois, qui a proposé
un modèle fondé sur la théorie des quantas de Max Planck et prédit (à partir
de ce modèle) un certain nombre de propriétés de l'élément 72 (Hafnium).
Meitnerium Mt, 109 ([7], (268))
Le nom du Meitnerium a été donné en l'honneur de Lise Meitner, physicienne
viennoise spécialiste de l'étude des rayonnements liés à la radioactivité
; elle partage avec Otto Hahn la découverte du proactinium.
Roentgénium Rg, 111 ([1] ; (272))
Le nom du Roentgénium a été donné en l'honneur de Wilhelm Conrad Roentgen,
physicien allemand, qui découvrit les rayons X "par accident"
en 1895 (X, pour cause inconnue !).
1.2. Eléments chimiques dont le nom évoque celui d'une personne
mythique (8)
Titane Ti, 22 (46, 47, 48, 49, 50
; [13] ; 47,867)
Le nom du Titane évoque le souvenir des Titans de la mythologie grecque,
dieux géants, fils de la Terre (Gaïa) et du Ciel (Uranus) ; en lien avec
la résistance de ce métal.
Vanadium V, 23 (50*, 51 ; [11] ;
50,942)
Le nom du Vanadium évoque Vanadis, déesse scandinave de l'amour et de la
beauté, en lien avec les splendides et nombreuses couleurs de ses composés.
Cobalt Co, 27 (59 ; [12] ; 58,933)
Le nom du Cobalt évoque l'allemand Kobold (lutin), d'où provient le nom
des Kobolden, démons des montagnes et des mines dans les légendes germaniques
; la production de ce métal étant impossible à réaliser à partir du procédé
usuel, on croyait que l'origine de cette impossibilité tenait à des mauvais
esprits qui sabotaient le travail des mineurs en corrompant le minerai.
Nickel Ni, 28 (58, 60, 61, 62, 64
; [16] ; 58,693)
Le nom du Nickel évoque le suèdois Kopparnickel, faux cuivre ; de nickel,
mauvais génie qui, suivant la croyance populaire, vivait dans les mines.
De l'allemand Kupfernickel, cuivre du diable.
En lien avec l'impossibilité d'extraire du cuivre du minerai de nickel ;
on croyait que ce minerai avait subi un mauvais sort des démons. En fait,
c'était bien du nickel et pas du minerai de cuivre !
Niobium Nb, 41 ([Columbium]
; 93 ; [22] ; 92,906)
Le nom du Niobium évoque Niobé, fille du demi-dieu Tantale, l'un des héros
de la mythologie grecque ; en lien avec la découverte du Tantale, qui en
fait comportait deux éléments, le Niobium et le Tantale, aux propriétés
chimiques très semblables.
Le nom antérieur du Niobium étant Columbium, en référence à Christophe Colomb.
Prométhium Pm, 61 ([18] ; (145))
Le nom du Prométhium vient du grec Prometheus, nom de Prométhée, le titan
qui avait volé une parcelle de feu au char du Soleil pour l'offrir à l'humanité.
Nom attribué en raison des immenses efforts déployés pour isoler cet élément
dans les produits de fusion de l'uranium.
Tantale Ta, 73 (180*, 181 ; [21]
; 180,95)
Le nom du Tantale évoque Tantale, roi de Lybie, père de Niobé et fils de
Zeus, dans la mythologie grecque. Tantale a vécu un chatiment après avoir
dévoilé les secrets divins aux humains : la nourriture et la boisson refluaient
devant sa bouche comme le tantale fuit les acides avec lesquels on cherche
à le mettre en contact (le tantale ne forme pas de sels avec les acides).
Thorium Th, 90 (227*, 228*, 230*, 231*,
232*, 234* ; [24] ; 232,04)
Le nom du Thorium évoque celui de Thor, dieu de la guerre et du tonnerre
en Scandinavie ; par référence aux étincelles qui jaillissent quand on frappe
le Thorium avec de l'acier.
2. Eléments chimiques dont le nom évoque celui d'un astre (9)
Hélium He, 2 (3, 4 ; [5] ; 4,0026)
Le nom de l'Hélium fait référence à Hélios, nom grec du Soleil. Cet élément
a été d'abord décelé dans la lumière du soleil, à partir de son spectre
lumineux.
Sélénium Se, 34 (74, 76, 77, 78, 80,
82 ; [23] ; 78,96)
Le nom du Sélénium fait référence à Selene, nom grec de la Lune.
Le Tellure et le Sélénium ayant des propriétés très semblables et se trouvant
toujours ensemble, on a donné ce nom en lien avec la Terre et la Lune qui
sont indissociables.
