Projet Babel
Image canaux-rivières

 

Page d'accueil
patrimoine fluvial

Lexique
fluvial et batelier

Dictionnaire des bateaux

Index alphabétique
des voies d'eau
Index des voies d'eau
par bassins
Index des voies d'eau
par types
M'écrire

 

< voie d'eau précédente
Voie d'eau suivante >
Cette page peut comporter des imprécisions, voire des erreurs. Merci à vous de me les signaler !
Canal de Givors

 

Prévu à l'origine pour joindre la Loire au Rhône, le canal de Givors est parfois appelé "canal des Deux-Mers" comme le canal du Midi

Givors 1

Une ancienne écluse du canal de Givors, vers Tartaras

 

 

Bassin versant
Rhône

Type de voie d'eau
canal latéral (prévu à l'origine pour être à bief de partage)

Relie
Grand-Croix
au Rhône

Origine physique et administrative
Grand-Croix (Loire) à la cote 284 m.

Origine physique réellement naviguée
Rive-de-Gier (Loire) à la cote 233 m.

Extrémité physique et administrative
Givors (Rhône) à la cote 155 m

Sens conventionnel de descente
De Grand-Croix au Rhône (bien logiquement)

longueur
20 km

Nombre d'écluses
42 sas (plusieurs écluses étaient doubles)

Gabarit
22,50 m sur 4,65 m, mouillage 1,80 m, hauteur libre 2,10 m.

 

Structure administrative de rattachement
Aucune, le canal étant détruit

Statut actuel
Aliéné et détruit pour sa plus grande partie (Voir remarques)

Raisons de sa construction
A l'origine, l'idée de son promoteur François Zacharie était de relier le Rhône à la Loire par un canal à bief de partage passant par Saint-Etienne. (Voir remarques)

Compagnie concessionnaire ayant permis sa création puis son exploitation
Compagnie du canal de Givors, érigée en fief

Personnalités importantes ayant contribué à sa construction

Préfiguration
Alléon de Valcourt

Conception
François Zacharie puis son fils Guillaume

Commencé en
1760

Mis en service en
1780

Racheté par l'Etat en
1886

 

Cette carte postale ancienne très connue montre le canal à l'amont de la mairie actuelle de Rive-de-Gier, ancien siège de la Compagnie du Canal de Givors, et depuis celle-ci. De gauche à droite : le quartier sud de la ville, en rive droite du Gier, un square, le canal, et le quartier nord de la ville. Nous pouvons trouver le même genre de paysage sur les canaux britanniques qui s'incustent très intimement dans le tissu urbain. De nos jours, à ces emplacements respectifs, on trouve : la quartier sud qui n'a pas bougé, un boulevard sous lequel passe le Gier busé, un parking, la rue du canal, et le quartier nord qui n'a guère changé. L'eau et la verdure ont disparu, le bitume règne en maitre.

Plan rapproché de l'écluse, tiré de la vue précédente.Le pont du canal est toujours là, ainsi que la maison qui le surplombe, qui est une pharmacie.

Rive-de-Gier

La même écluse reconstituée graphiquement
(Charles BERG, 1990)

Toujours à Rive-de-Gier, et dans le prolongement amont du canal, un pont-levis aujourd'hui disparu, comme le canal. On le devine au loin dans la photo du haut, grâce à la grande maison et son store clair.

Du bassin de Rive-de-Gier, le canal commençait sa descente en passant au pied de l'église Saint-Jean-Baptiste. Ici, aujourd'hui : une avenue.

Le bassin de Rive-de-Gier, dominé par l'hôtel de ville, à l'origine siège de la compagnie du canal. Celui-ci passait sous l'édifice, au milieu , par une arche, pour monter vers la Grand-Croix.

Ce grand bassin servait fréquemment pour des joutes nautiques

 

Ouvrages et vestiges remarquables
Voûte et écluse double de Tartaras
Pont et aqueduc
de Manevieux
Pont-canal
de Grand-Croix (rue du canal)
Système alimentaire
à Grand-Croix
Barrage
de Couzon
Ecluse de Lorette

Système alimentaire
Prise d'eau sur le Gier à Grand-Croix
et barrage-réservoir de Couzon

Voies d'eau adjacentes :
Aucune

Principales villes traversées :
Grand-Croix, Rive-de-Gier, Givors

Origine du nom de la rivière Gier
Des cailloux...
Il est possible qu'il soit de même origine que le Cher ou la Garonne, c'est à dire basé sur Car, caillou, rocher, ce qui correspondrait très bien à sa réalité physique. Il a donné son nom à la région qui l'entoure : le Jarez (écrit autrefois Jarrest) (prononcer Jaré).

