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Etymologie du terme marabout (arabe, wolof) - Forum arabe, berbère, hébreu - Forum Babel
Etymologie du terme marabout (arabe, wolof)
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télémaki1



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Messageécrit le Wednesday 02 Jul 14, 19:07 Répondre en citant ce message   

C'est un terme qu'on retrouve fréquement en Afrique (notament du nord et de l'ouest).
Je lis : : مَربوط [marbūṭ] ou مُرابِط [murābiṭ], celui qui est attaché. La racine arabe ribat (lié) d'où Al Ribat (la forteresse religieuse).


Dernière édition par télémaki1 le Monday 29 Dec 14, 20:38; édité 2 fois
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embatérienne
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Messageécrit le Wednesday 02 Jul 14, 21:20 Répondre en citant ce message   

Là, il me semble que tu idéalises un peu le marabout maghrébin. Lorsque j'étais à Alger, certains marabouts étaient très visités par les femmes pour demander toutes sortes de choses. J'ai moi-même accompagné une femme chez un de ces marabouts, Sidi Bouderbala, dans la région d'Alger et il m'avait prédit que je m'installerais définitivement en Algérie, ce qui ne s'est pas avéré ! Certes, ces marabouts sont installés auprès d'un petit mausolée de saint lui-même appelé aussi marabout, mais leurs consultations ne me semblent pas si différentes, sur le fond, de celles que prodiguent les nombreux marabouts africains dans le quartier de Barbès.
Le livre de Hanoteaux doit quand même être très dépassé aujourd'hui sur bon nombre de points.
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Papou JC



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Messageécrit le Wednesday 20 Aug 14, 20:24 Répondre en citant ce message   

Il faut bien distinguer مربوط marbūṭ de مرابط murābiṭ. Ils ne sont pas synonymes, bien que de la même racine, et n'ont pas la même descendance.

مربوط marbūṭ, participe passif de la première forme, signifie bien "lié, attaché", et est bien l'étymon de marabout.

مرابط murābiṭ, participe actif de la forme III, signifie "assidu", et est l'étymon du nom des Almoravides, lesquels ont donné leur nom à la monnaie espagnole appelée maravédis.


Dernière édition par Papou JC le Wednesday 20 Aug 14, 20:58; édité 1 fois
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embatérienne
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Messageécrit le Wednesday 20 Aug 14, 20:57 Répondre en citant ce message   

Papou JC a écrit:
مرابط murābiṭ, participe actif de la forme III, signifie "assidu", et est l'étymon du nom de la monnaie espagnole appelée maravédis et de celui des Almoravides.

Mais ne faut-il pas plutôt prendre le sens de "en garnison, posté, stationné" pour murābiṭ, c'est-à-dire en fait celui qui est dans un ribāṭ ? Reig donne pour le verbe III le sens de "camper, stationner, être posté sur les frontières".
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Papou JC



Inscrit le: 01 Nov 2008
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Messageécrit le Wednesday 20 Aug 14, 21:16 Répondre en citant ce message   

La forme III a effectivement ce sens militaire bien particulier de "menacer le pays voisin en se tenant avec une armée sur la frontière". D'où les sens militaires que tu donnes à juste titre pour murābiṭ. Mais "être posté aux fontières", ce n'est pas non plus la même chose que "être lié ou attaché", c'est tout ce que je voulais dire : il ne faut pas présenter, comme ainsi dans le post initial, les deux mots comme synonymes :
Citation:
مَربوط [marbūṭ] ou مُرابِط [murābiṭ], celui qui est attaché.

Maintenant, dire lequel des deux mots est l'étymon du français marabout, c'est plus difficile. Les deux ont probablement été confondus et auront contribué à l'engendrer.

Cela m'amène quand même à réfléchir à l'origine de ce sens militaire particulier.
Un coup d'oeil à Kazimirski se révèle, comme d'habitude, très fructueux. En fait le رباط ribāṭ a d'abord été un relais de poste où l'on attachait les chevaux destinés aux courriers. C'est les chevaux qui étaient attachés, pas les hommes ! Puis le sens du mot a évolué jusqu'au sens de garnison en passant par celui d'hôtellerie.