Palladium Pd, 46 (102, 104, 105, 106,
108, 110 ; [22] ; 106,42)
Le nom du Palladium fait référence à l'astéroïde Pallas, découvert un an
auparavant. Ce nom provient de Pallas Athena, déesse grecque de la sagesse.
Tellure Te, 52 (120, 122, 123, 124, 125,
126, 128, 130* ; [31] ; 127,60)
Le nom de Tellure fait référence au latin Tellus, déesse romaine de la Terre.
Il rappelle que le Tellure et le Sélénium ayant des propriétés très semblables
et se trouvant toujours ensemble sont aussi indissociables que le sont la
Terre et la Lune.
Cérium Ce, 58 (136, 138, 140, 142*
; [23] ; 140,12)
Le nom du Cérium fait référence à l'astéroïde Cérès, découvert le 1er
janvier 1801, soit deux ans avant la découverte du Cérium. Ce nom provient
de Cérès, divinité des blés en Italie Antique.
Hydrargyrum Hg, 80 (Mercure ; 196, 198,
199, 200, 201, 202, 204 ; [30] ; 200,59)
Le nom de l'Hydrargyrum provient du grec hydrarguros, argent liquide, par
référence à l'aspect physique de cet élément. Le nom usuel de cet élément
est Mercure et rappelle Mercurius, dieu romain des marchands et dieu messager
aux pieds ailés, en lien avec la mobilité de ce métal liquide.
Uranium U, 92 (234*, 235*, 238* ;
[15] ; 238,03)
Le nom de l'Uranium fait référence à celui de la planète Uranus. Ce nom
évoque le dieu grec Uranus, père des Titans, qui forme avec Gaïa le couple
divin le plus ancien. Ce choix a été fait pour célébrer le grand événement
astronomique qu'a constitué la découverte, huit ans auparavant, de cette
planète qui a eu un impact important dans le monde scientifique.
Neptunium Np, 93 ([14] ; (237))
Le nom du Neptunium fait référence à celui de la planète Neptune, qui suit
Uranus dans le système solaire comme le Neptunium suit l'Uranium dans le
tableau périodique des éléments. Ce nom évoque Neptune, déesse romaine de
la mer.
Les isotopes artificiels 236 et 237 du Neptunium ont une demi-vie dépassant
les 10 000 ans.
Plutonium Pu, 94 ([15] ; (244))
Le nom du Plutonium fait référence à celui de la planète [en cours de rétrogradation
dans la nouvelle catégorie des "planètes naines" par l'Union astronomique
internationale] Pluton, qui suit Neptune dans le système solaire comme le
Plutonium suit le Neptunium dans le tableau périodique des éléments. Ce
nom évoque Pluton, dieu grec des Enfers, le plutonium étant le combustible
infernal par excellence.
Les isotopes artificiels 239, 242 et 244 du Plutonium est une demi-vie dépassant
les 10 000 ans.
3. Eléments chimiques dont le nom évoque celui d'un lieu
3.1. Eléments chimiques dont le nom évoque celui d'un lieu mythique
Thullium Tm, 69 (169 ; [25] ; 168,93)
Le nom du Thullium évoque la Scandinavie avec son île mythique de Thulé
; en l'honneur de son découvreur, le chimiste norvégien Per Theodor Cleve.
3.2. Eléments chimiques dont le
nom évoque celui d'un lieu réel (24)
Magnésium Mg, 12 (24, 25, 26 ; [13]
; 24,305
Le nom du Magnésium provient du grec Magnesia, région de la Thessalie en
Ecosse dans laquelle on a trouvé le minerai de Magnésie (oxyde de magnésium).
Scandium Se, 21 (45 ; [12] ; 44,956)
Le nom du Scandium provient du latin Scandia, Scandinavie, qui est l'unique
région dans laquelle on trouve des minerais contenant du Scandium : en l'honneur
de son découvreur, le chimiste suédois Kilson.
Cuprum Cu, 29 (Cuivre ; 63, 65 ;
[13] ; 63,546)
Le nom du Cuprum provient du latin Cyprium comme du grec Kupros, dérivant
de Chypre , île ou l'on a trouvé les premières
traces du cuivre il y a 6000 ans. L'île doit son nom aux nombreux cyprès
qui y sont présents.
Le nom usuel du Cuprum, le Cuivre, provient de la même origine.
Gallium Ga, 31 (69, 71 ; [21] ; 69,723)
Le nom du Gallium provient du latin Gallia, France, en l'honneur du pays
dans lequel cet élément a été découvert. Il évoque également le latin gallus,
coq, en lien avec le nom de celui qui l'a découvert, le chimiste français
P.E. Lecoq de Boisbaudran.
