Projet Babel
Histoire & Patrimoine
des Rivières & Canaux
Les niouzes

Accès direct à la carte de France des voies navigables

Page d'accueil
patrimoine fluvial

Lexique
fluvial et batelier

Dictionnaire
des bateaux

Les rivières et les canaux M'écrire
Pensez à visiter le (modeste) rayon librairie, conférences et animations.... ...et les niouzes !

La page des niouzes



 

Le Cher de retour en Berry ?

Le Cher à Paris, en juillet 2003. Ses cuves sont pleines.

 
L’Arécabe, Association pour la REouverture du CAnal de BErry, se mobilise pour sauver le Cher, l'un des quatre derniers bateaux berrichons métalliques automoteurs, un des six derniers en état de flotter, et le dernier à travailler effectivement. Une souscription publique a été lancée.

"C'est officiel ! Nous avons enfin conclu un accord d'achat." déclare avec enthousiasme André Barre, président de l'ARECABE. L'association vient de faire un pas décisif pour sauver le Cher, cet automoteur berrichon métallique, qui travaillait à Paris comme avitailleur. Le rêve un peu fou de le ramener jusqu'à Vierzon se rapproche.

Depuis plus d'un an, l'association milite pour éviter au bateau le sort funeste du ferraillage. Après une longue carrière d'avitailleur sur  la Seine, jusqu'en 2009, la cessation d'activité de sa société exploitante, Excelsior II, avait entrainé sa mise en vente. Les longs mois de négociations ont été payants. Le liquidateur judiciaire et l'association sont tombés d'accord sur le prix de 10.000 euros.

Appel aux dons
L'Arécabe ne veut pas laisser passer l'occasion : long de 25 m et large de 2,60 m, le Cher est une véritable rareté. « Il s'agit de l'un des six derniers bateaux au gabarit du canal de Berry encore existants, insiste André Barre. C'est un bateau d'intérêt patrimonial ! ». En effet, il va de soi que l'association, dès le bateau entré en sa possession, s'empressera de la faire labelliser par la Fondation du Patrimoine Maritime et Fluvial.

Actuellement, le vénérable bateau est encore à couple d'un autre chaland, le Reims, au quai d'Austerlitz, près du pont de Bercy. Quatre membres de l'ARECABE ont pu le visiter, fin octobre 2014, en compagnie du liquidateur judiciaire. "Nous l'avions déjà vu bien sûr, mais c'était la première fois que nous montions à bord ! Nous avons découvert un beau bateau… Ses cuves ont été parfaitement dégazées", se réjouit André Barre.

Reste à présent à réunir les sous. "Nous allons financer une partie de l'achat avec nos fonds propres", assure le président de l'ARECABE. Navicabe, petite soeur de l'association, dédiée spécialement à l'organisation de la navigation sur le canal de Berry, avancera aussi un chèque. Pour le reste, les défenseurs du canal comptent sur la générosité des particuliers. "Nous avons lancé un appel à nos adhérents, aux sympathisants. Mais nous comptons aussi sur toutes les personnes attachées à la défense du patrimoine."

"Nous conserverons son aspect d'origine"
Avant de retrouver le "petit canal", le bateau devra d'abord passer par un chantier fluvial. "Il devra être sorti de l'eau, précise André Barre. Les travaux lui permettront de naviguer officiellement, en toute sécurité." Les membres de l'Arécabe ne cachent pas leur impatience. Ils rêvent de voir le Cher sur l'Yèvre, à Vierzon, de le voir franchir les deux écluses et rejoindre l'ancienne gare d'eau des Forges pour y virer et revenir dans le grand bassin de Vierzon… "Nous conserverons son aspect d'origine. Ce qui n'empêchera pas d'emmener douze personnes, plus l'équipage, sur le canal", envisage déjà André Barre. En revanche, le système de pompes et l'appareillage liés au transport et à la délivrance du carburant, seront démontés. Pas sans raison : l'association projette d'en faire don aux collections muséales de Vierzon.

Mais, avant de se lancer plus avant dans les projets, l'Arécabe attend d'avoir collecté la somme totale. "Le Cher doit retrouver son canal ! Il est urgent de le sauver."

Contact. L'Arécabe accepte des dons à partir de 1 euro. Pour la joindre : Arecabe, BP 314, 18100 Vierzon Cedex ; tél. : 06.81.04.67.86 ; courriel : info@arecabe.org


Le Cher en octobre 2012
Quels sont les autres bateaux berrichons encore existants ?

Il reste aujourd'hui six bateaux berrichons encore en état de flotter. Tous sont métalliques, mais quatre seulement sont en état de naviguer effectivement. Les voici :
  • Soleil, amarré à Paris, vers le pont de Bir-Hakeim
  • Suave, sur le canal d'Orléans, vers l'écluse de Nestin (Fay-aux-Loges)
  • Cher, sujet de cet article
  • MS Blue Berry, sur le canal de Roanne à Digoin, à Mably (labellisé "Bateau d'Intérêt Patrimonial", comme nous l'espérons le Cher bientôt)
À ces quatre bateaux s'ajoutent deux bateaux non motorisés :
Il reste aussi Aramis, bateau en bois exposé à terre au musée du canal de Berry, à Magnette (Allier)
Il parait qu'il reste aussi deux bateaux berrichons utilisés comme pontons dans des gravières de la région de Montereau.

Ajoutons enfin à cette liste deux reconstitutions en cours de berrichons en bois, le premier à Vallon-en-Sully sur la branche sud du canal de Berry, et l'autre (la "Belle de Grignon") à Grignon sur le canal d'Orléans. En ce qui concerne le premier, à Vallon-en-Sully, nous ne savons pas quel est son avenir immédiat, le CPIE de Tronçais, qui pilotait ce chantier, ayant dû  fermer (Lire ici).
Lien : L'Arecabe
Dernière mise à jour : janvier 2015


Accès direct à la carte de France des voies navigables

Page d'accueil
patrimoine fluvial

Lexique
fluvial et batelier

Dictionnaire
des bateaux

Les rivières et les canaux M'écrire
Pensez à visiter le (modeste) rayon librairie, conférences et animations.... ...et les niouzes !
Retrouvez les bateaux fluviaux de France dans le CDrom "Bateaux des Rivières et Canaux de France", version très enrichie (plus de textes, plus d'illustrations, et même quelques bateaux supplémentaires) du département "Bateaux" du présent site, édité par l'association HiPaRiCa. Voir la présentation et la commande ici et ici.