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Quai : infrastructure portuaire permettant l'embarquement et le débarquement de voyageurs, le chargement et le déchargement des marchandises.

Quai à gradins : infrastructure portuaire que l'on rencontre sur certaines rivières, et permettant aux bateaux à levée avant d'accoster frontalement pour le chargement et le déchargement des marchandises, ceci quelque soit le niveau de la rivière. Cette disposition permet à un grand nombre de bateaux d'occuper ainsi un minimum de linéaire, et favorise la rotation des bateaux et des marchandises. Le quai à gradins se présente comme un long glacis maçonné (autour de 100 mètres), formant une pente d'environ 30 degrés en une quinzaine de mètres. Cette pente est entrecoupée tous les deux mètres environ de paliers peu marqués, d'où le nom de "quai à gradins". Ces très belles structures se trouvent essentiellement sur la Saône, dont elles forment un patrimoine remarquable (Auxonne, Saint-Jean-de-Losne, Tournus...), et sur quelques autres rivières comme la Sèvre Niortaise.

quai à gradins
Quai à gradins de Saint-Jean-de-Losne, sur la Saône.

Queue de baleine : autre nom donné par les mariniers à la pointe d'outiau, en raison de sa forme.

Queue de vache : dispositif d'ouverture de vantail qui consiste en un grand levier en forme de S étiré, fonctionnant dans le plan horizontal. Ce système est spécifique à la plupart des écluses du canal de Bourgogne.


Queue de vache
Manoeuvre de la queue de vache.

Quiome : sur le Rhône, barque affectée au transport du sel.

Quillard : En fluvial, se dit d'un bateau, généralement un voilier, équipé d'une quille au sens maritime du terme (et handicapé par elle !). Il est contraint par elle de garder le milieu du chenal, où le mouillage est le plus important, d'où parfois des croisements délicats. (Voir ce site sur la construction et l'histoire du quillard "Jules".)

Quille : sur un bateau fluvial, pièce de l'étrave, verticale ou oblique, en bois ou en métal (selon la construction du bateau) où viennent se rejoindre les bordés, l'ensemble formant l'étrave ou la poupe. Ce terme n'a évidemment pas le même sens que sur un bateau "quillard", le fond du bateau fluvial, la "sole", étant plat.

 

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Rabais : une bief est dit "en rabais" quand il manque d'eau. "Le bief de Verfumay est en rabais de 15 cm. Faut lui envoyer de l'eau par la Rhébanne !".

Rable : forte pièce de bois (cornière métallique à présent) disposée en travers de la sole, sur toute sa largeur, et destinée à maintenir sa rigidité. Les rables sont disposés à une distance les uns des autres d'environ tous les 50 centimètres. Ce terme est usité surtout à propos de la marine de Loire. À l'avant du bateau se trouve le rable de coiffage, grosse pièce de bois percée d'un trou pour recevoir la base d'attache de l'étai.

rables
Rables d'un bateau de Loire.

Rabot : mot utilisé en Belgique pour désigner une écluse à sas. Origine : le français "rabattre".

Racage ou ragage : voir "collier de ragage".

Râcle : portion de rivière empruntée par le canal. Les canaux du Nivernais, de Bretagne, de l'Est, du Rhône au Rhin, entre autres, en possède plusieurs.
A l'origine, le mot "râcle" désigne une portion de rivière calme et profonde, située entre deux seuils où la pente s'accentue, augmentant la vitesse du courant et diminuant le mouillage. Ces seuils, où se forment souvent des îlots, étant propices par leur configuration à l'installation d'établissements de meunerie, la râcle s'est alors confondue avec le bief. Enfin, ce bief se prêtant à l'établissement dans son lit-même de portions de canal, le mot a acquis son sens actuel, sans perdre celui d'origine.
Attention : Lorsque l'on navigue dans une râcle, il faut rester dans une bande de 15 à 20 m à partir de la rive qui porte le chemin de halage, et non aller se balader au beau milieu de la rivière.

canal en râcle
Coupe schématique d'un canal en râcle.

Radeau : embarcation de fortune, souvent constituée d'éléments de récupération, sans architecture définie.
Autre sens proche : module de base constitutif d'un train de bois, constitué de bûches ou de troncs calibrés, ou bien train de bois lui-même.

