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Usine élévatoire : station de pompage destinée à puiser l'eau d'une rivière pour la refouler plus haut dans un canal, souvent dans le bief de partage.

Condé-sur-Marne
L'usine élévatoire de Condé-sur-Marne, à la confluence du canal de l'Aisne à la Marne avec le Latéral à la Marne. Elle pompe l'eau de la Marne pour alimenter le bief de partage du canal de l'Aisne à la Marne.

 

V

Vaigrage : sur un bateau, ensemble des bordages disposés sur la face intérieure des membrures. Le vaigrage est disposé dans la partie de la coque qui reçoit le logement du marinier, où il permet une certaine isolation thermique en plus de faciliter l'ameublement. Il n'y en a généralement pas dans la cale.

Vannage : ouvrage de régulation des eaux, composé généralement de plusieurs vannes juxtaposées.

Vanne : ouvrage de régulation des eaux, permettant à volonté la mise en communication hydraulique de deux plans d'eau généralement situés à des niveaux différents, ou leur isolement l'un de l'autre. Il existe plusieurs sortes de vannes. La plus courante est composée d'une large planche munie d'un manche vertical travaillé en crémaillère, ce qui permet de la manoeuvrer au moyen d'un cric disposé de façon adéquate sur un portique. Un autre système, assez courant sur les canaux, est la vanne Moraillon ou cylindrique.

vannage Beuvron Clamecy
Vanne avec portique en pierre, ce qui est assez rare, sur le Beuvron à Clamecy

 

Vanne de fond : vanne placée au fond de la cuvette d'un canal ou d'un étang-réservoir, et dont la fonction est de permettre, si besoin est, la vidange la plus complète possible de l'ouvrage. Synonyme : bonde.

Vanne-toit : système de barrage mobile qui tend à s'imposer de plus en plus, parallèlement au barrage à clapet hydraulique. Ce système est constitué par deux clapets, amont et aval, articulés sur un radier en béton avec des axes horizontaux perpendiculaires à l'axe de la rivière. En tournant autour de ces axes, les clapets peuvent s'élever ou s'abaisser jusqu'à effacement complet dans une cavité du radier, assurant ainsi une retenue plus ou moins haute, le débit de la rivière passant au-dessus.
Le clapet amont a une forme plane. Le clapet aval est recourbé en crosse à sa partie supérieure dans la concavité de laquelle se trouve un flotteur cylindrique calculé de façon à ce que l'ensemble des deux clapets et de ce flotteur constitue un système d'une densité légèrement supérieure à celle de l'eau. Les clapets ont en général une longueur d'une trentaine de mètres. L'espace compris entre les clapets et le radier et les piles latérales s'appelle la chambre d'équilibre. Le clapet amont s'appuie sur le clapet aval par l'intermédiaire de galets de roulement; L'étanchéité de l'ensemble est obtenue par des joints de caoutchouc ou d'élastomère entre les différentes parties fixes et mobiles.
La chambre d'équilibre peut être mise en communication avec le bief amont ou le bief aval au moyen d'aqueducs et de vannes dans les maçonneries des piles, un peu à la manière d'un sas d'écluse. C'est en jouant sur ces vannes que l'on abaisse ou relève plus ou moins le barrage.

Lien : photos et schémas de principe d'un barrage à vanne-toit sur le site des Amis du Cher canalisé

Vantail : élément mobile d'une porte d'écluse. Le plus souvent, chaque porte a deux vantaux. Le vantail est souvent appelé "porte", improprement.

vantail en bois
Vantail en bois du canal d'Orléans. Promener la souris sur l'illustration pour voir apparaitre les noms des éléments et les liens menant aux définitions. (Manuel de l'ingénieur De Bauve, 1878)

Lien externe : beau reportage photographique sur le remplacement d'un vantail abimé sur une écluse bretonne

Varaigne : dans un marais salant, ouverture permettant d'introduire l'eau salée de la mer, ou de la laisser s'échapper.
Remarque : De Varaigne est aussi le nom de l'ingénieur-en-chef qui a conçu le pont de Roanne (ouvert en 1834).

