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  Rivière Charente  

 

La "plus belle rivière du royaume" selon François 1er. On ne peut pas lui donner tort, même si elle est ex-aequo avec nombre de ses consoeurs...

La Charente sous le pont à transbordeur du Martrou, près de Rochefort

 

Bassin versant
Charente

Type de voie d'eau
Rivière canalisée

Relie
Montignac,
mais surtout Angoulème à l'Océan Atlantique

Origine physique et administrative de la partie navigable
Montignac
(Charente) à la cote 40 m

Origine physique et administrative de la partie réellement navigable
Angoulème (Charente)
à la cote 29,42 m

Extrémité physique et administrative
Océan Atlantique (Charente-Maritime) à la cote 0 m

Sens conventionnel de descente
De Montignac à l'océan (bien logiquement)

Longueur de la partie classée navigable
196 km (dont 103 classés en maritime)

Longueur de la partie effectivement navigable
179 km (dont 103 classés en maritime)

Nombre d'écluses
29 (dont 2 dans la partie classée en maritime, et 8 dans la partie de Montignac à Angoulème)

Gabarit des écluses
D'Angoulème à Port-du-Lys , 28 m sur 6,35 m, mouillage de 1,25 à 2 m, hauteur libre 3,60 m,

De Port-du-Lys à l'océan (partie classée en maritime), 34,80 m sur 6,30 m (écl. de la Baine), 50 m sur 8 m (écl. de Saint-Savinien), mouillage 1,60 m, hauteur libre 5,65 m.

Plus long bief :
Bief maritime, n°22 (46,500 km), Saint-Savinien, n°21 (34,500 km) pour la partie fliuviale

Plus court bief :
Malvit, n°9 (1,150 km)

Plus haute écluse :
Donnée inconnue

Moins haute écluse :
Donnée inconnue

Temps de parcours minimum
Une petite semaine

 

 

Structure administrative de rattachement
DDE de Charente et Charente-Maritime (Concession au départements)

Statut actuel
En service (de nouveau après réhabilitation)

Raisons de sa canalisation
Rivière aisément aménageable et intéressante pour le commerce des eaux de vie de Cognac, entre autres...

Compagnie concessionnaire à l'origine de sa création
??

Personnalités importantes ayant contribué à sa construction

Préfiguration

Conception
Trésaguet, Munier

Commencée en
seconde moitié du XVIIIe siècle

Mise en service en
1835

Racheté par l'Etat en
?

Radiée
de Montignac à Cognac le 28.12.1926
de Cognac à Tonnay-Charente le 27.07.1957

Concedée aux départements
Charente le 25.11.1952
+ de Cognac à Port-du-Lys le 28.06.1963
Charente-Martime à partir de Port-du-Lys le 28.06.1963

 

Le même pont à transbordeur du Martrou en service au début du XXe siècle

Vue depuis la nacelle du transbordeur

En 1991, les trois modes successifs de franchissement de l'estuaire de la Charente étaient encore présents : d'amont en aval le pont à transbordeur (1901), le pont à travée levante (1967) et le viaduc (1991). Le bac était un tout petit peu à l'amont du pont à transbordeur. Le pont à travée levante a été détruit à l'exception de ses culées, encore visible actuellement (promener la souris sur l'image). (Carte postale contemporaine)

L'écluse de La Motte, sur la commune de Nersac, au début du XXe siècle. On remarquera les portes métalliques, chose pas si répandue à l'époque.

Deux vues de la Charente à Jarnac, au début du XXe siècle.

Deux vues du petit canal de Saint-Savinien, au début du XXe siècle

L'écluse de Saint-Savinien au début du XXe siècle

 

Ouvrages remarquables
Pont suspendu de Tonnay-Charente (MH)
Pont à transbordeur du Martrou (MH)
Viaduc de l'estuaire, à Rochefort
Port et Corderie Royale (MH) de Rochefort

Système alimentaire
La rivière elle-même

Voies d'eau adjacentes :
Boutonne, canal de la Charente à la Seudre, canal de Charras

Principales villes traversées :
Angoulème, Cognac, Saintes, Tonnay-Charente, Rochefort-sur-Mer

Origine du nom de la rivière
Une "rivière caillouteuse"
L'origine du nom de la Charente, la Carentona des Gallo-romains, est proche de celle de la Garonne (Gar-onna), et évoque une "eau caillouteuse". On retrouve cette idée dans le Cher (Caris), la Chiers ou la Gartempe. Au XVe siècle, la Charente est appelée Acarate.