Germanium Ge, 32 (70, 72, 73, 74,
76 ; [22] ; 72,64)
Le nom du Germanium provient du latin Germania, Allemagne, par référence
à sa découverte à Freiberg, en Saxe, par le chimiste allemand C.A. Winkler.
Strontium Sr, 38 (84, 86, 87, 88
; [23] ; 87,62)
Le nom deu Strontium fait référence à la ville écossaise de Strontian, lieu
où l'on a trouvé et analysé les premiers minerais de Strontium, la strontiamite.
Yttrium Y, 39 (89 ; [20] ; 88,906)
Le nom de l'Yttrium (comme ceux de l'Erbium, du Terbium et de l'Ytterbium)
fait référence à la ville suédoise d'Ytterby, proche de Stockholm, où l'on
a trouvé le minerai pour la première fois.
Ruthenium Ru, 44 (96, 98, 99, 100, 101,
102, 104 ; [22] ; 101,07)
Le nom du Ruthenium provient du latin Ruthenia, Russie, en l'honneur de
son découvreur, le chimiste russe Carl Ernst Claus (ou Klaus Karl Karlovicz),
et du lieu de sa découverte
Europium Eu, 63 (151, 153 ; [22]
; 151,96)
Le nom de l'Europium fait référence à l'Europe, continent de sa découverte
à Paris par le chimiste français E.A. Demarçay.
Dans la mythologie grecque Europe, fille d'Agénor roi de Phénicie fut enlevée
par Zeus, qui avait pris la forme d'un taureau.
Terbium Tb, 65 (159* ; [19] ; 158,93
Le nom du Terbium (comme ceux de l'Erbium, de l'Ytterbium et de l'Yttrium)
fait référence à celui de la ville suédoise d'Ytterby, proche de Stockholm,
capitale chimique des" terres rares" (ou lanthanides), lieu où
l'on a trouvé le minerai.
Holmium Ho, 67 (165* ; [21] ; 164,93)
Le nom du Holmium provient du latin Holmia, ancien nom de Stockholm ; en
l'honneur de son découvreur, le chimiste suédois P.T. Cleve, et en lien
avec son lieu de découverte.
Erbium Er, 68 (162, 164, 166, 167,
168, 170 ; [24] ; 167,26)
Le nom de l'Erbium (comme ceux du Terbium, de l'Ytterbium et de l'Yttrium)
fait référence à celui de la ville suédoise d'Ytterby, proche de Stockholm,
lieu où l'on a trouvé le minerai.
Ytterbium Yb, 70 (168, 170, 171, 172, 173,
174, 176 ; [24] ; 173,04)
Le nom de l'Ytterbium (comme ceux de l'Erbium, du Terbium et de l'Yttrium)
fait référence à celui de la ville suédoise d'Ytterby, proche de Stockholm,
lieu où l'on a trouvé le minerai.
Lutetium Lu, 71 (175, 176* ; [21]
; 174,97)
Le nom du Lutetium fait référence au latin Lutetia, pour Lutèce ancien nom
de Paris, lieu de naissance du découvreur de cet élément.
Hafnium Hf, 72 (174, 176, 177, 178, 179,
180 ; [25] ; 178,49)
Le nom du Hafnium provient du latin Hafnia, ancien nom de Copenhague, capitale
du Danemark et lieu où cet élément a été isolé.
Rhénium Re, 75 (185, 187 ; [21] ;
186,21)
Le nom du Rhénium provient du latin Rhenus, nom du fleuve Rhin, en hommage
au pays de découverte de cet élement, l'Allemagne, qui est baigné par ce
fleuve.
Polonium Po, 84 (210*, 211*, 212*,
214*, 215*, 216*, 218* ; [26] ; (209))
Le nom du Polonium vient du latin Polonia, nom de la Pologne, en l'honneur
du pays d'origine de Marie Curie, née Sklodowska à Varsovie le 7 novembre
1867, qui a découvert cet élément.
Francium Fr, 87 (223* ; [217] ; (223))
Le nom du Francium vient du latin Francia, nom de la France, en l'honneur
du pays natal de la découvreuse de cet élément, Marguerite Perey.
Americium Am, 95 ([15] ; (243))
Le nom de l'Americium a été donné en hommage au rôle joué par les américains
dans le développement de la science des éléments transuraniens ; par analogie
avec l'Europium dont l'Americium partage de nombreuses propriétés chimiques.
America fait référence au prénom du navigateur italien Amerigo Vespucci,
auquel la découverte du Nouveau continent est attribuée.