Varangue : madrier de bois, transversal dans le fond du bateau, et servant à maintenir la sole. Les varangues sont espacées régulièrement sur toute la longueur du bateau. Sur un bateau de Loire, la varangue est appelée rable. Etymologie, le norrois vrang.

Vaudaire : sur le lac Léman, fort vent du sud-est à est.

Vegeiia : bateau gaulois. On n'en sait pas plus.

Vent : sur le lac Léman, fort vent du sud-ouest à ouest qui annonce le mauvais temps.

Vent bizet : bise, vent du nord, très froid.

Vent de galerne (ou galarne) : vent de nord-ouest, humide et froid, peu apprécié des mariniers de Loire. C'est le "norrois" des marins.

Vent de mar : vent d'ouest, venant de la mer (d'où son nom), moteur essentiel des chalands de Loire à la remonte de Nantes à Orléans.

Vent matineau : vent de sud-est.

Ventelle ou vantelle : vanne à guichet coulissante dans le bas du vantail. Elle sert à remplir (porte amont) ou vider le sas (porte aval).

ventelle fermée
Ventelle fermée.

ventelle ouverte
La même ventelle ouverte.

Verbal : Livret, conservé à bord, dont la lecture donne le tonnage embarqué après avoir relevé la lecture des échelles de jaugeage à vide et à charge. Synonyme : carnet de jaugeage.

Verdon : corde de halage. Synonymes : fintrelle, maillette, ancierre.

Verge : tronc, corps principal de l'ancre. Sa partie inférieure, entre les deux pointes, se nomme "diamant".

Vergue : long espar maintenu au mât par le collier de ragage, généralement à l'horizontale, et qui soutient la voile. Elle mesure entre 2,5 fois et 3 fois la largeur du bateau. Concerne les bateaux gréés comme ceux de la Loire et du bassin Garonne-Dordogne principalement.

Verneau : sur les bateaux de Loire, banc de mât transversal qui s'appuie latéralement sur les têtes des courbes de mât par l'intermédiaire des poussins.

verneau
Verneau.

Veules : plate-forme d'évolution à l'avant et à l'arrière du bateau. On s'y tient pour s'occuper des amarres, descendre l'ancre, actionner le guinda avant, etc. On dit aussi "éveules".

V.H.F. : abréviation de "Very High Fréquencies". Système de télécommunication par radiotéléphonie hertzienne. La CIBI, par exemple, est une V.H.F.. En fluvial, elle est très utilisée entre les bateaux, ou du bateau à une structure terrestre, une écluse le plus souvent. La V.H.F. utilise une bande de fréquences comprises entre 30 et 300 mégaherz. Son usage est recommandé (et très utile) sur les grandes rivières comme la Seine, l'Oise, le Rhône, la Saône, la Moselle, le Rhin...

VHF
Poste de VHF

Viaduc : ouvrage d'art permettant à une voie de communication, chemin, vélovoie, route, voie ferrée ou canal, de franchir toute une vallée. En France, aucun pont-canal ne peut prétendre au titre de "viaduc-canal". En revanche, au Pays de Galles, le pont-canal de Pontcysyllte, qui franchit toute la vallée de la rivière Dee, peut prétendre à ce titre.

Vidange ou vide : bateau de transport vide. Le terme officiel "lège" tend à disparaître.

Virer : faire demi-tour.

Virement (bassin de) : élargissement du canal permettant aux bateaux de virer.

Virure : ensemble de planches jointives bout à bout formant une ligne continue d'une extrémité à l'autre du bord ou de la sole.

Vogue : fête marinière dans la région lyonnaise, et notamment à Givors, au cours de laquelle on pratiquait des joutes. Dans la région, le mot, par extension, désigne aujourd'hui la fête foraine.

Voie d'eau : canal, rivière navigable : "le canal de Roanne à Digoin est une voie d'eau méconnue et ce n'est pas justifié.". Synonyme : voie navigable.
Autre sens dérivé du premier par extension : mode de transport et de déplacement par navigation sur les rivières et canaux : "La voie d'eau est très largement sous-exploitée en France."
Autre sens : entrée d'eau dans un bateau par suite d'un trou ouvert accidentellement dans la coque : "Alerte ! On a touché et y'a une voie d'eau à l'arrière !".