Pendant que j'y suis...
La racine rbṭ est composée sur l'étymon {r,b}
De ce même étymon relèvent de nombreuses autres racines mais plusieurs sont obsolètes. Je n'en citerai que quatre, encore bien vivantes :
rbb > ribāb, ribāba, "pacte, alliance", rabīb, "allié"
rbq > rabaqa, "prendre au collet, au lacet, au lasso"
'rb > urba, "noeud"
qrb > qurb, "proximité"

On peut aller plus loin : l'animal dressé est tenu en laisse. Ce qui nous amène à tarbiya, "éducation", et à durba, "expérience, pratique", tadrīb, "formation"...
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embatérienne
Animateur


Inscrit le: 11 Mar 2011
Messages: 3576
Lieu: Paris

Messageécrit le Thursday 21 Aug 14, 7:44 Répondre en citant ce message   

Papou JC a écrit:
Cela m'amène quand même à réfléchir à l'origine de ce sens militaire particulier.
Un coup d'oeil à Kazimirski se révèle, comme d'habitude, très fructueux. En fait le رباط ribāṭ a d'abord été un relais de poste où l'on attachait les chevaux destinés aux courriers. C'est les chevaux qui étaient attachés, pas les hommes ! Puis le sens du mot a évolué jusqu'au sens de garnison en passant par celui d'hôtellerie.

L'origine de ribāṭ est particulièrement difficile à établir, semble-t-il, parce que le terme est très ancien, largement pré-islamique, et est antérieur à l'organisation des relais de poste, mais les chevaux ont effectivement un rôle à jouer. D'après une étude en anglais qui me paraît remarquable (c'est un article de l'Encyclopedia of Islam, Brill, 1995), il semble que le premier sens du mot (en tant que nom d'action) soit celui de rassembler les chevaux en vue d'une attaque (razzia). Ce n'est que bien plus tard qu'il en est venu à désigner ces postes-frontières aux limites de l'Islam.

Papou JC a écrit:
مربوط marbūṭ, participe passif de la première forme, signifie bien "lié, attaché", et est bien l'étymon de marabout.
مرابط murābiṭ, participe actif de la forme III, signifie "assidu", et est l'étymon du nom des Almoravides, lesquels ont donné leur nom à la monnaie espagnole appelée maravédis.

Papou JC a écrit:
Maintenant, dire lequel des deux mots est l'étymon du français marabout, c'est plus difficile. Les deux ont probablement été confondus et auront contribué à l'engendrer.

Il faut se défier de la ressemblance trompeuse entre le mot français et le premier mot arabe marbūṭ.
En fait, il semble bien que marabout vienne du second, murābiṭ, et qu'il est donc bien de la même racine que Almoravides.
C'est ce qu'écrit le TLF, non contredit par le reste de ce que j'ai lu.

D'ailleurs, un peu plus haut, le TLF signale les formes anciennes "moabite" (résultant bien sûr d'une confusion) et "morabuth".

Comme le note Salah Guemriche dans son Dictionnaire des mots français venus de l'arabe, l'hypothèse marbūṭ a très tôt prévalu dans le monde chrétien, sans doute à cause du curieux parallélisme avec l'étymologie latine du mot "religion" : religare.

Ajoutons au mot maravedis déjà cité le marabotin, nom donné aux dinars d'or des Almoravides d'Espagne. Il s'agit probablement d'un doublet, mais l'imagination étymologique n'a pas été en reste, comme ici : « Ducange me paroit avoir raison de conjecturer que marabotin ou maurabotin, veut dire butin fait sur les Maures, dépouilles des Maures, & qu'on nomma cette monnoie de ce nom, parce qu'elle fut faite de l'or enlevé aux Maures. »
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José
Animateur


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Messageécrit le Thursday 21 Aug 14, 10:19 Répondre en citant ce message   

Morabito est un nom de famille que l'on peut rencontrer en Italie.
Est-ce un héritage des visites des Espagnols dans l'Histoire ?


