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Expressions issues du jargon ferroviaire - Expressions, locutions, proverbes & citations - Forum Babel
Expressions issues du jargon ferroviaire
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Auteur Message
José
Animateur


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 11065
Lieu: Lyon

Messageécrit le Wednesday 17 Oct 12, 10:19 Répondre en citant ce message   

Moutik a écrit:
Être la lanterne rouge : être le dernier.

Italien fanalino di coda (= petit phare de queue)
- lanterne rouge

Initialement, c'est la petite lanterne accrochée au dernier wagon.
Au sens figuré, c'est le dernier d'un classement (sportif ou économique).
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Andrew



Inscrit le: 14 Aug 2012
Messages: 139
Lieu: Isère rhodanienne

Messageécrit le Thursday 18 Oct 12, 9:38 Répondre en citant ce message   

Xavier a écrit:
Moutik a écrit:
Engl. Love me tender.
Il faudrait expliquer le lien avec le sujet, plutôt que de nous balancer des phrases, comme ça !
Tender n.m est un emprunt (1837) à l'anglais tender (XV s.) spécialisé comme terme de chemins de fer en 1825, dérivé de to tend (XIV s.) "servir (qqn)" puis "assurer un service (auprès de qqn)", de to attend, lui-même repris au français attendre*.
(DHLF, page 2277 dans l'édition papier.)

"Love me tender, love me true", célèbre dégoulinade d'Elvis Presley, utilise au sens adverbial les termes "tender : tendresse, tendrement" et "true : vrai, vraiment" usuellement pris au sens adjectival.

Les métiers du rail se sont considérablement ouverts à la gent féminine et, puisqu'il est d'usage de parler aux dames en français et en castillan aux dieux et déesses, nous aurions pu oser :" A bonne en tender salut" ou larmoyer : "la bielle de Cadix a l'essieu de velours..."
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embatérienne
Animateur


Inscrit le: 11 Mar 2011
Messages: 3437
Lieu: Paris

Messageécrit le Thursday 18 Oct 12, 9:46 Répondre en citant ce message   

Andrew a écrit:
Les métiers du rail se sont considérablement ouverts à la gent féminine et, puisqu'il est d'usage de parler aux dames en français et en castillan aux dieux et déesses, nous aurions pu oser :" A bonne en tender salut"

Alphonse Allais l'avait osé :

Lorsque tu verras une bonne
D'enfants, et non autre personne,
Assise au milieu d'un tender
Ou wagon de chemin de fer
Découvre toi sur son passage
Salut à son noble visage !

Moralité : A BONNE EN TENDER, SALUT !
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Andrew



Inscrit le: 14 Aug 2012
Messages: 139
Lieu: Isère rhodanienne

Messageécrit le Friday 19 Oct 12, 13:54 Répondre en citant ce message   

José a écrit:
Moutik a écrit:
Être la lanterne rouge : être le dernier.

Italien fanalino di coda (= petit phare de queue)
- lanterne rouge

Initialement, c'est la petite lanterne accrochée au dernier wagon.
Au sens figuré, c'est le dernier d'un classement (sportif ou économique).


"Mettre les rouges."
La couleur attribuée au dieu Mars - la couleur rouge - traduit le danger, le conflit, la guerre, l'imminence, la colère, l'urgence, l'interdit.
Le sang.

Nous pourrions la rapprocher, au chapitre des couleurs verbales, de "se voir vertement tancer ; entrer dans une colère noire ; jaunir de jalousie ; chercher la note bleue ; voir la vie en rose ; être vert de peur ; voir blanchir l'aurore ; être violet de congestion ou de détresse... "

Les fanaux ou "lanternes de queue" sont obligatoirement disposés par paire sur le dernier wagon remorqué par un train. Cela depuis le temps des postillons qui devaient - sécurité oblige - se signaler à un convoi les suivant de manière à éviter le "rattrapage."

Subséquemment, lors d'un mouvement de remonte, circulation bien comprise et organisée, on peut se satisfaire d'un seul petit fanal, voire d'une simple plaque rouge posée dans la douille porte-signal du dernier wagon composant le convoi.