Voies Navigables de France (VNF) : Etablissement Public Industriel et Commercial (EPIC) dépendant du Ministère de l'Equipement (devenu depuis 2007 le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer), créé en 1991 pour remplacer l'obsolète Office National de la Navigation (ONN). VNF a la charge de gérer, exploiter, entretenir et promouvoir la plus grande partie du réseau navigable français, soit 6700 des 8500 km que possède notre pays. Pour ses missions sur le terrain, VNF dispose de 350 agents propres et du personnel des services navigation des DDE mis à disposition (environ 4500 personnes).
La liste des cours d'eau, lacs, canaux et plans d'eau appartenant au domaine public fluvial de l'Etat, qui ne sont pas confiés à Voies navigables de France en application du 7° de l'article 1er du décret du 20 août 1991 susvisé, est fixée par département ainsi qu'il suit :

Ain : la Chalaronne.
Calvados : le canal maritime de Caen à la mer.
Charente-Maritime : la Charente, entre le pont de Tonnay et l'océan ; la Seudre ; le canal maritime de Marans au Brault ; la Sèvre niortaise, de l'embouchure du Mignon à Croix des Maries, puis d'Entonne au petit Brault ; le Mignon, de l'écluse de Chaban à l'embouchure dans la Sèvre niortaise.
Côtes-d'Armor :
le Trieux ; le Jaudy ; le Guer ; le Gouët.
Deux-Sèvres : le Mignon, du port de Mauzé jusqu'à l'écluse de Chaban ; la Sèvre niortaise, du port de Niort jusqu'au P.K. 8,415.
Eure : la Risle.
Finistère : le Dourduff ; l'Elorn ; le Goyen ; l'Aber-Wrach ; la rivière de Morlaix ; l'Odet ; la Pensez ; la rivière de Pont-l'Abbé ; la Laïta.
Haute-Garonne : la Garonne, de Portet-sur-Garonne (embouchure de l'Ariège) jusqu'à Crespis.
Gironde : la Leyre, du pont de chemin de fer Bordeaux-Bayonne à Lamothe jusqu'à son embouchure dans le bassin d'Arcachon.
Landes : les gaves réunis, de Peyrehorade jusqu'au Bec-du-Gave ; l'Adour (voir à Pyrénées-Atlantiques).
Loiret : le canal d'Orléans, de l'écluse de Combleux jusqu'à sa confluence avec la Loire et de l'écluse de la Folie jusqu'à sa confluence avec les canaux de Briare et du Loing.
Manche : la Douves ; la Taute ; le canal de jonction entre la Taute et Carentan.
Morbihan : le Scorff ; ka rivière d'Auray ; la rivière de Vannes ; le Bono.
Nièvre : le lac des Settons.
Pyrénées-Atlantiques : l'Adour, de sa jonction avec les gaves réunis (P.K. 101) jusqu'à son embouchure dans la mer. Cette section de l'Adour sert à plusieurs reprises de limite départementale avec les Landes ; la Bidouze, de la confluence du Lihoury à son confluent avec l'Adour ; le Lihoury, du pont de la R.N. 636 (P.K. 0,9) au confluent avec la Bidouze; l'Aran, depuis le port de l'Arroque jusqu'à son confluent avec l'Adour ; l'Ardanavy, depuis le pont de fer (P.K. 2,650) jusqu'à son confluent avec l'Adour ; la Nive, depuis le barrage d'Haïtze (port de Compaïto, P.K. 45) jusqu'à son confluent avec l'Adour ; la Nivelle ; la Bidassoa.
Savoie : le lac du Bourget ; le canal de Savières ; la Leysse, entre Nant-Varron et l'embouchure dans le lac du Bourget
Haute-Savoie : le lac Léman ; le lac d'Annecy ; le Thiou, du lac d'Annecy jusqu'au barrage de l'usine Sainte-Claire ; le Vassé, du lac d'Annecy jusqu'au pont de la République. (Le Thiou et le Vassé sont des émissaires du lac d'Annecy qui servent de ports).
Seine-Maritime : le canal d'Eu au Tréport.
Somme : la Petite-Avre, depuis le pont Mathieu jusqu'à son embouchure dans le bras dérivé de la rivière Somme (canal maritime) ; le canal de la Somme, du P.K. 39,093 (mur aval de l'écluse n° 7 de Sormont) au P.K. 54,130 ; la Somme canalisée, du P.K. 54,130 au P.K. 156,448 (mur aval de l'écluse de Saint-Valéry-sur-Somme).
Vendée : le canal de Luçon ; la Jeune-Autise ; le canal de la Vieille-Autise ; la Sèvre niortaise, d'Irleau jusqu'au Mazeau, puis de Damvix à l'écluse de Bazoin, puis de Croix des Maries à l'embouchure de la Vendée, puis la partie comprenant les 7 kilomètres jusqu'à son embouchure dans l'océan.
Lien : Site de VNF

