Histoire & Patrimoine
des Rivières & Canaux


Accès direct à la carte de France interactive des voies navigables

Page d'accueil
patrimoine fluvial

Lexique
fluvial et batelier

Dictionnaire
des bateaux

Les rivières et les canaux Index alphabétique des rivières et canaux Index des rivières et canaux par bassins Index des rivières et canaux par types M'écrire
Pensez à visiter le (modeste) rayon librairie, conférences et animations.... ...et les niouzes !
Cette page peut comporter des imprécisions, voire des erreurs. Merci à vous de me les signaler !
< voie d'eau précédente
Voie d'eau suivante >
  Rivière Yonne  

 

Sous le Pont Mirabeau coule... l'Yonne ! Eh oui...

Migennes

L'Yonne à Migennes, juste en face du débouché du canal de Bourgogne (Photo Françoise de Person)

 

Bassin versant
Seine

Type de voie d'eau
Rivière canalisée

Relie
Armes
à la Seine

Origine physique et administrative de la partie flottable
Armes, un peu à l'amont de Clamecy (Nièvre)
à la cote 148 m

Origine physique et administrative de la partie navigable
Auxerre (Yonne)
à la cote 96,55 m

Extrémité physique et administrative
Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) à la cote 46,80 m

Sens conventionnel de descente
D'Armes à Montereau (bien logiquement)

Longueur de la partie classée navigable
108 km

Nombre d'écluses
26

Temps minimum de parcours
2 jours

 

Structure administrative de rattachement
Service navigation de la Seine, subdivisions de Sens et Melun

Statut actuel
En service

Raisons de sa construction
Rivière utilisée depuis des temps immémoriaux, que ce soit pour la navigation ou le flottage.

Compagnie concessionnaire à l'origine de sa création
??

Personnalités importantes ayant contribué à sa construction

Préfiguration
??

Conception de sa canalisation
Charles Poirée

Commencée en
??

Mise en service en
??

Racheté par l'Etat en
?

 

La première écluse de l'Yonne, celle de la Chainette à Auxerre, au début du XXe siècle. L'endroit a très peu changé.

L'Yonne à Auxerre. Au premier plan, le pont Paul Bert. Au fond, l'abbaye Saint-Germain. (Photo Philippe Bénard)

Joigny

L'Yonne du côté de Joigny (Photo Françoise de Person)

L'Yonne à Auxerre au XVIIIe siècle. Au centre de l'image, sous la cathédrale Saint-Etienne, on distingue nettement le coche de voyageurs qui revient de Paris. Derrière lui, un bateau marnois chargé de cavaliers.

L'écluse de Champfleury, juste à l'aval de Pont-sur-Yonne, au début du XXe siècle. L'endroit n'a guère changé.

Une crue de l'Yonne à Gisy, au début du XXe siècle.

 

En ne tenant pas compte de la partie uniquement flottable d'Armes à Auxerre, ni des sections empruntées en râcles par le canal du Nivernais, l'Yonne, à partir d'Auxerre, se divise en deux parties, comme suit :

Remarques

Le flottage

C'est le flottage qui a fait la réputation de l'Yonne, car c'est par elle que descendait l'essentiel du bois qui alimentait Paris. Cette activité a fait vivre tout le cours de cette rivière depuis ses sources jusqu'à Auxerre, pendant quatre siècles. Tout le cours de l'Yonne, ainsi qu'une partie de celui de la Cure et d'autres affluents comme le Serein, était émaillé de pertuis spécialement conçus pour le flottage. Quelques-uns sont encore visible aujourd'hui.

Une rivière-cobaye

La canalisation de l'Yonne a été rendue possible au XIXe siècle par l'invention du barrage mobile expérimenté sur elle-même en 1834, à Basseville (près de Clamecy) par l'ingénieur Poirée.

Polémique : fleuve ou affluent ?