Radeleur ou radelier : navigateur spécialisé dans la conduite de trains de bois flotté. Synonyme : flotteur de bois. Cette dénomination se trouve sur la Durance, la Loue ou encore dans les Landes.

Radiation : décision administrative que l'on confond souvent avec le déclassement. Voici la définition qu'en donne Voies Navigables de France :

" LA RADIATION DE LA NOMENCLATURE DES VOIES NAVIGABLES ET FLOTTABLES
A l'origine, la domanialité publique des cours d'eau était liée à un phénomène physique naturel : la navigabilité ou la flottabilité (article 34 de la loi du 8 avril 1898). Depuis la loi de finances du 8 avril 1910, seul un élément formel de classement par voie réglementaire ou législative peut entraîner le classement d'un cours d'eau au domaine public fluvial. Sont, entre autres, rangés dans le domaine public fluvial les cours d'eau figurant sur la nomenclature des cours d'eau navigables et flottables annexée à l'Ordonnance royale n°381 du 10 juillet 1835 pour les besoins de la réglementation de la pêche. Cette nomenclature est aujourd'hui remplacée par le tableau annexé au décret modifié n°58-873 du 16 septembre 1958. Elle comprend les cours d'eau navigables ou flottables et les canaux de navigation (ainsi que quelques voies devenues inutiles ou affectées à d'autres usages ou des sections de cours d'eau qui sans être navigables assurent la continuité hydraulique ou l'alimentation de voies naviguées). Selon l'article 1er du décret n°91-796 du 20 août 1991, le domaine de l'Etat confié en gestion à VNF est celui défini à l'article 1er du Code du Domaine Public Fluvial et de la Navigation Intérieure (dans sa rédaction issue de la loi n°64-1245 du 16 décembre 1964), à l'exclusion, notamment : « des cours d'eau, lacs, canaux et plans d'eau rayés de la nomenclature des voies navigables ou flottables ou n'y ayant jamais figuré ».
La procédure de radiation résulte de l'article 3 du CDPFNI lequel prévoit que les voies navigables ou flottables, naturelles ou artificielles, faisant partie du domaine public de l'Etat peuvent être rayés de la nomenclature, par décret en Conseil d'Etat, après avis du ministre de l'économie et des finances, dans les conditions fixées par l'article 6 du Code du Domaine Public Fluvial et de la Navigation Intérieure. Les cours d'eau radiés de la nomenclature sont maintenus dans le domaine public. Toutefois, ils ne sont plus gérés par le ministre chargé des transports ni par VNF pour le domaine confié mais par le ministre chargé de l'environnement."

Lien :Fluvia Lex, site sur le droit fluvial

Radier : Plate-forme maçonnée sur laquelle est édifié un ouvrage hydraulique : pont, barrage, écluse, pertuis...

Radier d'ancien barrage
Radier d'un ancien barrage à Roanne.

Radier du busc : courte plate-forme située derrière le busc de la porte amont. Il faut s'en tenir à bonne distance lorsque l'on est avalant avec un grand bateau. Synonyme : seuil.

Radier du busc
Radier du busc (canal de Roanne à Digoin)

Radoub : entretien et réparation à sec de la coque d'un bateau. La "cale de radoub" est un bassin spécailement aménagé pour cette opération, mais en fluvial on emploie plutôt le terme de "cale sèche".

Ramberte : voir "saint-ramberte".

Rame, aviron : instrument manuel de propulsion et direction de petites embarcations comme les barques. La rame ou l'aviron prennent appui sur le bord du bateau par l'intermédiaire d'un tolet ou d'une dame de nage.
À voir : un très beau site, et très complet, consacré à tout ce qui touche l'aviron de près ou de loin

Ramequint : sur la Loire, boisson répoutée fortifiante, à base de vin chaud sucré, et que l'on donnait au toutier pour quintupler sa force à l'aviron (d'où le nom).

Rampage : courbure longitudinale du bateau obtenue en donnant à l'avant et à l'arrière une forme relevée, et en cintrant éventuellement toute la coque. Sur les bateaux de généalogie maritime comme les tjalks et les péniches flamandes, le rampage est assez prononcé, alors qu'il est quasiment nul sur les bateaux strictement fluviaux comme le chaland de Loire autrefois ou les actuels chalands du Rhin. Le rampage est l'équivalent fluvial de la tonture maritime.