Berkélium Bk, 97 ([16] ; (247))
Le nom du Berkélium fait référence à celui de la ville californienne de
Berkeley, dont l'université a contribué a beaucoup de découvertes chimiques
et dans laquelle est installé le laboratoire Lawrence.
Californium Cf, 98 ([17] ; (251))
Le nom du Californium fait référence à celui de l'Etat américain de Californie,
où est installé le laboratoire de l'Université de Berkeley qui a découvert
cet élément.
Dubnium Db, 105 ([11] ; (262))
Le nom du Dubnium fait référence à celui de la ville russe de Dubna, dans
laquelle est installée l'Institut nucléaire qui a découvert cet élément.
Le nom provisoire de Hahnium, du nom du physicien allemand OHO Hahn, qui
lui avait été provisoirement donné, a été déclassé.
Hassium Hs, 108 ([7] ;
(277))
Le nom du Hassium fait référence à celui de la Hesse, Etat allemand, dans
lequel se trouve la ville de Darmstadt où cet élément a été découvert.
Darmstadium Ds, 110 ([6] ; (271))
Le nom de cet élément fait référence à celui de la ville allemande de Darmstadt,
où se trouve le laboratoire de la Gesellschaft für SchwerIonforschung (GSI
; société pour la recherche des ions lourds) qui a découvert cet élément.
4. Eléments chimiques dont le nom évoque
celui d'une couleur (15)
Béryllium Bc, 4 ([Glucinium] ; 9,
10; [8] ; 9,0122)
Le nom du Béryllium provient du grec berullos, vert, faisant référence à
la couleur de l'émeraude, pierre précieuse de couleur verte provenant d'une
modification du béryl.
Le premier nom du Béryllium était Glucinium, à partir du grec glukus, sucré.
Chlore Cl, 17 (35, 37 ; [13] ; 35,453)
Le nom de Chlore provient du grec khloros, jaune verdâtre, en lien avec
la couleur de ce gaz, qui ressemble à celle de jeunes pousses d'herbes.
L'isotope artificiel 36 du Chlore a une demi-vie dépassant les 10 000
ans.
Chrome Cr, 24 (50, 52, 53, 54 ; [13]
; 51,996)
Le nom du Chrome provient du grec khroma, couleur, en référence aux nombreuses
couleurs des composés à base de chrome.
Arsenic As, 33 (75 ; [20] ; 74,922)
Le nom de l'Arsenic provient du grec arsenikon, qui dompte le mâle, en raison
de sa forte toxicité. Du latin arsenicum, pigment jaune ; origine du minerai
orpiment (As2S3), utilisé comme pigment jaune citron.
Rubidium Rb, 37 (85, 87* ; [26] ;
85,468)
Le nom du Rubidium provient du latin rubidus, rouge foncé ; pour rappeler
la couleur rouge foncé de sa raie spectrale d'émission lumineuse.
Zirconium Zr, 40 (90, 91, 92, 94,
96 ; [22] ; 91,224)
Le nom du Zirconium provient de l'arabe zarkoen et du perse zargûn, couleur
or, en lien avec la couleur or de la pierre précieuse, le zircon ZrSiO4.
Rhodium Rh, 45 (103 ; [20] ; 102,91)
Le nom du Rhodium provient du grec rhodon, rose, en lien avec la couleur
rose de ses sels.
Argentum Ag, 47 (107, 109
; [25] ; 107,87)
Le nom de l'argentum provient du latin argentum, qui dérive du grec arguros,
blanc étincelant, en référence à l'aspect physique de cet élément.
Le nom usuel de l'Argentum, Argent, provient de la même origine.
Indium In, 49 (113*, 115* ; [29]
; 114,82)
Le nom de l'Indium provient du latin indicum, bleu, d'après la brillante
ligne bleue de son spectre atomique lumineux.
Iode I, 53 (127 ; [28] ; 126,90)
Le nom de l'Iode provient du grec ioeides, violet, en lien avec la couleur
violette des vapeurs d'iode, qui se subliment facilement.
Césium Cs, 55 (133 ; [31] ; 132,91)
Le nom du Césium provient du latin caesius, bleu ciel, qui évoque la teinte
bleu clair de ses deux raies spectrales lumineuses.
Praséodyme Pr, 59 (141 ; [20] ; 140,91)
Le nom du Praséodyme provient des mots grecs prasios, vert, et didymos,
jumeau ; par référence à la couleur verte de son oxyde et à la présence
du néodyme et du praséodyme dans un oxyde que l'on croyait être une substance
pure.