Remarques


Le coup de grâce par l'autoroute

Dans les années 1970, l'autoroute A 47 est passée sur ce qu'il en restait, n'en laissant que les méandres trop prononcés où l'on peut encore en voir des vestiges, comme à Tartaras où le site, qui comprend un tunnel et une écluse double, a été remis en valeur pour la sauvegarde du patrimoine. Signalons au passage que Tartaras est le village natal d'un académicien du XVIIIe siècle qui s'est beaucoup intéressé aux canaux : l'abbé Charles Bossut. (Retour au texte)

 

Deux vues rares du canal à Saint-Romain-en-Gier. Sur celle du bas, on devine l'écluse à l'arrière-plan.

Le canal à Givors. Aujourd'hui c'est l'autoroute A 47.

Givors

L'écluse amont de Givors
(reconstitution graphique de Charles BERG, 1989-1992)

 


Un projet ambitieux avorté

Le canal de Givors, dont il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges, était l'amorce d'un grand canal de la Loire au Rhône qui a été à deux doigts de se concrétiser plusieurs fois jusqu'à la seconde guerre mondiale. A l'origine, François Zacharie avait eu l'autorisation de ne le construire qu'entre Rive-de-Gier et Givors (15 km et 26 écluses). La compagnie qui l'exploita ensuite ne songea qu'à engranger des bénéfices à court terme au lieu de moderniser et surtout prolonger ce canal qui connaissait alors un trafic important. Vers 1830, menacée par la concurrence du chemin de fer des frères Seguin, la compagnie prolongea le canal de 5 km en amont, jusqu'à Grand-Croix, en pure perte. L'avidité de la compagnie, et la concurrence du rail entrainèrent la faillite du canal que l'Etat racheta en 1886, en lui donnant une seconde jeunesse. Mais c'était trop tard, et le gabarit-même du canal était obsolète. Au début du XXe siècle, plus aucun bateau n'y venait, et il était quasiment abandonné. (Retour au texte)

 

 

Cette vue du Gier à Lorette laisse apparaitre discrètement l'écluse qui n'a jamais servi, sur la partie de Rive-de-Gier à Grand-Croix jamais utilisée, à la gauche de l'image.(Promener la souris sur l'image pour voir apparaître l'indication)

Lorette

La même écluse de Lorette, de nos jours. Elle a servi d'entrepôt en la coiffant d'une sorte de tunnel.

 


Couzon : Saint-Ferréol en Jarez

Le barrage de Couzon, qui aujourd'hui alimente Rive-de-Gier en eau potable, était conçu à l'origine comme réserve d'eau pour le canal. Il est l'exacte réplique, 120 ans plus tard et d'une taille plus modeste, du barrage de Saint-Ferréol qui alimente le canal du Midi (l'autre "canal des Deux-Mers", le vrai).
Signalons aussi que le tunnel de Tartaras est chronologiquement le deuxième tunnel de canal en France, le premier étant, encore une fois, sur le canal du Midi (Le "Malpas"). (retour au texte)

Liens

Des photos anciennes intéressantes et commentées de Rive-de-Gier sur ce site .

Réseau-patrimoine (plusieurs articles sur ce site)

Fleuve Loire (même remarque)

 

Rocher Percé

Le site de l'écluse double du Rocher Percé, à Tartaras, en décembre 2004

Début 2008, le site est en travaux pour recevoir un sentier d'interprétation du canal.

 

Accès direct à la carte de France des voies navigables

< voie d'eau précédente
Voie d'eau suivante >

Page d'accueil
patrimoine fluvial

Lexique
fluvial et batelier

Dictionnaire des bateaux

Index alphabétique
des voies d'eau
Index des voies d'eau
par bassins
Index des voies d'eau
par types
M'écrire