Rampe (de mise à l'eau) : plan incliné aménagé dans un quai ou une rive pour permettre la mise à l'eau des petits bateaux transportables sur des remorques légères. Synonyme : cale de mise à l'eau.

Rampe de mise à l'eau
Rampe de mise à l'eau de Vierzon, sur le canal de Berry.

Rançoir ou rançoire : synonyme par déformation de "arronçoir".

Raquet : sur le Rhône, gouvernail.

Raquette(s) : gouvernails placés, un sur chaque côté du tableau arrière de certains bateaux, au lieu d'un seul au milieu. Cette disposition se trouve sur la flûte berrichonne, la cadole du Centre et certains bateaux du Rhône. Aujourd'hui, on emploie le même terme de "raquettes" pour désigner sur des automoteurs, de la même façon, les deux safrans placés de chaque côté de l'hélice afin d'optimiser le rendement de celle-ci en virage.

Raquettes de berrichon
Raquettes de bateau berrichon.

Raquettes d'automoteur

Raquettes d'automoteur actuel (Photo J-Claude Verrier).

Ratamare : sur le Rhône, bateau fabriqué à Artemare.

Ratis : Bateau gallo-romain. On trouve le terme désignant trois sortes de bateaux.

  1. un chaland mentionné sur la Garonne, la Moselle,le Tarn, marchant à la voile et la rame, ou au halage.
  2. un radeau, ou un train de bois
  3. un bac

Ravageur : sur un port, chiffonier des berges.

Réa : sur les bateaux gréés, et notamment sur les bateaux de Loire, poulie placée en haut du mât et logée dans une cavité creusée dans le corps du mât lui-même. Le réa sert principalement à monter ou abaisser la vergue grâce à un cordage actionné par le guinda. Synonyme : itague.

Reclinquer : voir "Requinquer".

Recoussoir : sur les bateaux de Loire, cordage équipé d'un palan frappé sur l'arrière, qui retient les ménicles et empêche la piautre de basculer vers l'avant.

Redorte : terme de flottage du Rhône désignant des crampons de fer qui maintiennent ensemble les troncs d'un radeau de bois.

Régional (réseau) : voir "réseau".

Régulation : passage d'écluse(s) en dehors des heures d'ouverture légales, demandée à l'avance et moyennant une taxe spécifique. On dit couramment "passer en régul".

Remonte : remontée d'une rivière. On dit "un bateau à la remonte".

Remorquage, remorqueur : La technique du remorquage, pratiquée essentiellement sur les grandes rivières entre 1850 et 1960, est simple à comprendre : un bateau motorisé, le remorqueur, tire derrière lui un, ou plus souvent plusieurs bateaux non motorisés. Cette technique est tombée en désuétude en France, remplacée dès les années 1960 par le poussage, et rendue inutile par la motorisation de tous les bateaux, généralisée en 1970.

Remorque : fort filin ou câble qui relie un bateau à son suivant dans un convoi tractionné.

Remous : terme employé autrefois par les ingénieurs pour désigner, non pas l'eau remuée qui s'échappe sous un barrage, mais celle qui est retenue en amont de celui-ci : "La Loire, dans le remous du barrage mobile établi sur le fleuve à Roanne, est en communication avec un grand bassin..." (De Mas, "Canaux" 1904). De nos jours, on emploie plutôt le terme de "retenue".

Renard : brèche, voie d'eau dans la berge d'un canal.

Renfle : bourrelet d'eau formé à l'avant de l'automoteur chargé en navigation. Sur les côtés, au niveau des épaulures, se forme un creux moussant.

Repêcheur : sur la Seine, ouvrier en barque chargé de récupérer les animaux morts et les épaves diverses, voire les noyés.

Requinquer : sur la Loire et la basse Seine, réparer les bordés d'un bateau. Les bordés d'un bateau de Loire ou d'un foncet de basse Seine étant assemblés à clins, la forme originelle de ce mot passé dans le vocabulaire courant est "reclinquer". Son antonyme est "déglinguer".
Sur la Loire, cette opération était courante à Roanne où l'on rafistolait ainsi les rambertes malmenées par la descente des gorges de Villerest pour leur permettre de continuer leur voyage vers Paris ou la basse Loire.