 

Remarques

La Charente avant les écluses

Avant sa canalisation commencée par Trésaguet vers 1780, la Charente connaissait déjà un trafic de gabares ("barques à Lace") qui franchissaient les barrages des moulins par des pertuis. Trésaguet avait même songé à les perfectionner plutôt que de construire des écluses à sas (cf JJ Lefrançais de Lalande in "Des Canaux de Navigation" 1778).

Une section inutilisée

La partie comprise entre Montignac et Angoulème a été abandonnée très tôt au cours du XIXe siècle. Il y avait huit écluses sur cette portion dont nous ne connaissons pas l'époque exacte à laquelle elle fut abandonnée. Il est probable que le lit en tresses de la rivière entre Montignac et Coursac demandait trop d'aménagements pour concentrer le mouillage en un seul lit en regard de la rentabilité attendue de ces travaux.

Des découvertes archéologiques

La Charente a été le théâtre de belles découvertes par l'équipe de l'archéologue subaquatique Eric Rieth qui a mis à jour des pirogues monoxyles. (voir lien ci-contre)

Un décret qui ne manque pas de sel...

Le décret du 4 juillet 1853 décide que "la salure des eaux cesse au confluent de la Boutonne, à Carillon". Tout grain de sel surpris à s'ébattre en Charente en amont de ce point risque-t-il une amende ? Impayable (mais onéreuse !) administration que le monde entier nous envie...

La Charente en amont d'Angoulème

Ci-dessus l'écluse de Portal (Vars), ci-dessous celle de Marsac. Ces photos sont dues à Christian Pacraud que nous remercions vivement.

Vue aérienne (Géoportail) de l'écluse de Portal. La carte IGN montre de façon précise trois écluses (Portal, Portes de Cée et Marsac), mais il est possible de repérer cinq autres sites possibles en aval de Marsac : Guissalle, Coursac, Vindelle, la Chapelle, Chalonne.

 

Liens :

Archéologie nautique médiévale, par Eric Rieth

le Village des Gabarriers de Saint-Simon

 

Le bac de Soubise, à proximité de Rochefort, au début du XXe siècle

Cognac

Trois vues de la Charente à Cognac au début du XXe siècle

Sur cette vue, le premier bateau est une gabare de Port d'Envaux

Sur celle-ci, c'est une gabare de Saint-Simon.

...et sur cette vue ancienne de Saintes, la première gabare semble être de Port d'Envaux, et la suivante de Saint-Simon

Très belle vue de gabare de Saint-Simon à Tonnay-Charente, au début du XXe siècle

 

 

Quelques jolies vues de l'écluse de Jarnac, de nos jours

Nota : j'ai pris ces cinq dernières images sur un site, sans avoir noté lequel. Si la personne auteur de ces clichés se reconnait, qu'elle veuille bien me le signaler, et je mettrai un lien vers son site.

 

L'écluse de Cognac au début du XXe siècle

 

Lien : la Charente est traitée dans le guide fluvial n°6 des Editions du Breil
Christian Pacraud, auteur des photos de la Charente en amont d'Angoulème, a franchi sa dernière écluse le 18 février 2012. Cette page lui est amicalement dédiée.
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Retrouvez les bateaux des rivières et canaux de la façade atlantique dans le CDrom "Bateaux des Rivières et Canaux de France", version très enrichie (plus de textes, plus d'illustrations, et même quelques bateaux supplémentaires) du département "Bateaux" du présent site, édité par l'association HiPaRiCa. Voir la présentation et la commande ici et ici.