Iridium Ir, 77 (191, 193 ; [28] ; 192,22)
Le nom de l'Iridium provient du latin iridos, arc-en-ciel, par référence
aux couleurs variées des sels d'iridium.
Thallium Tl, 81 (203, 205, 206*, 207*, 208*,
210*, 211*, 212*, 214* ; [27] ; 204,38)
Le nom du Thallium provient du grec thallos, rameau vert, couleur qui caractérise
une de ses raies spectrales lumineuses.
Bismuth Bi, 83 (209*, 210*, 211*,
212*, 213*, 214*, 215* ; [27] ; 208,98)
Le nom du Bismuth, donné par Paracelse, dérive de l'allemand "wiesmut"
contraction de "wiesen" et "gemutet", du fait que le
premier minerai trouvé a été exploité ('en hollandais "gemutet")
dans la région des prairies (en allemand "Wiesen") le long du
fleuve Schneeberger en Saxe-Bohème, soit wiesmut.
Selon d'autres sources, wismut provient de l'allemand weisse masse, masse
blanche ; par référence à la couleur blanc argenté de cet élément solide.
5. Eléments chimiques dont le nom évoque une autre origine
Hydrogène H, 1 (1, 2, 3* ; [3] ; 1,0079)
Le nom de l'hydrogène provient du grec hydor gennan (eau production) ; en
lien avec le fait que l'on prépare ce gaz à partir de l'eau (hydrolyse)
Lithium Li, 3 (6, 7 ; [6] ; 6,941)
Le nom du Lithium provient du grec lithios, pierre ; par référence à son
origine minérale en opposition aux composés du sodium et du potassium qui
font partie de la même famille et sont d'origine végétale.
Bore 5 (10,11 ; [9] ; 10,811)
Le nom du Bore provient de l'arabe buraq, brillant
Nom anglais, boron, origine du borax et carbon qui indique aussi bien sa
provenance (minerai de borax, cristaux brillants) que sa ressemblance avec
le carbone (on a longtemps cru que le Bore était une forme de Carbone)
Carbone C, 6 (12, 13, 14* ; [12]
; 12,011)
Le nom de Carbone provient du latin Carbo, charbon, en lien avec sa provenance,
les charbons.
Nitrogénium N, 7 (Azote ; 14, 15
; [11] ; 14,007)
Le nom du Nitrogénium provient du grec nitron gennan, formateur de salpêtre.
Le nom usuel, Azote, a été choisi par Antoine Lavoisier et provient du grec
azotikos, sans vie ; en référence aux êtres vivants qui sont asphyxiés par
ce gaz.
L'Azote a été isolé par Daniel Rutherford en 1772.
Oxygène O, 8 (16, 17, 18 ; [12] ;
15,999)
Le nom de l'Oxygène provient du grec oxys, acide, et geinomai, formateur
d'acide, par le fait que tous les acides connus à cette époque contenaient
de l'oxygène. Cet élément a ainsi reçu son nom par erreur, car Lavoisier
pensait que cet élément était indispensable pour donner lieu à la formation
d'un acide, ce qui n'est pas le cas.
Fluor F, 9 (19 ; [10] ; 18,998)
Le nom du Fluor provient du latin fluere, écoulement, en lien avec le minerai
CaF2 utilisé pour liquéfier les résidus lors de la production
des métaux ; le nom de fluorescence en dérive car la fluorite émet de la
lumière lorsqu'on la chauffe.
Néon Ne, 10 (20, 21, 22 ; [11] ;
20,180)
Le nom du Néon provient du grec néos, nouveau, en raison de la découverte
de ce nouveau gaz par Ramsay et Travers.
Natrium Na, 11 (Sodium ; 23 ; [15]
; 22,990)
Le nom de Natrium provient de l'allemand et du latin natrium, dérivé de
natron, mot désignant les effervescences de carbonate de sodium sur les
bords des lacs Amers (appelés aussi Lacs Natron).
Le nom usuel du Natrium, Sodium provient de l'arabe sod ou souwad, plante
contenant beaucoup de carbonate de sodium (soude).
Aluminium Al, 13 (27 ; [12] ; 26,982)
Le nom de l'Aluminium provient du latin alumin, alun, signifiant amer. Cela
dérive du goût amer de la pierre d'alun (sulfate double d'aluminium et de
potassium) utilisé comme astringent au Moyen-Age.
L'isotope artificiel 26 de l'aluminium a une demi-vie dépassant les 10 000
ans.