Lorsqu'il s'agit de partir en ligne, circuler aux commandes de sa locomotive en tête d'un convoi lancé à 100 Km/h on ne peut se satisfaire d'un seul "fanalino di coda."

Il en faut deux.
Ordre symboliquement retrouvé dans le Règlement Général de Sécurité ferroviaire, repris par le Code de la Route.
Deux feux rouge impliquant l'ordre d'arrêt absolu, identifiant devant soi un obstacle ou la présence d'un véhicule, intimant un ordre de freinage face à un danger immédiat.

"Etre lanterne rouge" ne comporte aucune mention rédhibitoire. Au contraire : "D'autres convois nous ont précédé et tant d'autres nous suivront."

S'il rentre HLP (Haut-Le-Pied) le meccano ne devra pas omettre de "mettre les rouges" à l'arrière de sa loc' de manière à ce qu'on puisse discerner son mouvement.
Ecrans de couleur rouge placés devant les fanaux arrière : "Il tire vers moi : Je vois le blanc des projecteurs. Je vois les rouges revenir vers moi ? Il refoule."

Ah ! La question des lanternes... Figurez-vous que des têtes chenues se sont employées à réorganiser la distribution des lanternes de queue ? Ils n'ont rien trouvé de plus approprié que "MAGELAN" pour traduire par acronyme : "Moyen d’Améliorer la Gestion des LANternes."

Brave Magellan ! Eut-il omis de mettre ses rouges, cela l'eut-il pour autant empêché de découvrir les Amériques ?


Dernière édition par Andrew le Tuesday 30 Oct 12, 20:02; édité 1 fois
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Papou JC



Inscrit le: 01 Nov 2008
Messages: 10151
Lieu: Meaux (F)

Messageécrit le Friday 19 Oct 12, 20:06 Répondre en citant ce message   

Je ne pense pas que Magellan ait découvert les Amériques ni qu'il ait été "brave". Je crois même qu'il a été particulièrement cruel au cours de ses expéditions dans l'océan indien. Fin du HS.
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Andrew



Inscrit le: 14 Aug 2012
Messages: 139
Lieu: Isère rhodanienne

Messageécrit le Saturday 20 Oct 12, 20:40 Répondre en citant ce message   

Papou JC a écrit:
Fin du HS.

Pas HS du tout, bien au contraire : Pour une fois, nous n'avons pas "accusé le lampiste."


Dernière édition par Andrew le Friday 26 Oct 12, 17:56; édité 1 fois
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Glossophile
Animateur


Inscrit le: 21 May 2005
Messages: 2266

Messageécrit le Sunday 21 Oct 12, 12:56 Répondre en citant ce message   

Autre hors sujet : les bateaux ont un feu rouge à babord et un feu vert à tribord, signalisation dont les avions ont hérité. La nuit, cela permet de savoir si vous suivez un autre bateau/avion, ou s'il vient vers vous.
Je me demande si la lanterne rouge ferroviaire n'a pas le même rôle : si vous la voyez, le convoi vous précède, si vous voyez un feu blanc, le convoi vient à votre rencontre.
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Andrew



Inscrit le: 14 Aug 2012
Messages: 139
Lieu: Isère rhodanienne

Messageécrit le Sunday 21 Oct 12, 14:36 Répondre en citant ce message   

Glossophile a écrit:
Autre hors sujet : les bateaux ont un feu rouge à babord et un feu vert à tribord, signalisation dont les avions ont hérité. La nuit, cela permet de savoir si vous suivez un autre bateau/avion, ou s'il vient vers vous.
Je me demande si la lanterne rouge ferroviaire n'a pas le même rôle : si vous la voyez, le convoi vous précède, si vous voyez un feu blanc, le convoi vient à votre rencontre.

Parfaitement exact.

Chaque marin doit connaître l'expression "tricot vert et bas si rouges" pour dépasser à tribord les cônes verts, à babord les cylindres rouges, lorsqu'on remonte le fleuve, lorsqu'on rentre au port.

