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Canal
du Rhône au Rhin |
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L'idée de joindre le Doubs au Rhin remonte aux Romains. Mais elle ne se concrétisera qu'au XIXe siècle.
Le
canal en "fausse râcle" à Ranchot
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Bassins versants
Rhône, Rhin
Sous-bassin
Saône
Type de voie d'eau
Canal
de jonction à bief de partage
Relie
La Saône au Rhin
Origine physique et administrative
Strasbourg (Bas-Rhin) à la cote 137 m
Extrémité physique
et administrative
Saint-Symphorien-sur-Saône (Côte d'Or) à la
cote 180 m
Altitude du bief de partage : 342,65 m
Sens conventionnel de descente
Du Rhin à la Saône |
Structures administratives de rattachement
Services navigation de Rhône-Saône, subdivisions de Dole, Besançon et Montbéliard
Services navigation de Strasbourg, subdivisions de Colmar-Rhin et de Strasbourg-canaux
Statut actuel
En service, géré par l'Etat (VNF)
Raisons de sa construction
Relier le Rhône au Rhin
Compagnie
concessionnaire à l'origine de sa création
Compagnie du Canal Monsieur, dirigée par J-G.Human (1821), début
de la concession : 1835
Personnalités importantes ayant contribué à sa
construction
Préfiguration
Lucius Vetus (1er siècle ap.JC), Vauban, Jean-Baptiste et Noël de Régemortes, Claude Quentin de la Chiche, Abbé de
Louy, Philippe Bertrand
Conception
Claude Quentin de la Chiche, Philippe Bertrand, Joseph Liard,
Modernisation Freycinet
(terminée en 1921)
Commencé en
1808 (voir remarque)
Mis en service en
1833
Modernisé en
1876 (écluses portées à 34
m de long),
puis après 1879 (Freycinet)
Racheté par
l'Etat en
?
Radié
de Niffer à Huningue le 04.10.1962 |
À l'origine
longueur
324 km
Ajouter à ce chiffre :
la boucle de Besançon : 4 km
l'embranchement de Huningue : 28 km
l'embranchement de Brisach : 6 km
l'embranchement de Colmar : 13 km
Nombre
d'écluses
161 (75 -dont une double- versant Saône et 86
versant Rhin)
Ajouter à ce chiffre :
la boucle de Besançon : 1 écl.
l'embranchement de Huningue : 4 écl.
l'embranchement de Brisach : 1 écl.
l'embranchement de Colmar : 1 écl.
L'embranchement de Belfort est
traité à part sous le titre "Canal
de Montbéliard à la Haute Saône"
Gabarits
A l'origine, gabarit "Becquey", soit 30,40 m sur 5,20 m, mouillage 1,60 m, hauteur libre 3 m.
Puis gabarit "Freycinet", soit 39
m sur 5,20 m, mouillage 2,20
m, hauteur
libre 3,50 m, sauf pour la boucle de Besançon (écluse
Saint-Paul) restée au gabarit Becquey, et gabarit européen de
Mulhouse au Rhin (Kembs-Niffer)
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Trois
vues anciennes de l'écluse
et du moulin de Dole. L'endroit n'a guère changé.