Silicium Si, 14 (28, 29, 30 ; [12]
; 28,086)
Le nom de Silicium provient du latin silicis, silex, caillou, en référence
à son origine, parce que le silex est principalement formé de SiO2
(dioxyde de silicium)
Phosphore P, 15 (31 ; [13] ; 30,974)
Le nom du phosphore provient du grec phos, lumière, et phoros (porteur)
; en lien avec le phosphore blanc qui, en présence d'oxygène, éclaire dans
le noir (phosphorescence).
Soufre S, 16 (32, 33, 34, 36 ; [12]
; 32,065)
Le nom du Soufre provient de la racine indo-européenne suelf ou swel, signifiant
"bruler sous forme du feu qui couve", comme le fait un morceau
de soufre ; du latin sulphurium, pierre qui brule.
Argon Ar, 18 (36, 38, 40 ; [14] ;
39,948)
Le nom de l'Argon provient du grec argos, inactif, paresseux ; en référence
au caractère inerte de ce gaz, ne pouvant pas subir de transformation chimique
par manque de réaction.
Kalium K, 19 (Potassium ;
39, 40*, 41 ; [16] ; 39,098)
Le nom du Kalium provient du latin kalium et de l'arabe kali, pour carbonate
de potassium.
Le nom usuel du Kalium, Potassium, provient de l'allemand pottash, cendres
en pot, en lien avec le carbonate de sodium qui se retrouve sous forme solide,
en cendre, dans le brasier.
Calcium Ca, 20 (40, 42, 43, 44, 46,
48 ; [14] ; 40,078)
Le nom de Calcium provient du latin calx, chauw (oxyde de calcium), en référence
à son extraction par électrolyse d'une solution d'eau de chaux par le chimiste
anglais Humphry Davy.
L'isotope artificiel 46 du calcium a une demi-vie dépassant les 10 000
ans.
Manganèse Mn, 25 (55 ; [11] ; 54,936)
Le nom du Manganèse provient du grec magnes, aimant, en liaison avec les
propriétés magnétiques de la pyrolysite, minerai utilisé par les pharaons
pour fabriquer le verre.
L'isotope artificiel 53 du Manganèse a une demi-vie dépassant les 10 000 ans.
Ferrum Fe, 26 (Fer ; 54, 56, 57,
58 ; [14] ; 55,845)
Le nom du Ferrum, non usuel Fer, provient du latin ira, colère, en référence
à la force de ce métal ; du latin ferrum, fer.
L'isotope artificiel 60 du Fer a une demi-vie dépassant les 10 000
ans.
Zinc Zn, 30 (64, 66, 67, 68, 70 ;
[18] ; 65,409)
Le nom du Zinc provient de l'allemand zinke, dent, en lien avec la forme
des précipités formés lors de la préparation du Zinc, en sortie des fourneaux.
Brome Br, 35 (79, 81 ; [21] ; 79,904)
Le nom du Brome provient du grec bromos, puanteur, en lien avec l'odeur
piquante et irritante de ses vapeurs.
Krypton Kr, 36 (78, 80, 82, 84, 86
; [24] ; 83,798)
Le nom du Krypton provient du grec kruptos, dissimulé (dans l'atmosphère)
; en lien avec la difficulté de repérer et d'isoler ce gaz, et avec la rareté
de cet élément.
L'isotope artificiel 81 du Krypton a une demi-vie dépassant les 10 000
ans.
Molybdène Mo, 42 (92, 94, 95, 96, 97, 98,
100 ; [22] ; 95,94)
Le nom de Molybdène provient du grec molubdaina, plomb, en lien avec la
grande ressemblance physique de la blende du molybdène avec le plomb.
Technétium Tc, 43 ([21] ; (98))
Le nom du Technétium provient du grec technetos, artificiel ; premier élément
a être produit par la technique de l'homme et absent dans la nature.
Les isotopes artificiels 97, 98 et 99 du Technétium ont une demi-vie dépassant
les 10 000 ans.
Cadmium Cd, 48 (106, 1408, 110, 111, 112,
113, 114, 116 ; [22] ; 112,41)
Le nom du Cadmium provient du grec kadmeia et du latin cadmia, calamine,
ancien nom donné au carbonate de zinc, minerai dont le cadmium était extrait
et trouvé aux environ de la ville de Thèbes créée par Kadmos ; et/ou aussi
du grec cadmios, minerai de zinc dans lequel le cadmium a été découvert.
Stannum Sn, 50 (Etain ; 112, 114, 115, 116,
117, 118, 119, 120, 122, 124* ; [28] ; 118,71)
Le nom du Stannum provient du latin stannum, fer blanc, nom utilisé pour
un mélange d'argent et de plomb qui avait la même apparence que l'étain,
blanc brillant.
