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  Rivière Saône  

 

Une belle rivière paresseuse, telle est la Saône qui peut néanmoins piquer de belles colères...

Sauconna, la déesse Saône, personnifiée à Chalon, devant le Musée Denon

 

Bassin versant
Rhône

Type de voie d'eau
Rivière canalisée

 

 

Structures administratives de rattachement
Service navigation de Rhône-Saône, subdivisions de Port-sur-Saône, Gray-sur-Saône, Chalon-sur-Saône, Macon et Lyon-nord

Statut actuel
En service

Raisons de sa canalisaion
Rivière calme et large, et très bien orientée pour favoriser le commerce entre la Méditerranée et l'Europe du Nord

Compagnie concessionnaire à l'origine de sa création
??

Personnalités importantes ayant contribué à sa construction

Préfiguration
??

Conception
??

Commencée en

Mise en service en
Mi-XIXe siècle (??)

Rachetée par l'Etat en
?

Radiée
de Jonvelle à Corre le 27.07.1957

Partie amont, dite "Saône supérieure"

Relie
Le canal de l'Est (ou "Canal des Vosges)
à la "Petite Saône"

Origine physique et administrative de la partie navigable
Corre (Haute-Saône)
à la cote 220,22 m

Extrémité physique et administrative
Gray-sur-Saône (Haute-Saône) à la cote 188,16 m

Sens conventionnel de descente
De Corre à Gray (bien logiquement)

Longueur de la partie classée navigable
99 km

Nombre d'écluses
15

Gabarit
gabarit "Freycinet", soit 39 m sur 5,20 m, mouillage 2 m, hauteur libre 3,60 m

Plus long bief :
Savoyeux, n°13 (11,000 km)

Plus court bief :
Rupt, n°8 (3,000 km)

Plus haute écluse :
Cendrecourt, n°2 (3,75 m)

Moins haute écluse :
Chemilly, n°6 (0,70 m)

Temps minimum de parcours
2 à 3 jours

Ouvrages remarquables
Voûtes de Saint-Albin et Savoyeux

Voies d'eau adjacentes :
Aucune

Principales villes traversées :
Corre

Départements concernés :
Haute-Saône


 

La Saône dite "supérieure" à Saint-Albin

L'écluse d'Ormoy au début du XXe siècle

 

Remarques

Les dérivations
La Saône, dans sa partie supérieure, présente plusieurs dérivations éclusées :

  • Ormoy (4 km),
  • Cendrecourt (3,5 km),
  • Montureux (0,5 km),
  • Port-sur-Saône (1 km),
  • Scey-sur-Saône (2 km),
  • Saint-Albin-Rupt-sur-Saône (2 km),
  • Cubry (1 km), Soing (1,5 km),
  • Charentenay (2,5 km),
  • Ferrières (3 km),
  • Savoyeux (4 km),
  • Vereux (2 km),
  • et Rigny (1 km).

Numérotations
Sur la Saône Supérieure, les écluses sont comptées d'amont en aval, mais les points kilométriques de l'aval vers l'amont comme sur toute la rivière, à partir de la pointe de la Mulatière à Lyon.

Partie médiane, dite "Petite Saône"

Relie
La Saône Supérieure
à la Grande Saône

Origine physique et administrative de la partie navigable
Gray-sur-Saône
(Haute-Saône) à la cote 188,16 m

Extrémité physique et administrative
Verdun-sur-le-Doubs (Saône-et-Loire) à la cote 173 m

Sens conventionnel de descente
De Gray à Verdun (bien logiquement)

Longueur de la partie classée navigable
108 km (ce chiffre est de 99 km de nos jours, du fait de plusieurs méandres coupés entre Saint-Jean-de-Losne et Verdun, mais ces délaissés sont restés en partie navigables)

Nombre d'écluses
À l'origine : 9
Aujourd'hui : 7

Gabarits
A l'origine, 39,50 m sur 8 m, mouillage 2 m, hauteur libre 3,76 m, puis 150,40 m sur 16 de Saint-Symphorien à Verdun

Aujourd'hui,
De Gray à Saint-Symphorien-sur-Saône : 39,50 m sur 8 m, mouillage 2 m, hauteur libre 3,76 m. Sauf Heuilley rétrécie en largeur à 5,20 m !
De Saint-Symphorien à Verdun : 180 m sur 11,40 m, mouillage 3,40 m, hauteur libre 3,70 m

Plus long bief :
Seurre n°7 (30,000 km)

Plus court bief :
Auxonne, n°20 (9,000 km)

Plus haute écluse :
Seurre, n°7 (hauteur à vérifier)

Moins haute écluse :
Poncey, n°19 (1,52 m)

Temps minimum de parcours
2 à 3 jours

Ouvrages remarquables
Site de Saint-Jean-de-Losne
Barrage à aiguilles d'Auxonne
Anciennes écluses de Verdun (commune de Bragny)

Voies d'eau adjacentes :
Canal de la Marne à la Saône, canal du Rhône au Rhin, canal de Bourgogne, Doubs

Principales villes traversées :
Gray-sur-Saône, Pontailler, Auxonne, Saint-Jean-de-Losne, Verdun-sur-le-Doubs

Départements concernés :
Haute-Saône, Côte d'Or
, Saône-et-Loire

 

La Saône à Gray, au début du XXe siècle. Le site a peu changé. À l'aval de l'écluse, on distingue nettement le quai à gradins, ouvrage typique de la Saône.