Le port d'un seul fanal est autorisé, en termes de circulation ferroviaire, lorsque le mouvement concerné est clairement identifié, situé, chronométré. Encore faut-il en obtenir l'assurance.

Les "lanternes rouges" injustement décriées ont au moins deux rôles essentiels :
- Rendre compte, avertir de l'occupation d'une voie.
- Intimer l'ordre d'arrêt absolu au meccano qui se serait affranchi du carré.

Nous sommes loin à présent de l'allumeur de réverbère loué par Saint-Exupéry.
- "Cest la consigne."
"Lampiste ou académicien ?" La belle affaire !
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Moutik
Animateur


Inscrit le: 06 Apr 2008
Messages: 1204

Messageécrit le Monday 22 Oct 12, 0:28 Répondre en citant ce message   

Andrew a écrit:
Chaque marin doit connaître l'expression "tricot vert et bas si rouges" pour dépasser à tribord les cônes verts, à babord les cylindres rouges, lorsqu'on remonte le fleuve, lorsqu'on rentre au port.

Ce forum étant consacré à la langue et aux mots, et non à la mer et aux bateaux, je ne voudrais pas chicaner, mais c’est l’inverse. En venant du large, comme tu le précises :
- les marques rouges, dites « marques bâbord », doivent être laissées à bâbord, c’est-à-dire qu’il faut passer à droite,
- les marques vertes, dites « marques tribord », doivent être laissées à tribord, c’est-à-dire qu’il faut passer à gauche.

Ceci dans le système de balisage dit « Système latéral, Zone A ». Aux Amériques, y compris aux Antilles françaises, en zone B, c’est l’inverse, vert à bâbord, rouge à tribord. Les formes, cylindriques ou coniques, ne changent pas.

C’est beaucoup moins ambigu d’utiliser tout simplement les termes gauche et droite. Voir ici.

Au fait, l’expression tricot vert et bas si rouges n’est pas encore répertoriée dans Les phrases mnémotechniques.
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Moutik
Animateur


Inscrit le: 06 Apr 2008
Messages: 1204

Messageécrit le Monday 22 Oct 12, 1:33 Répondre en citant ce message   

Glossophile a écrit:
Autre hors sujet : les bateaux ont un feu rouge à babord et un feu vert à tribord, signalisation dont les avions ont hérité. La nuit, cela permet de savoir si vous suivez un autre bateau/avion, ou s'il vient vers vous.

C’est un peu plus compliqué. Les feux verts et rouges des navires, dits « feux de côté », projettent leur lumière « depuis l’avant jusqu’à 22,5 degrés sur l’arrière de leur côté respectif ». Le navire dit « rattrapant » n’a donc aucune chance de les apercevoir.

Idem pour les feux blancs dits « feux de tête de mât ». Un ou deux selon la taille du navire, avec ou sans mât. En revanche il apercevra, si tout va bien !, le feu blanc dit « feu de poupe », qui projette « une lumière ininterrompue sur tout le parcours d’un arc d’horizon de 135 degrés et disposé de manière à projeter cette lumière sur un secteur de 67,5 degrés de chaque bord à partir de l’arrière. » Dit plus simplement, « sur presque tout l’arrière ».

Si vous voyez le feu vert ou le feu rouge d’un navire, c’est que vous êtes quelque part « devant » lui.
Si vous voyez son feu rouge sur votre bâbord c’est qu’il s’éloigne de vous.
Si vous voyez son feu vert sur votre tribord c’est aussi qu’il s’éloigne de vous.

D’où la formule « rouge sur rouge, rien ne bouge, vert sur vert, tout est clair. »

Dans tous les autres cas il y a un risque que les deux navires fassent « route collision ». Il faut donc ouvrir l’œil… Et le bon !


Dernière édition par Moutik le Saturday 27 Oct 12, 10:03; édité 1 fois
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Andrew



Inscrit le: 14 Aug 2012
Messages: 139
Lieu: Isère rhodanienne

Messageécrit le Monday 22 Oct 12, 11:56 Répondre en citant ce message   

Moutik a écrit:
Au fait, l’expression tricot vert et bas si rouges n’est pas encore répertoriée dans Les phrases mnémotechniques.