Le nom usuel du Stannum, Etain, provient de l'allemande zin et du norvégien
tin, petite barre, en lien avec son aspect physique.
L'isotope artificiel 126 de l'Etain a une demi-vie dépassant les 10 000
ans.
Stibium Sb, 51 (Antimoine ; 121,
123 ; [36] ; 121,76)
Le nom du Stibium provient du latin stibium, venant du grec stibi, qui désignait
une poudre cosmétique de formule Sb2S3.
Le nom usuel du Stibium, Antimoine, provient du grec anti-monos (pas seul),
du fait que cet élément a toujours été trouvé en compagnie d'autres métaux
; et aussi de l'arabe al-uthmud, brillant, par référence à l'aspect de cet
élément. On dit aussi qu'au Moyen-Âge, l'antimoine rendait malade les moines
auxquels l'alchimiste Basil Valentin l'admiistrait !
Une autre version prétend que Antimoine est une corruption latine de l'arabe
[al]-lithmid, lui-même dérivé du latin stibium et du grec stibi !
Xénon Xe, 54 (124, 126, 128, 129,
130, 131, 132, 134, 136 ; [31] ; 131,29)
Le nom du Xénon provient du grec xénos, étranger, par référence à sa présence
à côté du krypton, élément que l'on pensait alors avoir isolé.
Baryum Ba, 56 (130, 132, 134, 135, 136,
137, 138 ; [26] ; 137,33)
Le nom du Baryum provient du grec barus, lourd, en référence à sa densité,
la plus élevée de la famille des éléments alcalino-terreux ; l'origine de
cet élément provient du minerai baryte.
Lanthane La, 57 (138*, 139 ; [23]
; 138,91]
Le nom du Lanthane provient du grec lanthanein, caché (dans des minerais
avec plusieurs éléments nommés "terres rares" ; ce qui explique
l'autre nom collectif de "lanthanides" donné aux éléments 57 à
71) ; ce nom évoque aussi les difficultés rencontrées pour l'extraction
de cet élément.
L'isotope artificiel 137 du lanthane a une demi-vie dépassant les 10 000
ans.
Néodyme Nd, 60 (142, 143, 144*,
145*, 146, 148, 150 ; [19] ; 144,24)
Le nom du Néodyme provient du grec neos, nouveau, et didymos, jumeau ; par
référence aux nouveaux jumeaux, les éléments praséodyme et néodyme. On croyait
avoir trouvé un unique élément nouveau (que Mosander nomma didyme) ressemblant
au Lanthane, mais Auer démontra qu'on était en présence de deux éléments
distincts.
Dysprosium Dy, 66 (156*, 158, 160, 161,
162, 163, 164 ; [20] ; 162,50)
Le nom du Dysprosium provient du grec dysprositos, peu accessible.
Cet élément fut l'un des plus difficiles à isoler.
L'isotope artificiel 154 du Dysprosium a une demi-vie dépassant les 10 000 ans.
Wolfram W, 74 ([Tungstène]
; 180, 182, 183, 184, 186 ; [26] ; 183,84)
Le nom du Wolfram vient de l'allemand Wolf Rahm, bave de loup ; des échantillons
de cet élément présents dans le minerai lors de la préparation de l'étain
diminuaient considérablement le rendement, comme des loups qui engloutissent
leur proie.
Le nom usuel du Wolfram, Tungstène, provient du suèdois, tung sten, pierre
lourde, en lien avec la grande densité du minerai schulite dans lequel on
a trouvé le tungstène.
Osmium Os, 76 (184, 186*, 187, 188, 189,
190, 192 ; [27] ; 190,23)
Le nom de l'Osmium provient du grec osmê, odorant, ; par référence à la forte odeur du OsO4,
entre le poivre et le chou pourri, que l'on obtient lors de la préparation
de l'Osmium.
Platine Pt, 78 (190*, 192, 194, 195,
196, 198 ; [28] ; 195,08)
Le nom du Platine provient de l'espagnol platina, dimunutif de plata, argent
(petit argent), en lien avec l'aspect physique du platine, qui ressemble
à celui de l'argent.
Aurum Au, 79 (197 ; [28] ; 196,97)
Le nom de l'Aurum provient du latin aurum, briller, faisant référence à
l'aspect physique de ce métal.
Le nom usuel de l'Aurum, Or, dérive également du latin aurum.
Plumbum Pb, 82 (Plomb ; 206*, 207*, 208*
; [29] ; 207,20)
Le nom du Plumbum provient du latin plumbum, lourd, en lien avec la grande
masse volumique de cet élément.
Le usuel du Plumbum, le Plomb, provient de la même origine.