Réseau : Le réseau navigable de France comprend environ 8500 km de rivières canalisées ou aménagées, et de canaux. Au début du XXe siècle, il en comptait 15 000, mais à la fin des années 1970, ce chiffre était tombé à moins de 8000. Il est remonté à 8500 grâce à des réhabilitations (Lot, Mayenne, Sarthe, Cher...)

Sur ces 8500 km, environ 6700 sont gérés par l'E.P.I.C. Voies Navigables de France (VNF). Le reste (Bretagne, Charente, Sèvre niortaise, Somme, Lot, Maine et quelques autres), soit 1800 km, sont gérés par les collectivités locales, les régions le plus souvent.

En 2006, une tendance se dessine chez l'EPIC de vouloir diviser ce réseau en deux : un réseau dit "magistral" et un réseau dit "régional".
Le premier comprend les voies à grand gabarit, de grand intérêt économique, plus quelques liaisons au gabarit Freycinet dans le nord et l'est. Le réseau "régional", quant à lui, serait "offert" aux collectivités locales (régions, départements...). Les usagers de la voie d'eau ainsi que ses personnels craignent qu'à terme, ce réseau régional tombe peu à peu en décrépitude, faute de moyens suffisants pour l'entretenir.

Voir une carte du réseau fluvial au début du XXe siècle (les voies d'eau abandonnées depuis sont en violet ou mauve).

Voir la carte administrative de VNF. (source : VNF)

Voir la carte des réseaux magistral et régional. (source : VNF)

Réserve de flottabilité : voir "flottabilité". Synonyme : gonfle.

Retenue : masse d'eau retenue en amont par un barrage. Sur une rivière canalisée, une retenue équivaut à un bief.

Retira : sur le courpet de haute Dordogne, cordage qui permet de règler l'immersion de la plume du gouvernail.

Retraite : amarre arrière, qui empêche le bateau de se retirer (d'où son nom) de l'écluse par effet de piston, une fois qu'il est complètement entré dans le sas.

Reu : Logement arrière du bateau de commerce quand il est entièrement contenu dans la coque.

Rhénan : relatif au Rhin. Ce terme peut désigner un type de grand chaland automoteur, spécialement conçu pour naviguer sur le Rhin. Il mesure 80 m sur 9,50, et porte 1350 tonnes.

En cliquant sur ce lien, vous verrez une animation offerte par un internaute, Monsieur Pascal Roland, professeur de batellerie à Huy, en Belgique, que nous remercions pour nous avoir autorisé à l'utiliser ici.

Riaume ou réiaume : rive droite du Rhône (à l'Ouest, c'est à dire côté Massif Central). Voir "empie".

Rigole : petit canal servant généralement à l'alimentation en eau d'un canal, à partir d'un étang-réservoir ou d'une rivière. Une rigole peut être navigable elle-même : le canal de l'Ourcq, la Rigole de la Besbre (canal Latéral à la Loire), sont des rigoles navigables.
Dans le Marais Poitevin, ce mot désigne un canal d'une certaine importance.

Rigole de Chazilly
La rigole de Chazilly (à l'arrière-plan, le barrage de Chazilly), qui participe à l'alimentation du canal de Bourgogne.


Rigolon : sur le Rhône, le bon chenal.

Rigue : sur le Rhône, ensemble de bateaux navigant ensemble. Peut désigner aussi un type de bateau proche de la sisselande.

Rinougagne : ancien petit bateau du Tarn, portant environ 15 tonneaux.

Ripisylve : flore semi-aquatique qui peuple habituellement les berges des rivières : roseaux, joncs, iris, renoncule caltha, verne, peuplier... et aussi hélas, renouée du Japon.

Ris : rangée de garcettes (petits trous percés dans la voile, en lignes horizontales parallèles à la vergue) permettant de diminuer la surface d'une voile et de l'adapter à la force du vent. On dispose d'une ou plusieurs bandes de ris.

Rivage : dans le nord, sorte de large toboggan ou glissière destiné à diriger le charbon dans la cale du bateau lors de son remplissage depuis un wagonnet. On dit aussi "balage".

Rive : limite physique entre la surface liquide d'une rivière ou d'un canal, et la terre ferme. La notion de "rive" se différencie de celle de "berge" par le caractère linéaire de la surface liquide qu'elle concerne, ce qui engendre les notions de "rive droite" et "rive gauche", alors qu'une "berge" est plus indifférenciée et peut s'appliquer à un lac.