Papou JC a écrit:
مرابط murābiṭ, participe actif de la forme III, signifie "assidu", et est l'étymon du nom des Almoravides, lesquels ont donné leur nom à la monnaie espagnole appelée maravédis.

Lire le Fil Mots et expressions dérivés de noms de monnaies.
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Papou JC



Inscrit le: 01 Nov 2008
Messages: 10502
Lieu: Meaux (F)

Messageécrit le Thursday 21 Aug 14, 10:27 Répondre en citant ce message   

embatérienne a écrit:
il semble que le premier sens du mot (en tant que nom d'action) soit celui de rassembler les chevaux en vue d'une attaque (razzia). Ce n'est que bien plus tard qu'il en est venu à désigner ces postes-frontières aux limites de l'Islam.

Retour à Kazimirski (volume I, p. 806) : un coup d'oeil aux verbes environnants est très instructif. On y lit en effet que les racines rbṣ, rbḍ et rbṭ sont toutes porteuses du sème "guetter (un gibier ou un ennemi)". Ce qui est la preuve qu'il y a en fait deux racines rbṭ homonymes et que la forme III au sens militaire est sans rapport avec la forme I qui a le sens fondamental de "lier, attacher", sens que n'ont pas du tout les racines rbṣ et rbḍ. Seul ce dernier partage avec rbṭ le sens de "enclos" pour animaux.

Ce qui veut dire qu'il doit y avoir aussi deux ribāṭ, l'un bien concret et lui aussi très ancien qui désigne les entraves permettant d'immobiliser un animal, et l'autre qui a dû désigner l'endroit où l'on se cachait pour guetter le gibier ou l'ennemi. Je crois que la forme III rābaṭa est dérivée de ce ribāṭ -là. Il n'est pas rare qu'un verbe dérive d'un nom, plutôt que l'inverse. C'est notamment la règle dans les emprunts (cf. nāwara dérivé de munāwara).

Pour revenir au marabout, "homme voué à la vie ascétique", c'est, pour Kazimirski, bel et bien le participe passif de la première forme qui le désigne. Compte tenu de ce qui précède, on voit mal, effectivement, le rapport qu'il pourrait y avoir entre ce personnage et la vie militaire.

Enfin il ne faut pas exclure des influences d'un verbe sur l'autre, au fil des siècles.
Il ne faut pas exclure non plus des confusions faites par des Occidentaux... ou des Arabophones eux-mêmes. D'où les concepts de moine-soldat et de couvent-forteresse, qui m'intriguent un peu, historiquement parlant, et sur lesquels j'aimerais bien en savoir plus... Fait-on de l'histoire à partir de la langue ou de la langue à partir de l'histoire ?

Citation:
Empr. au port. maraboto (1552 ds MACH.), marabuto (1588, ibid.), et celui-ci à l'ar. murābiṭ (merābuṭ dans la prononc. vulg., à cause du ṭt emphatique, v. FEW t. 19, p. 131b et DEVIC; cf. chott), à l'orig. «homme vivant dans un ribāṭ , sorte de couvent fortifié établi aux frontières de l'empire pour la défense de celui-ci contre les infidèles»; plus tard, le caractère relig. du ribāṭ s'accentua, et murābiṭ vint à désigner un homme pieux, un ermite, un saint, et p. ext., s'appliqua au tombeau d'un marabout, puis à tout objet ou animal considéré comme sacré (v. Encyclop. univ. t. 10, pp. 470-472).

C'est une vue de l'esprit. Je n'en veux pour preuve que l'existence de rābiṭ ou rabīṭ, "homme voué à la vie spirituelle, qui a renoncé aux choses de ce monde, ascète". L'ascète a existé avant le soldat, ou coexisté avec lui. Et, encore une fois, je vois très mal une évolution sémantique de "moine-soldat" - si tant est que ce concept chrétien ait jamais existé en terres d'Islam - vers "ascète".
Quant à marbūṭ, je pense que ce doit être la forme elliptique résultant de la locution rabaṭa l-lahu ʿala qalbihi, "Dieu a raffermi son coeur". Auquel cas, un marabout serait "celui dont le coeur a été raffermi par Dieu".

