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  Berrichon  

 

Bassin d'origine : Cher

Usage : transport

Propulsion : halage

Synonyme : flûte berrichonne, petit berrichon, molusson, vierzon, dunois, campionnette, cercueil

 

     Le berrichon est l'emblème de la batellerie artisanale de la seconde moitié du XIXe siècle et de la première moitié du suivant.

 

Trois berrichons amarrés à couple dans le port de Bourges au début du XXe siècle. La vue permet de bien observer les détails de conception de l'avant et de l'arrière de ces bateaux.

 

     Lorsque, dès 1839, le canal de Berry est ouvert totalement sur le reste du réseau, ses mariniers rencontrent les bateliers des autres régions, et leurs bateaux. Ils en viennent ainsi à faire modifier leurs bés de cane en s'inspirant des formes de la flûte bourguignonne. Nait alors la flûte berrichonne ou berrichon, à la capacité de fret supérieure à celle du bé de cane dont il garde les dimensions : de 24 à 27,50 m de long, sur 2,30 m à 2,60 m de large.
   

Bateau berrichon à Roanne, à la fin du XIXe siècle. (Document du Musée Déchelette, Roanne)

 

     Il porte en canal de Berry 60 tonnes, avec un enfoncement de 1,20 m, et 100 tonnes sur les canaux Freycinet avec un enfoncement de 1,80 m.

     Les contraintes de gabarit du canal de Berry, auxquelles s'opposent celles d'une capacité de charge maximale, amènent le berrichon à s'équiper de deux gouvernails latéraux, les "raquettes", au lieu d'un seul safran axial. Celles-ci travaillent ainsi dans une eau non troublée, et peuvent se rabattre l'une sur l'autre, sur le tableau arrière dans les petites écluses.

 

Deux berrichons croisent une péniche flamande à Montargis, sur le canal de Briare. Cette vue permet de bien appréhender la différence de gabarit des deux types de bateaux. (carte postale ancienne)

 

     Le berrichon, relativement bon marché par rapport à la péniche flamande, sera le premier bateau de nombreux mariniers qui s'installeront à leur compte après avoir travaillé en économisant comme mousse pour le compte d'un patron-artisan.

     Les différentes appellations du bateau berrichon viennent de son chantier d'origine : le "molusson" vient de Montluçon, le "dunois" de Dun-sur-Auron, le "vierzon" va de soi, la "campionnette" du port Campionnet (nom d'un industriel local du XIXe siècle), à Digoin.

     De ces innombrables bateaux, ne restent aujourd'hui que les avants et arrières de deux d'entre eux, qui ont longtemps servi de restaurant sur la Loire, à Saint-Thibault. Ces pièces sont visibles aux musées du canal de Berry de Dun-sur-Auron et de Reugny-Magnette.

Lien :

La construction d'un berrichon à Grignon, sur le canal d'Orléans

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Raquettes repliées l'une sur l'autre Péniche flamandeDeux berrichons montants