Voiturier par eau : personne dont la profession consiste à assurer le transport de marchandise par bateau. Le voiturier par eau ne navigue pas forcément, il peut être patron d'une compagnie de transport par eau, et employer des bateliers salariés. Très en vigueur jusqu'au XIX ème siècle, le mot n'est plus employé.

Volée : certaines écluses de Bretagne, du Nivernais, et beaucoup de Grande-Bretagne ont des portes en bois "à l'ancienne". L'entretoise haute, nommée la "volée", déborde largement en se prolongeant par une partie en surplomb nommée la "culasse" ou "balancier" , et sur laquelle on agit directement pour manoeuvrer la porte. Extrêmement simple et très ancien, ce système ne tombe jamais en panne. Notre conseil : appuyer de tout le poids du corps avec le haut du dos.

écluse de Mennetou
L'écluse de Mennetou, sur le canal de Berry. La volée du vantail est bien visible...

écluse de la Folie
...de même que sur cette vue de l'écluse de la Folie, sur le canal Latéral à la Loire. (cartes postales anciennes)

Ces mots viennent directement de la terminologie des anciens pertuis. La volée était alors une longue poutre pivotant sur un axe, le chandelier, et contre laquelle venait s'appuyer le système de bouchure du pertuis. La culasse était la partie de la volée de l'autre côté du chandelier, faisant contrepoids. Généralement plus courte mais plus volumineuse, elle faisait contrepoids. Synonymes : barre, barreau, chapeau, brize.

volée
Volée de pertuis (maquette)

Pour en savoir plus sur les pertuis et portes marinières, voir l'ouvrage "Du pertuis à l'écluse". (cliquer sur le titre)

Voûte : souterrain, tunnel. "Tunnel" n'est que le français "tonnelle" revenu en France par l'intermédiaire de l'anglais, avec l'invention du chemin de fer. "Voûte", toujours très vivace sur la voie d'eau, est d'usage bien plus ancien. Elles ne sont pas rares sur les canaux français. Les bateaux franchissaient des voûtes 150 ans avant le chemin de fer : celle du Malpas, sur le canal du Midi, date de 1680.
L'emploi de la voûte est le même que celui de la tranchée lorsque celle-ci n'est pas envisageable (pour cause de trop grande profondeur par exemple). Elle est employée soit pour raccourcir un trajet en coupant à travers l'isthme d'un méandre dans le cas d'un canal établi dans la vallée d'une rivière sinueuse (le Doubs à Besançon par exemple), soit pour abaisser significativement le bief de partage d'un canal de jonction, dans le but d'en augmenter les possibilités d'alimentation en eau et d'économiser un certain nombre d'écluses sur chacun des versants du canal (Voir "canal de jonction à bief de partage") comme à Pouilly-en-Auxois sur le canal de Bourgogne.

Au passage, et comme les premiers tunnels ferroviaires ont été conçus par les mêmes ingénieurs qui travaillaient alors sur les voies navigables et leurs voûtes, et que les technologies employées dans ces dernières ont été transposées dans le chemin de fer, voici un site sympa qui recense tous les tunnels ferroviaires de France : Inventaire des Tunnels Ferroviaires de France. On y trouve en outre exposées les différentes techniques de percement des voûtes fluviales et tunnels ferroviaires, identiques dans les deux cas.