Cette vue un peu ancienne mais toujours d'actualité montre la dérivation d'Heuilley-sur-Saône, juste en amont de Pontailler, et l'on devine, juste à l'amont de l'écluse à gauche (donc rive droite), le départ du canal de la Marne à la Saône.

L'ancienne écluse du Châtelet, aujourd'hui abandonnée au profit de la dérivation de Seurre.

La dérivation d'Auxonne au début du XXe siècle. Rien n'a vraiment changé.

 

Remarques

Les dérivations

La Saône, dans sa partie médiane, présente quelques dérivations éclusées :

  • Apremont (3 km),
  • Heuilley (2,5 km),
  • Poncey-lès-Athée (1,5 km),
  • Auxonne (3 km),
  • Seurre (10 km),
  • et Ecuelles (2 km).
    On peut leur ajouter les anciennes dérivations, aujourd'hui abandonnées, du Chatelet, court-circuitée par celle de Seurre, et de Charnay, court-circuitée par celle d'Ecuelles.

Numérotations
Sur la Petite Saône, les points kilométriques sont comptés de l'aval vers l'amont comme sur toute la Saône, à partir de la pointe de la Mulatière à Lyon. Mais les écluses sont comptées d'amont en aval, sauf celle de Seurre qui est comptée à la suite de celles de la Grande Saône et porte le n°7. C'est d'un simple...

Partie basse, dite "Grande Saône"

Relie
La Petite Saône
au Rhône

Origine physique et administrative de la partie navigable
Verdun-sur-le-Doubs
(Saône-et-Loire) à la cote 173 m

Extrémité physique et administrative
La Mulatière, Lyon (Rhône) à la cote 160 m

Sens conventionnel de descente
De Verdun à Lyon (bien logiquement)

Longueur de la partie classée navigable
167 km

Nombre d'écluses
À l'origine : 6
Aujourd'hui : 3

Gabarits
A l'origine, 150,40 m sur 16 m (sauf L'Île Barbe : 112 m sur 12 m) mouillage 2 m, hauteur libre 3,25 m (en PHEN).
Aujourd'hui : 180 m sur 11,40 m, mouillage 3,40 m, hauteur libre 3,70 m

Plus long bief :
Dracé, n°3 (57,000 km)

Plus court bief :
La Mulatière, n°1 (17 km)

Plus haute écluse :
Couzon, n°2 (4,00 m)

Moins haute écluse :
Ormes, n°4 (2,53 m)

Temps minimum de parcours
Un jour et demi

Ouvrages remarquables
Nombreux sites pittoresques
Pont Saint-Laurent à Macon
Île Barbe

Voies d'eau adjacentes :
Canal du Centre, Seille, canal de Pont-de-Vaux, canal de Thoissey (voir ci-dessous)

Principales villes traversées :
Verdun-sur-le-Doubs, Chalon-sur-Saône, Tournus, Macon, Villefranche-sur-Saône, Lyon

Départements concernés :
Saône-et-Loire, Ain, Rhône

Remarques

Les dérivations

La Grande Saône ne présente que la dérivation de Macon (3,5 km), qui n'est pas éclusée, mais seulement destinée à éviter aux bateaux le passage du pont de pierre (pont de Saint-Laurent) réputé dangereux.

Le canal de Thoissey

Ce court canal (moins d'un kilomètre) a été creusé en 1758 sur ordre de Louis Cachet de Montezan, intendant des Dombes, entre la ville de Thoissey et la Saône, en utilisant partiellement le lit de la Chalaronne, en vue de faciliter le commerce de la ville. Il existe toujours et est accessible aux petites embarcations non motorisées, voire les autres. Aucun panneau n'en interdit l'accès. Son entrée est bien visible en rive gauche, un peu à l'amont de l'écluse de Dracé.

Numérotations

Sur la Grande Saône, les écluses sont comptées, comme les points kilométriques, de l'aval vers l'amont, à partir de la pointe de la Mulatière à Lyon. De plus, leur numéroration comprend certaines écluses aujourd'hui désaffectées, comme Gigny qui serait la n°5.

L'Orme à Manon

Depuis la Saône, à Chalon, on voit nettement sur la rive droite un vieil arbre sculpté. C'est "l'Orme à Manon", planté, dit-on, vers 1625, et victime de la graphiose dans les années 1980. Le sculpteur Yves Gaillard en fait une oeuvre d'art en 1986, et l'arbre défunt devient un hymne à la Bourgogne, montrant dans ses flancs des personnages et lieux symboliques de la région : vendangeurs, sabotiers, Nicéphore Niepce... et bien sûr cette fameuse Manon, jeune fille qui, à la fin du XIXe siècle, y venait chanter et tricoter.

