| Le Patois
Je suis heureux monsieur, maître Goulebenéze,
De pouvoir goûter, la saveur charentaise,
De vos œuvres qui sont, des chefs-d’œuvre d’esprit,
Puisque nous leur devons, d’avoir si souvent ri.
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Mais à mon humble avis, ce n’est pas tout leur charme,
Car si c’est de gaîté, qu’ils font verser des
larmes,
Ils ont je l’ai senti, ce qui est encore mieux,
Du terroir le parfum, troublant, mystérieux.
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C’est que notre patois, c’est toute la Charente,
Son fleuve sinueux, aux eaux calmes et lentes,
Ses jolis prés, ses bois, et ses riants coteaux,
Que la vigne recouvre, ainsi qu’un beau manteau.
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Et ce langage aussi, ce sont garçons et filles,
Tous ces bambins rieurs, aux frimousses gentilles,
Dont la langue bavarde, à l’accent charentais,
Trouve des mots si vieux, ou si loin du français…
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Ce sont nos paysans, dont le gros bas de laine,
S’alourdit chaque fois que finit la semaine ;
Vigoureux laboureurs et très robustes vieux,
Ayant je ne sais quoi de fin dans les yeux.
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Le patois charentais, c’est toute la Charente,
Et puis c’est son passé, cette langue charmante,
Fait revivre en nos cœurs, des souvenirs profonds :
C’est l’âtre et ses lueurs, qui dansent au plafond.
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C’est l’aïeul, son fauteuil, le chaleuil et la bûche,
Le grenier plein de grain, le jardin plein de ruches,
Le verger plein de fruits, c’est le temps d’autrefois,
Qui renaît grâce à toi, bon vieux parlé patois.
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