Citation:
D'après une étude en anglais qui me paraît remarquable (c'est un article de l'Encyclopedia of Islam, Brill, 1995), il semble que le premier sens du mot (en tant que nom d'action) soit celui de rassembler les chevaux en vue d'une attaque (razzia).

Merci à Embatérienne pour cet excellent article. Long, à lire à tête reposée. Mais le peu que j'ai lu, si j'ai bien compris, ne contredit en rien mes hypothèses, au contraire. Ce n'est pas parce que le sens de ribat (si c'est un seul et même mot) a (probablement) évolué d'un sens militaire à un sens religieux (entre autres nombreux sens) que le murabit s'est magiquement transformé en marbut.

Une dernière remarque, à propos de la vocalisation : je viens de consulter Guemriche. Dans 9 mots sur 10, la voyelle du mim initial est conservée. Il est exceptionnel qu'un mu- arabe devienne un ma- français ou l'inverse. À cela s'ajoute le u long final, commun à marbut et à marabout.
Les cas (1 sur 10) où la voyelle change sont souvent des hypothèses (douteuses) de Guemriche... moukère, par exemple, qu'il fait venir de makhluqa, "créée" et donc "créature", bien sûr (il fallait y penser !), quand un bachelier frotté d'un peu de latin sait que moukère vient de l'espagnol mujer qui vient du latin mulier. Et s'il ne le sait pas, le TLF le dit, sans se tromper, en l'occurrence. Guemriche a été publié au Seuil et préfacé par une académicienne, pour ceux qui ne le sauraient pas.
Désolé pour ce hors sujet. J'arrête.
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Papou JC



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Messageécrit le Tuesday 26 Aug 14, 16:20 Répondre en citant ce message   

Je viens de découvrir que Marbotin est un nom de famille français. Je ne sais pas s'il y a un rapport avec le sujet. Ce n'est pas impossible, le marabotin pêché par Embatérienne est formellement proche. Un lointain ancêtre mauro-portugais, peut-être...
En tout cas, pour le Morabito italien de José, il y a de grandes chances.
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embatérienne
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Messageécrit le Tuesday 26 Aug 14, 18:40 Répondre en citant ce message   

Papou JC a écrit:
Une dernière remarque, à propos de la vocalisation : je viens de consulter Guemriche. Dans 9 mots sur 10, la voyelle du mim initial est conservée. Il est exceptionnel qu'un mu- arabe devienne un ma- français ou l'inverse. À cela s'ajoute le u long final, commun à marbut et à marabout.

Ça dépend de la voie par laquelle le mot est entré en français. Quand c'est par l'intermédiaire du maghrébin, le mot rentre avec la vocalisation maghrébine, où le mu ou le mi initial est souvent remplacé par un simple m(a). Ainsi s'explique la matraque (alors que la vocalisation classique est miṭraqa). Le "ma" de marabout peut s'expliquer de la même manière puisque la prononciation maghrébine est plutôt mrabet.


Papou JC a écrit:
Les cas (1 sur 10) où la voyelle change sont souvent des hypothèses (douteuses) de Guemriche... moukère, par exemple, qu'il fait venir de makhluqa, "créée" et donc "créature", bien sûr (il fallait y penser !), quand un bachelier frotté d'un peu de latin sait que moukère vient de l'espagnol mujer qui vient du latin mulier. Et s'il ne le sait pas, le TLF le dit, sans se tromper, en l'occurrence.