Phrase lue - et retenue ! - dans la "Bible des Glénans."

Je trouve très intéressant de mettre ainsi en évidence les perceptions que nous devons adopter et pratiquer, les codes de reconnaissance et de situation.

Usuellement, les premiers chemins de fer nous étant venus d'Angleterre, les trains circulent chez nous à gauche.
Les signaux sont donc placés à gauche, le long de la voie empruntée, en France.
C'est l'inverse en Allemagne et dans les pays d'Europe centrale, où les trains circulent à droite.

Le réseau des chemins de fer français a connu sa plus forte extension sous le second empire. On sait comment cela se termina...
Héritage de cette période, le sens normal de circulation reste à droite en Alsace et dans le Pays Mosellan. Le Traîté de Versailles n'y a rien changé.
Il a donc fallu bâtir tout un système de croisements, le plus souvent par "saut-de-mouton" en prenant la précaution d'avertir les conducteurs : "Dernier signal à gauche à X Km."

Moyen mnémotechnique, beaucoup de meccanos ont gardé l'habitude de s'écrier "mort aux vaches ! " pour bien se souvenir qu'au delà de tel point kilométrique les signaux seront placés à droite.
(Il s'en pratique d'autres, beaucoup moins élégants...)

Autre embrouillamini, ce changement de côté au franchissement des anciennes frontières modifie aussi la parité des trains.
Les gares parisiennes étant à l'origine des "gares-tête-de-ligne" non-reliées entre elles et exploitées par des compagnies privées, indépendantes les unes des autres, il a été convenu (premier Traîté de l'Union Internationale des Chemins de fer - UIC - 1894) que serait désignée "voie 1" celle (à gauche en France, à droite en Allemagne) qui s'éloigne de la ville capitale et "voie 2" celle qui s'en rapproche.
Quel que soit le pays concerné.

L'annonce d'un train dont le numéro se termine par un chiffre pair ou impair va donc nous renseigner sur sa destination. De Lyon à Paris, montez à bord d'un train pair (TGV 608 par exemple.)
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Andrew



Inscrit le: 14 Aug 2012
Messages: 139
Lieu: Isère rhodanienne

Messageécrit le Tuesday 23 Oct 12, 10:10 Répondre en citant ce message   

"Rouler au trait."
: "Respecter le plan, les horaires, les vitesses et marches prévues sur les graphiques de circulation. Rouler à vitesse constante, avec régularité... Réaliser un ouvrage mieux qu'indiqué sur le plan, si possible !"

Pour avoir une petite idée de ces graphiques, se reporter aux dernières séquences du film "la bataille du rail" où est tracée la première oblique suivant des repères orthonormés (en abscisse, les heures et minutes d'un journée ; en ordonnée les points kilométriques, les gares d'arrêt général, les bifurcations, points d'attente ou de croisement) représentant la "marche" d'une circulation.
Voir aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Graphique_de_circulation (En noir, les trains impairs ; les trains pairs en rouge.)
On pourra également se reporter à l'excellente étude de Weiyi XIA (disponible en PDF) relative à la criticité des circulations TER autour du nœud ferroviaire lyonnais.

On dit aussi "graphique de régulation." C'est l'outil essentiel du "régulateur" dont la mission consiste à faire coller le mieux possible la marche réelle à celle, théorique, des graphiques.

Vues de la cabine de conduite, les choses sont un peu différentes...
On s'aperçoit assez vite, en pointant les heures de passage aux différents PK, que "la marche est tendue" ou plus relâchée.
Dans le premier cas il faudra "rouler au trait" pour "faire l'heure."
Bien entendu, au moindre pépin, y-compris sur un "tracé relâché"... c'est la cata !

"Rouler au trait" est passé dans le langage courant pour signifier : "Adopter et respecter strictement une ligne de conduite, de comportement. Respecter un engagement à la lettre. Appliquer sans férir les termes d'un contrat."


