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| Canal de la Haute Seine | |||
Le canal de la Haute Seine se décompose en deux parties distinctes : le canal de la Haute Seine proprement dit, et son prolongement vers l'amont, jamais mis en service, et nommé "canal sans eau". Nous les présentons tous deux mais, une fois n'est pas coutume, de l'aval vers l'amont.
Le pont-canal en fonte de Barberey-Saint-Sulpice (photo Eric Berthault)
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Bassin versant Type de voie d'eau Devait relier Origine physique et administrative Extrémité physique
et administrative Sens conventionnel de descente longueur
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Structure administrative de rattachement Statut actuel Raisons de sa construction Compagnie
concessionnaire à l'origine de sa création Personnalité importante ayant impulsé sa
construction
Conception initiale Conception finale |
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Le
pont-canal et l'écluse de Savières
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Remarques Un beau gâchis Le canal de la Haute Seine est le prototype de l'ouvrage dont on n'a pas su voir l'intérêt patrimonial. Par son aliénation et sa transformation de kilomètres entiers en rocades routières, Troyes s'est privée de la possibilité d'avoir un port touristique en plein centre historique ancien. C'est un gâchis énorme qu'il sera très difficile de réparer. Il était aussi dans les projets de le raccorder au canal de Bourgogne d'un côté (vers Saint-Florentin) et au canal Latéral à la Marne de l'autre côté (vers Vitry-le-François). Rien n'en a été commencé. |
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(au-dessus,
présentation globale du canal de la Haute Seine)
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Cette partie du canal fut naviguée, et ses cinq dernières écluses furent même portées au gabarit Freycinet, ce qui lui permit de travailler jusqu'à la fin des années 1960.
L'écluse double à guillotines n°12-13 de Saint-Just-Sauvages (photo Eric Berthault)
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Bassin versant Type de voie d'eau Relie Origine physique et administrative Extrémité physique
et administrative Sens conventionnel de descente longueur Nombre
d'écluses Gabarits
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Structure administrative de rattachement Statut actuel Raisons de sa construction Compagnie
concessionnaire à l'origine de sa création Personnalités importantes ayant contribué à sa construction Préfiguration Conception
Modernisation Freycinet Commencé en Mis en service en Racheté par
l'Etat en Radié |
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L'écluse de Méry, au début du XXe siècle
Le canal au Pont Vert, au début du XXe siècle. À la fin du même siècle, à cet endroit, plus d'eau, plus de poissons, plus d'arbres, plus d'herbe. Il n'y a plus que du bitume : la technocratie est passée par là. Le canal à Troyes, pas encore réduit à l'état de pièce d'eau d'agrément... Vue aérienne du bassin de Troyes. Les ponts sont déjà condamnés mais tout en haut de l'image, on voit encore le départ du canal vers Bar-sur-Seine, qui n'a pas encore été comblé et transformé en boulevard Jules Guesde. Le château en bas de l'image est la préfecture.
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Ouvrages
remarquables Système
alimentaire Voies
d'eau adjacentes : Principales
villes traversées : |
Remarques Ce pont-canal, aujourd'hui dans un triste état malgré une protection au titre des MH, est un fleuron du patrimoine fluvial français : il est le premier pont-canal métallique de France, en fonte. Localement, on l'appelle le "pont Eiffel", sans que le fait qu'au moment de sa mise en service en 1846, le jeune Gustave n'était âgé que de 14 ans, ne dérange quiconque. En fait, il est dû à un ingénieur méconnu qui a travaillé auparavant sur le canal Latéral à la Loire : Pierre-Olivier Lebasteur. Lebasteur n'a même pas une rue ou un quai qui porte son nom à Troyes... La maçonnerie en aurait été faire par l'entreprise nivernaise Cavy, tandis que la bâche métallique viendrait des établissements parisiens du maître de forges Jean-Victor André. (Merci à Eric Berthault pour ces compléments) (retour au texte) |
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Le pont-canal de Barberey, dans la construction duquel Gustave Eiffel n'est pour rien !
L'écluse
de Troyes, disparue aujourd'hui
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(au-dessus,
présentation du canal de la Haute Seine utilisé)
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Cette partie du canal ne fut jamais naviguée. Mais contrairement à son surnom, elle fut mise en eau, et quelques portions de sa cuvette le sont encore.
Pont et écluse abandonnés sur le "canal sans eau"
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Bassin versant Type de voie d'eau Devait
prolonger le canal jusqu'à Origine physique et administrative Extrémité physique
et administrative Sens conventionnel de descente longueur Nombre
d'écluses Gabarit
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Structures administratives de rattachement Statut actuel Raisons de sa construction Compagnie
concessionnaire à l'origine de sa création Personnalités importantes ayant contribué à sa construction Préfiguration Conception Commencé en Mis en service Racheté par
l'Etat Déclassé en Aliéné en |
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Le départ de la partie amont du canal avant son comblement. Le bâtiment est la piscine du Vouldy, construite dans les années 1930, et dont la façade Arts Décos est aujourd'hui protégée au titre des Monuments Historiques.
L'écluse
de Saint-Julien-les-Villas, disparue aujourd'hui Le même site aujourd'hui. L'écluse est toujours là, sous le terre-plein.
L'écluse des Bas-Trévois, aujourd'hui disparue, était la première en montant de Troyes à Bar-sur-Seine.
Juste à l'aval de l'écluse des bas-Trévois se trouvait le port à bois, et stationnait le bateau-vidange "Réséda", qui semble du type "nantais"
L'écluse
de Bourguignons, la première en descendant de Bar-sur-Seine à Troyes,
disparue aujourd'hui. On en voit encore la maison éclusière ainsi
que la grosse maison de droite qui était destinée à l'administration
du canal, aujourd'hui chambres d'hôtes.
Le "canal sans eau" en avait bien, la preuve ! Nous sommes ici à Bar-sur-Seine, à l'extrémité amont du canal. On remarquera les arbres plantés entre le canal et les chemins de halage, empèchant celui-ci.
Toujours Bar-sur-Seine. Aujourd'hui, à cet endroit, il serait difficile de tirer le moindre poisson : c'est la RN 71 !
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Ouvrages remarquables Système
alimentaire Voies
d'eau adjacentes : Principales
villes traversées : |
Remarques Un canal sans eau Ce tronçon fantomatique du canal, construit effectivement de Troyes à Bar-sur-Seine, mais pas au-delà, tire son nom du fait que dans un bief, il fuyait (car il y eut des essais de mise en eau). Le remède est simple : un corroyage d'argile. Mais la compagnie des chemins de fer de l'Est qui construisait à la même époque sa ligne parallèle de Troyes à Châtillon-sur-Seine, fit pression sur les banques pour que jamais les crédits pour acheter l'argile ne soient débloqués. L'affaire traina en longueur, le chantier s'arrêta, le canal servit de dépôt d'ordures, et fut enfin remblayé, à la grande satisfaction du chemin de fer qui ne vit pas arriver la concurrence du camion, et se fit marginaliser à son tour. L'histoire du chat, de la belette et du lapin... |
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Deux vues de l'ancienne écluse des Marots ou de Saint-Thibault, aujourd'hui paysagée et intégrée dans la zone industrielle de l'écluse des Marots
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