 

Dressé fièrement depuis cinq siècles sur les bords de la Saône, l'Orme à Manon

Le canal de Thoissey au début du XIXe siècle

La Chalaronne canalisée à Thoissey

L'entrée du canal, sur la Saône (en petite crue). Aucun panneau d'interdiction, donc...

Le port de Thoissey au début du XXe siècle, avec la Saône certainement en crue.

Le même endroit aujourd'hui

 

Cumuls

 

Longueur totale :
À l'origine : 374 km
Aujourd'hui : 365 km

 

Nombre d'écluses :
À l'origine : 30
Aujourd'hui : 25
Temps total minimum de parcours
6 à 7 jours

 

Ormes

L'écluse des Ormes

Trévoux

Trévoux

L'ancienne écluse de l'Île Barbe, à l'entrée de Lyon

L'ancienne gare d'eau de Vaise, aujourd'hui comblée

Lyon entrée

L'entrée de la Saône dans Lyon, au niveau de Vaise. On distingue la "tour Eiffel" de Fourvière.

Lyon

Sa Majesté la Saône à Lyon

Deux vues anciennes de l'écluse de la Mulatière, par laquelle la Saône "tombait" dans le Rhône jusqu'à la canalisation de celui-ci. De nos jours, cette écluse est neutralisée par celle de Pierre-Bénite.

 

 

Système alimentaire
La rivière elle-même

Origine du nom de la rivière :
"L'eau sacrée"
Le nom celte de la Saône est Arar, où l'on reconnaît la racine hydronymique Ar dédoublée. Le nom actuel vient de celui d'une source de Chalon nommée Souconna ou Sauconna, "eau sacrée", où l'on retrouve la racine très fréquente Onna, "eau". Ce sont les légionnaires romains qui donnèrent ce nom à l'ancienne Arar. Le nom évoluera en Sagonna puis Saône.

Remarques

C'est l'invention du barrage mobile par l'ingénieur Poirée, au cours des années 1830, qui a permis la canalisation de la Saône.

PK : d'aval en amont

Les points kilométriques (PK) de la Saône sont comptés à partir... de son confluent avec le Rhône, à la Mulatière. On retrouve la même chose sur l'Oise. De plus, il ne tiennent pas compte des dérivations qui raccourcissent le trajet, mais sont placés sur le cours naturel de la Saône.

 

 

Quand la grande paresseuse s'énerve...

Quelques images de la Saône en crue à Gergy, entre Verdun-sur-le-Doubs et Chalon, le 13 décembre 2007 (Photos Gérard Terrolle-Donjon)

 

 

Cinq jours plus tard...

La grande paresseuse est retournée dans son lit. On ne se refait pas... (Photos Gérard Terrolle-Donjon)

 

 

Les anciennes écluses de Verdun-sur-le-Doubs

La première écluse au petit gabarit de 39,50 m sur 8 (du Freycinet gonflé en largeur), au début du XXe siècle et aujourd'hui, abandonnée

 

La seconde écluse de 150,40 m sur 16, au début du XXe siècle, et aujourd'hui, abandonnée. On pourrait y aménager un port...

L'entrée aval de la seconde écluse. Au loin, Verdun-sur-le-Doubs

De nos jours, ces deux ouvrages, ainsi que l'écluse de Gigny, sont remplacés par l'écluse d'Ormes, en aval de Chalon-sur-Saône. (Photos Gérard Terrolle-Donjon)

 

21 mars 2009. J'apprends que Gérard, l'auteur des photos ci-dessus, est parti visiter d'autres rives tandis que le printemps arrivait. Un crabe l'a emporté. Salut Gérard, sache que, où que tu sois, on pense à toi. Tchao mon pote. ChB

Liens :

Saône.org

Carte de Lyon en 1746

Fleuve Rhône et ses affluents

Les dernières nouvelles de la Saône bourguignonne sur le site de l'Entente des Canaux du Centre

Le Musée de la Batellerie de Saint-Jean-de-Losne

Plaisances : la Saône

Un petit reportage photo sur Tournus

Tabatha-news : des niouzes et des documents (photos actus et cartes postales anciennes) de la Saône et du canal des Vosges

La Saône est traitée dans le guide fluvial n°3 des Editions du Breil

Un guide de pays qui fait découvrir le confluent du Doubs avec la Saône (lien courriel)

 

Lyon quais

Les quais de la Saône à Lyon

Un chaland automoteur de 2300 tonnes remonte la Saône en crue, en février 2009. L'équivalent de près de 100 semi-remorques traverse Lyon discrètement, sans déranger personne...

Peu avant le confluent, au niveau de Perrache, Sauconna rejoint Rhodanus sur ce haut-relief art-déco, dû au sculpteur Marcel Renard, du pont Kitchener-Marchand

 

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