Il ne fait plus aucun doute aujourd'hui que, de la Seine et de l'Yonne, c'est bien la première qui est l'affluent de la seconde, celle-ci n'étant elle-même d'ailleurs qu'un affluent de l'Aube. Tout cela chiffres en main : le débit moyen et le bassin versant de l'Yonne à Monterau sont respectivement de 93 m³/s et de près de 10 800 km², tandis que ces mêmes valeurs pour la Seine sont de à peine 80 m³/s et 10 300 km². .
Alors pourquoi une telle confusion dans la répartition des rôles ? Il est probable que la Seine étant plus facile d'accès depuis la Saône que l'Yonne au milieu de son Morvan, les anciens ont baptisé Sequana un axe commercial depuis les environs de Châtillon-sur-Seine jusqu'à Paris. Mais ce nom Sequana est probablement lui-même la déformation latine de Is-Ica-Ona, soit quelque chose comme "la rivière (au sens d'affluent) de l'Yonne", ou encore "la petite Yonne"
Il s'est vraisemblablement passé la même chose avec l'Allier et la Loire, bien que la différence de taille des deux protagonistes soit beaucoup moins évidente et que finalement les chiffres donnent raison à la dénomination.
Bref, Bobigny est la préfecture de l'Yonne-Saint-Denis, et Rouen celle de l'Yonne-Maritime !

(Voir l'article "Seine" et ce site.)

 

1ère partie :
d'Auxerre à la Gravière

Origine physique et administrative de cette partie
Auxerre (Yonne)
à la cote 96,55 m

Extrémité physique et administrative de cette partie
La Gravière (Yonne) à la cote 80,74 m

Longueur de cette partie
20 km

Nombre d'écluses
9

Gabarit
93 m sur 8,30 m, mouillage 2 m, hauteur libre 4,20 m.

Ouvrages remarquables
Site d'Auxerre

2ème partie :
de la Gravière à Monterau

Origine physique et administrative de cette partie
La Gravière
(Yonne) à la cote 80,74 m

Extrémité physique et administrative de cette partie
Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) à la cote 46,80 m

Longueur de cette partie
88 km

Nombre d'écluses
17

Gabarit
96 m sur 10,20 m, mouillage 2,20 m, hauteur libre 4,70 m.
Sauf l'écluse de l'Epineau (aval de Laroche) : 96 m sur 8,30 m.
Mais l'écluse de Port-Renard, jusqu'alors d'un gabarit de 180 m sur 8,30 qui en faisait un verrou pour les bateaux et convois larges, a été transformée en 2006 pour être en harmonie avec les autres.

Ouvrages remarquables
Sites de Villeneuve-sur-Yonne, Sens, Auxerre
Ponts de Pont-sur-Yonne, Villeneuve-sur-Yonne, Sens


 

St-Aubin

L'écluse de Saint-Aubin, près de Joigny (Photo Françoise de Person)

 

Système alimentaire
La rivière elle-même

Voies d'eau adjacentes :
Canal de Bourgogne

Principales villes traversées :
Auxerre, Migennes, Joigny, Villeneuve-sur-Yonne, Sens, Monterau

Départements concernés :
Yonne, Seine-et-Marne

Origine du nom de la rivière
La déesse Ica-Onna
Au IIe siècle, l'Yonne se nomme Icauna ou Ica-ona, nom dans lequel on trouve le radical hydronymique pré-celtique Ic- ou Ica-, suivi du suffixe bien courant -Onna, eau. Rivière aux grandes possibilités marchandes mais aussi sujette à de brusques colères, l'Yonne a été divinisée très tôt.

Liens intéressants :

Association Bobato

Service navigation de la Seine et de l'Yonne

La "Cagouille Icaunaise"

L'Yonne est traitée dans le guide fluvial n°11 des Editions du Breil

 

La même écluse de Saint-Aubin au début du XXe siècle

L'écluse de Port-Renard, à Misy-sur-Yonne. Très longue et relativement étroite, elle a été transformée en 2006 pour être en cohérence avec les autres.

 

< voie d'eau précédente
Voie d'eau suivante >
Accès direct à la carte de France interactive des voies navigables

Page d'accueil
patrimoine fluvial

Lexique
fluvial et batelier

Dictionnaire
des bateaux

Les rivières et les canaux Index alphabétique des rivières et canaux Index des rivières et canaux par bassins Index des rivières et canaux par types M'écrire
Pensez à visiter le (modeste) rayon librairie, conférences et animations.... ...et les niouzes !
Cette page peut comporter des imprécisions, voire des erreurs. Merci à vous de me les signaler !
Retrouvez les bateaux fluviaux de Bourgogne, du Centre, du Berry, dans le CDrom "Bateaux des Rivières et Canaux de France", version très enrichie (plus de textes, plus d'illustrations, et même quelques bateaux supplémentaires) du département "Bateaux" du présent site, édité par l'association HiPaRiCa. Voir la présentation et la commande ici et ici.