Voûte
La voûte de Pouilly-en-Auxois, côté Escommes. Le petit point blanc est la sortie du tunnel, à 3,3 km de là.

Autre sens : sur un bateau automoteur, cavité demi-cylindrique dans laquelle tourne l'hélice, dont le flux propulsif est ainsi concentré. (Voir aussi "tunnel d'hélice".)

Vrengue : Bateau de charge de l'Eure, mentionné au XVIe siècle, et dont on ne connaît guère plus de choses. On peut juste supposer qu'il ressemblait au foncet.

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Wagon (vanne) : système de bouchure de barrage mobile. Il est constitué de deux grandes et larges lames qui coulissent verticalement l'une derrière l'autre, la première se relevant pour laisser partir l'eau par dessous, l'autre s'abaissant sur la première pour permettre l'écrêtage du niveau du plan d'eau retenu.

Vanne wagon 1
Vanne wagon du barrage de Suresnes (Seine). (Notions de Navigation Intérieure, par E.Fourrey, 1946)

Vanne Wagon schéma
Schéma de principe de la vanne Wagon. (Notions de Navigation Intérieure, par E.Fourrey, 1946)

 

Wassingue : serpillière.

Watergangs : petits canaux des Flandres. Etymologie : flamand "water", eau, et "gang", passage, allée, route.

Weidling : barque traditionnelle du haut-Rhin. Le weidling partage vraisemblablement avec la zille danubienne et le fûtreau ligérien une origine celte commune, du temps des civilisations de la Tène et d'Halstatt, soit grosso modo le premier millénaire avant notre ère.


Un weidling (source Internet)

Winage : octroi ou péage perçu par les seigneurs riverains de la Meuse depuis le XIVe siècle jusqu'à leur abolition. Synonyme : tonlieu.

X
 
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Yacht : pour le marinier et l'éclusier, bateau de plaisance (prononcer "yac").

Yeck : bâton de marine, gaffe (origine certainement flamande).

Yole : bateau monoplace fin, manoeuvré avec deux avirons.
Autre sens : barque du Marais Poitevin.

Yoyo : Un bassin ou un bief fait le "yoyo" lorsque son niveau est instable et varie, dans un court laps de temps, de quelques centimètres, voire quelques décimètres, par suite d'une gestion des vannes particulière qui peut avoir plusieurs causes possibles, et notamment les bassinées rapprochées et successives.

Z

Zille ou Zilla : barque traditionnelle du haut-Danube. La zilla partage vraisemblablement avec le weidling du haut-Rhin et le fûtreau ligérien une origine celte commune, du temps des civilisations de la Tène et d'Halstatt, soit grosso modo le premier millénaire avant notre ère. Quand le Zille est de grande taille, il devient une "Siebnerin". (Merci à Peter Wainig)


Zilla du Danube. Les rayures verticales ne sont pas uniquement décoratives, elles servent à mieux repérer le bateau dans la brume.

Zinzin : nom familier donné par les mariniers au tracteur électrique aérien du système Chéneau, qui consistait en un long portique aérien placé à l'entrée et la sortie des écluses jumelles de certains canaux du nord et de l'est, et destiné, par un système de trolley, à aider les bateaux, alors non motorisés, à entrer dans le sas et à en sortir. Ce système spectaculaire a disparu quand tous les bateaux furent motorisés.


"Zinzin" installé aux écluses de Longueil-Annel (canal Latéral à l'Oise)


Publicité pour le système de halage Chéneau en 1934. Le bateau est un "gros numéro".

 

 

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Retrouvez les bateaux fluviaux de France dans le CDrom "Bateaux des Rivières et Canaux de France", version très enrichie (plus de textes, plus d'illustrations, et même quelques bateaux supplémentaires) du département "Bateaux" du présent site, édité par l'association HiPaRiCa. Voir la présentation et la commande ici et ici.