Tu caricatures quand même un peu car Guemriche cite bien sûr d'abord l'hypothèse de l'espagnol mujer. Mais il lui préfère son hypothèse makhluqa, originale, à défaut d'être spécialement crédible. On peut éventuellement penser que le sabir méditerranéen (lingua franca) a pu faire passer plus facilement son mouchéra s'il était à mi-chemin entre l'espagnol (gros fournisseur dudit sabir) et l'arabe. J'ai lu ici même des hypothèses aussi hardies !
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Papou JC



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Messageécrit le Tuesday 26 Aug 14, 21:30 Répondre en citant ce message   

1. mrabet : cette prononciation maghrébine correspond clairement au classique murābiṭ, non au classique marbūṭ. Ça, pour la forme. Ça saute aux oreilles de l'étudiant en phonétique le plus nul du monde (Je parle de moi).
Pour le sens, je ne nie pas que le maghrébin ait confondu les deux formes et appliqué à la forme mrabet le sens du marbūṭ classique et initial. Tout cela est fort possible et je l'ai dit d'emblée, je crois. Cette confusion aura créé - en dialectal - la synonymie dont il est question au début de ce fil, et que l'on retrouve donc dans les dictionnaires étymologiques qui se contentent d'informations sommaires non vérifiées.
Mon propos était simplement de dire : le français marabout est issu de marbūṭ, non de murābiṭ. Ça je crois pouvoir l'affirmer. J'ai donné plus haut les raisons de cette filiation. Rendons à murābiṭ ce qui est à murābiṭ - il a beaucoup ! - et à marbūṭ ce qui est à marbūṭ, à savoir le seul et unique mot marabout.

2. Guemriche : "mouchera à mi chemin entre mujer et mahluqa" ? Je me frotte les yeux ... Tu défends l'indéfendable, je reconnais bien là ta clémence ou ta tolérance. J'avoue être très critique à l'égard de ce dictionnaire, pour diverses raisons. L'histoire de moukère n'est qu'un exemple. Mais il serait hors sujet d'en dire plus ici.
Quant aux hypothèses hardies, je crois qu'on a le droit et même le devoir d'en faire quand l'obscurité est totale. Dans ces cas-là, je ne m'en prive pas, mais ce n'était sans doute pas à moi que tu faisais allusion...

3. Je reviens au TLF car j'y ai remarqué une chose intéressante, au tout début de l'article. Regardez bien :
MARABOUT, subst. masc.
I.
A. −
1. HIST. Moine-soldat musulman servant dans un couvent fortifié de l'ancien empire arabe. (Dict. xixeet xxes.).
2. Pieux musulman vénéré comme un saint de son vivant ou après sa mort. Tedjini n'est plus un saint homme, c'est un saint, et sa maison devient une chapelle. Selon la coutume des marabouts, il a achevé sa vie à côté de son tombeau (Fromentin, Été Sahara, 1857, p. 268): Si certains marabouts sont de simples illuminés, voire des simples d'esprit (...) ou des mendiants gyrovagues déguenillés, d'autres ont exercé une grande influence. Leurs missionnaires ont propagé l'islam en le mettant à la portée des masses, surtout en Afrique noire. Encyclop. univ.t. 101971, p. 472.

Question : que remarque-t-on ?
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embatérienne
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Messageécrit le Wednesday 27 Aug 14, 9:38 Répondre en citant ce message   

J'espère que tu vas nous le dire. Je n'ai rien remarqué !
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Papou JC



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Messageécrit le Wednesday 27 Aug 14, 11:29 Répondre en citant ce message   

Je remarque que ta vue baisse depuis quelque temps (!) : l'acception A1 est sans exemple.
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embatérienne
Animateur


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Messageécrit le Wednesday 27 Aug 14, 11:32 Répondre en citant ce message   

Mais c'est tout à fait normal. Le TLF ne fait commencer ses exemples qu'au XIXe siècle. Il n'y en avait pas dans leur corpus pour la signification historique et désuète, hormis les définitions des dictionnaires et encyclopédies.
Remarque suivante ?
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Papou JC



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Messageécrit le Wednesday 27 Aug 14, 11:40 Répondre en citant ce message   

Pas d'autre remarque mais celle-là est de taille, non ? Aucun exemple de l'acception A1 dans aucune encyclopédie, pas même celle de l'Islam ? Dans aucun livre d'histoire écrit en français au XIXe ou au XXe siècle sur cette période des supposés "moines-soldats" musulmans ? C'est donc un mot de lexique, comme on dit. Ou plutôt, en l'occurrence, un "sens de lexique" colporté de dictionnaire en dictionnaire sans le moindre fondement historique. C'est ma déduction.
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