Dernière édition par Andrew le Wednesday 24 Oct 12, 23:55; édité 1 fois
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Andrew



Inscrit le: 14 Aug 2012
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Lieu: Isère rhodanienne

Messageécrit le Wednesday 24 Oct 12, 23:07 Répondre en citant ce message   

"Oreilles de cochon, queue et boudin aux champignons."

"Sauter sur un cœur d'aiguille ; enfourcher les pointes ; sauter le boudin ; se mettre dans le sable" à peu de distance des rails directeurs n'a pas nécessairement de conséquence grave, ni sur l'état des installations fixes (les voies) ni forcement sur le matériel roulant.

Des déraillements à faible distance du rail étaient résolus grâce aux "oreilles de cochon."



Il s'agissait de pièces venues de fonderie, façonnées en forme de rampe enfourchant le rail et étalées de part et d'autre en forme d'oreille, permettant de faire remonter les essieux déraillés sans faire appel aux équipes de relevage.

Quelques questions apparaissaient cependant lors de ce genre d'opération souvent effectuées "en pirate." : Le boudin des roues portant directement sur sa pointe, les risques de fissure, d'excoriation, de criquage invisible avant inspection minutieuse, voire de rupture franche, pouvaient par la suite se révéler désastreux.

Le rôle du boudin est en effet d'assurer le guidage entre les champignons du rail. C'est la partie la plus fragile d'un essieu ferroviaire.

D'autre part, les attelages à vis, soit tendus à refus, soit relâchés, devaient être détendus pour permettre le "réenraillement" sur oreilles.
Un outil - dont je n'ai pas retrouvé de photo - surnommé "queue de cochon" faisait partie de la panoplie des agents de triage.

Il s'agissait d'un espar métallique présentant deux crochets de sens opposé, permettant de prolonger le bras de levier des manivelles d'attelage.
De nos jours on utilise un tronçon de tube métallique pour former le bras de levier permettant de desserrer les attelages tendus plus qu'à refus suite à un déraillement.

Je suis un peu surpris et heureux à la fois de découvrir en ce début de XXI s des oreilles de cochon réalisées dans un matériau plastique composite susceptible de ne pas endommager les boudins d'essieux et de préserver les champignons du rail...

C'est dans les vieilles marmites, n'est-ce pas ?
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Andrew



Inscrit le: 14 Aug 2012
Messages: 139
Lieu: Isère rhodanienne

Messageécrit le Friday 26 Oct 12, 8:07 Répondre en citant ce message   

"Lapin aux écrevisses. Araignée de placard. Fricassée de criquets."

"Pan, pan, pan ! - Mesdames et messieurs, contrôle des billets s'il vous plait."
"Lapin de corridor" : Surnom du contrôleur parcourant les coursives des voitures à voyageurs, frappant aux portes des compartiments.
Il porte aussi le surnom de "pied fin."

"Ecrevisse de comptoir" : Sobriquet désignant les garçons de bureau allant de porte en porte, marchant parfois de côté, déposant le courrier sur les comptoirs et se retirant à reculons, quelquefois rosissant devant les têtes galonnées...

"Vieux dix-cors déchu, remisé au placard..." : "Araignée de placard." Tous les placards ne sont pas dorés et les notices, règlements ou circulaires qui en sortent souvent mal ressenties par le petit personnel...
D'une façon plus générale, on les remise au rang des "culs de plomb."

Quant aux "criquets" ou contrôleurs comptables et commissaires aux comptes, ils sont réputés pour ne rien laisser derrière eux.
On les surnomme aussi "crayons verts" à cause de la couleur (réglementaire) de leurs annotations sur les fiches de calcul, les bordereaux de versement, les récapitulatifs journaliers...
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rejsl
Animatrice


Inscrit le: 14 Nov 2007
Messages: 3424
Lieu: Massalia

Messageécrit le Friday 26 Oct 12, 9:33 Répondre en citant ce message   

Merci pour toutes ces expressions imagées et colorées. Finalement, beaucoup d'entre elles n'ont pas franchi le cercle du monde des cheminots. Vous m'ouvrez là les portes d'un univers presque inconnu ( du moins de moi)
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