Les isotopes artificiels 202, 204 et 205 du Plomb ont une demi-vie dépassant
les 10 000 ans.
Astate At, 85 (215* ; [25] ; (211))
Le nom de l'Astate provient du grec astatosn, instable ; en référence au
caractère instable de tous ses isotopes, qui sont radioactifs, y compris
le 215 qui est son unique isotope naturel.
Radon Rn, 86 ([27] ; (222))
Le nom du Radon vient du latin radium, émanation, le radon étant un gaz
produit par désintégration du radium.
Radium Ra, 88 ([25] ; (222))
Le nom du Radium vient du latin radius, rayon ; par référence au rayonnement
correspondant à la radioactivité émise par cet élément.
Actinium Ac, 89 ([24] ; (227))
Le nom de l'Actinium provient du grec aktinos, rayonnement ; par référence
du rayonnement radioactif émis par cet élément.
Le nom collectif d' "actinides" est donné aux éléments 89 à 103.
Proactinium Pa, 91 (231*,
234* ; [18] ; 231,04)
Le nom du Protoactinium provient du grec protos, précédent, et d'actinium
; le Protoactinium, lors de sa désintégration radioactive, émet des particules
α et forme de l'actinium.
F - RETOUR SUR LA PHYSIQUE THEORIQUE
1. Comme indiqué en A.1, le modèle semi quantique de Bohr-Rutherford
est aujourd'hui dépassé au sens de la théorie quantique moderne. Malheureusement
celle-ci n'autorise plus aucune représentation accessible à l'intuition
des phénomènes physiques qu'elle décrit avec un appareil mathématique
très sophistiqué qui fait principalement appel à la théorie des opérateurs
dans les espaces de Hilbert.
2. En effet, la théorie physique actuelle est dominée par :
- d'une part, la théorie de la Relativité générale issue des travaux de
A. Einstein ;
- d'autre part, la mécanique quantique, issue notamment des travaux de
M. Planck, L. de Broglie, A. Einstein, P. Dirac, N. Bohr et prinicipalement
dans son interprétation dominante (dite "de Copenhague" en référence
à N. Borh).
Ainsi tous les phénomènes physiques seraient réglés par quatre interactions
fondamentales :
- l'interaction électro-magnétique ;
- l'interaction faible ;
- l'interaction forte ;
- l'interaction gravifique.
Dans ce cadre, le but à atteindre serait l'élaboration d'une théorie conciliant
la Relativité générale et la Mécanique quantique, et donc les quatre interactions
qu'elles déterminent en produisant la "grande unification".
3. En réalité, la théorie actuelle a d'abord réalisé l'unification des
interactions faibles et électromagnétique à l'intérieur de la théorie
"electro-faible", puis la "petite unification" qui
concilie la théorie chronodynamique quantique de l'interaction forte,
avec la théorie électro-faible à l'intérieur du "Modèle Standard".
4. Le modèle standard décrit chacun des types d'interaction par un échange
de "boson intermédiaire", vecteur de cette interaction :
- l'interaction électromagnétique a pour vecteur le photon, boson de masse
nulle ;
- l'interaction faible a pour vecteurs les bosons W+, W- et Z, de masse
non nulle ;
- l'interaction forte a pour vecteurs huit variétés de bosons, tous de
masse nulle ;
- la gravitation devrait avoir pour vecteur le graviton, boson de masse
nulle (non observé à ce jour).
Le modèle standard reconnaît, en outre, comme particules élémentaires
:
- d'une part, six leptons (particules insensibles à l'interaction forte),
fermions répartis en trois générations chacune formés d'un couple, et
tous observés expérimentalement :
* l'électon et le neutrino ;
* le muon mu et le neutrino mu ;
* le muon tau et le neutrino tau.
- d'autre part, six quarks à partir desquels sont formés les hadrons (particules
sensibles à l'interaction forte), également répartis en trois générations
chacune formée d'un couple :
* les quarks u ("up") et d ("down") ;
* les quarks s ("strange") et c ("charm") ;
* les quarks b ("bottom") et t ("top").
5. Par contre, la réalisation de la grande unification, qui nécessite
d'établir une quantification de la matière gravifique, c'est-à-dire une
théorie quantique des champs applicable à la Relativité générale, ne semble
pas toute proche, même si la théorie des cordes paraît à certains une
approche prometteuse.
6. On trouvera, pour illustrer ce qui précéde, la table des constantes
physiques fondamentales au 31 décembre 2006, publiée le 9 mars 2007 par
le CODATA (Committee on Data for Science and Technologie) en remplacement
de la table au 31 décembre 2002, publiée le 9 décembre 2003.
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