Riverain ou riveran : sur la Loire, désigne un marinier. Fréquemment accolé à "marchand" dans les textes notariaux notamment, il désigne certainement un voiturier par eau.

Rivière : cours d'eau, navigable ou non, mais généralement susceptible de l'être, ne serait-ce que par des embarcations légères, barques ou canoës, par opposition au "ruisseau" qui ne peut porter le moindre bateau. Les notions de rivière et de fleuve, sont souvent très subjectives.

Rivière aménagée : rivière aménagée pour la navigation, sans barrages ni écluses, mais au moyen d'épis qui en resserrent le chenal. La basse Loire est aménagée ainsi.

Rivière artificielle : tronçon ou bras de rivière établi ex nihilo par la main de l'homme. Ce peut être un bief de moulin par exemple, ou un nouveau lit pour la rivière, pour des besoins divers comme l'urbanisme. Ce terme est le plus souvent employé dans le domaine du canoë-kayak pour désigner une rivière... artificielle destinée à l'entrainement et la compétition dans les disciplines d'eau vive de ce sport, principalement le slalom. Pour ce faire, on exploite la chute d'un barrage sur la rivière, et l'on trace la rivière artificielle parallèlement à celle-ci, entre l'amont et l'aval du barrage. Le terme "stade nautique" est aussi employé pour désigner ce type d'infrastructure. On trouve des rivières artificielles pour canoë-kayak à, par exemple, Vichy (03), Saint-Pierre-de-Boeuf (42), Epinal (88), Huningue (68), Corbeil-Essonnes (91), cette dernière ayant été établie sur le tracé de l'ancien canal de l'Essonne.


La rivière artificielle de Saint-Pierre-de-Boeuf exploite la chute de l'écluse de Sablons, sur le Rhône.

Rivière canalisée : rivière aménagée pour la navigation au moyen de barrages (fixes ou mobiles) équipés d'écluses, ou, par le passé, de simples pertuis. La différence entre une rivière canalisée et un canal en râcles est parfois très mince, et n'est plus alors qu'une affaire de terminologie. La Seine, l'Oise, le Rhône, la Saône, sont des rivières canalisées. Dans un registre plus modeste, la Mayenne, la Sarthe, le Lot, la Seille le sont aussi. Mais ni la Loire, ni la Garonne ne le sont.

Rize : sur le Rhône, contre-courant. Ailleurs, on dit .

Roannaise : bateau semblable à la saint-ramberte, mais fabriqué à Roanne, et un peu plus grand.

Rocton : sur la Loire, bâton de marine, de la plus grande taille.

Rotrou : sur la Loire : pointe d'un bâton de marine cassé, restée fichée dans le fond de la rivière. C'est évidemment une cause fréquente d'accidents. Afin d'éviter cela, chaque bâton devait être gravé du nom de son propriétaire, et celui-ci était tenu de le récupérer quand il lui arrivait de le casser.

Rodanien ou rhodanien : relatif au Rhône. Etymologie : de "Rodanus", nom latin du Rhône, d'origine celte. Cela peut désigner un grand chaland automoteur conçu pour naviguer sur le Rhône.

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Ronfle : creux formé, juste après les épaulures, par une dépression consécutive à la vague d'étrave quand le bateau atteint une certaine vitesse. Plus le bateau a des formes pleines, genre automoteur de canal, et plus la ronfle se forme facilement. À l'inverse, une étrave effilée génèrera une ronfle moins marquée.

ronfle

Ronfle à l'avant d'une barge poussée

Ro-ro : abréviation de "roll-on-roll-off, qui désigne le trafic roulier, et signifie « qui roule pour entrer et pour sortir ». Il s'agit du transport de poids lourds ou de remorques par des bateaux spéciaux appelés « rouliers ». (définition tirée du site de V.N.F.)

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Rouf : sur un chaland automoteur, logement du marinier.

Roulis : balancement latéral du bateau.
Autre sens sur la Loire : petits murets de pierre, bois et torchis pour capter le courant et l'envoyer sur les moulins. Synonyme de "dhuis" ou "duis".

Runabout : canot automobile puissamment motorisé, généralement en bois précieux et d'une finition soignée, apparu dans les années 1920 sur les grands lacs nord-américains. C'est en quelque sorte l'équivalent nautique d'un cabriolet de collection.

Le sauvetage d'un runabout de 1998 à 2003 : cliquez ici.
 

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