La
voûte
de Thoraize

À
Rochefort-sur-Nenon, le canal semble taillé dans le roc
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Aujourd'hui
longueur
236 km de Saint-Symphorien à Niffer
Ajouter à ce chiffre :
la boucle de Besançon : 4 km
l'embranchement de Huningue (radié de Niffer à Huningue) : 13 km
l'embranchement de Brisach (Vogelgrün) : 6 km
l'embranchement de Colmar : 23 km
la section de Friesenheim (Rhinau) à Strasbourg : 35 km
la section de l'Île Napoléon à Künheim (radiée) : 37 km
la section de l'embranchement de Colmar à Friesenheim (Rhinau) (radiée) : environ 30 km
Nombre
d'écluses
114 (75 -dont une double- versant Saône et 38
versant Rhin)
Ajouter à ce chiffre :
la boucle de Besançon : 1 écl.
l'embranchement de Huningue (radié de Niffer à Huningue) :
3 écl.
l'embranchement de Brisach (Vogelgrün) : 1 écl.
l'embranchement de Colmar : 3 écl.
la section de Friesenheim (Rhinau) à Strasbourg : 35 km
la section de l'Île Napoléon à Künheim (radiée) : 37 km
la section de l'embranchement de Colmar à Friesenheim
(Rhinau) (radiée) : environ 30 km
Rappel : L'embranchement de Belfort est
traité à part sous le titre "Canal
de Montbéliard à la Haute Saône"
Gabarit
De Saint-Symphorien à Mulhouse : gabarit "Freycinet", soit 39 m sur 5,20 m, mouillage 2,20 m, hauteur libre 3,50 m
De Mulhouse à Niffer : 85 m sur 11,40 m, mouillage 3 m, hauteur libre 5 m
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Remarques
Le "canal de Monsieur" Le
canal du Rhône au Rhin proprement dit est commencé en 1808, mais la partie de Saint-Symphorien à Dole connue sous le nom de liaison Saône-Doubs ou Canal de Franche-Comté (Saint-Symphorien - Dôle) est construite de 1783 à 1802.
Elle est inaugurée en 1784 par Louis V Joseph, Prince de Condé et gouverneur de Bourgogne, et reçoit, en cet honneur, l'appellation de "Canal de Monsieur" comme
le Layon à peu près à la même époque (mais le "Monsieur" en
question est alors le futur Louis XVIII). (retour au texte)
La polémique du "grand
canal pharaonique"
C'est ce canal
qui a fait grand bruit au cours des années 1980-1990, quand il a été question de le moderniser à grand gabarit. Malgré la parfaite stupidité des arguments de certains opposants au projet, celui-ci a été abandonné.
Faut-il le déplorer ? Oui et non. Défigurer la vallée du Doubs pour y faire passer un canal à grand gabarit qui éxige des tranchées et des remblais de 10 m à chaque écluse, il est évident que ce n'est pas une perspective très
enthousiasmante.
D'un autre côté, cette liaison Rhône-Rhin a grand gabarit devra bien se faire un jour, sous peine de voir la France à l'écart des grands courants commerciaux européens.
Mais n'existe-t-il pas des ouvrages qui
permettraient d'aménager en douceur cette vallée du Doubs ? Ou bien, ne serait-il pas judicieux de choisir un autre tracé, de la Saône à la Moselle par exemple, ou par le Lac Léman
?
Permettons-nous aussi la réflexion que le projet avait été très mal présenté au grand public : il était présenté comme un "nouveau canal". Or, s'il est un mot qui soulève d'emblée une levée de boucliers en France, c'est bien le mot "nouveau" !
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Vue ancienne
du canal à l'Isle-sur-le-Doubs

L'écluse de Montreux-Vieux-Château au début du XXe
siècle

Le canal
et le Doubs à Saint-Vit. Cet endroit est
critique lorsque le Doubs est en crue.

Une mignole sur
le Doubs, un peu à l'aval de Besançon

Le bras Saint-Paul
à Besançon, avec son moulin et son écluse,
restés au gabarit Becquey depuis l'ouverture
de la voûte sous la citadelle. L'endroit n' guère changé, si ce n'est
qu'il est occupé aujourd'hui par un port de plaisance (aux tarifs
peu encourageants pour un séjour, d'ailleurs).

Le port
de Tavaux après la seconde guerre mondiale,
sur la partie la plus ancienne du canal, entre Saint-Symphorien et
Dole,
construite
avant la Révolution.
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Ouvrages remarquables
Voûtes de
Thoraize et de Besançon
Pont-canal de Dannemarie
Site et méandre de Besançon
Site de Dole
Etang
réservoir de Champagney
Écluse
double de Rancenay
Ecluse taillée dans le roc de Rochefort-su-Nenon
Bief aux platanes de Dole
Bassin rond et ex-votos de Thoraize
Nombreux sites pittoresques
Système
alimentaire
Dérivation de l'Allaine et pompage possible jusqu'au bief de partage
Rigoles de Belfort, de la Largue et de Saint-Nicolas
le Doubs à partir de Montbéliard (le canal est souvent établi
en râcles)
Etang
réservoir de Champagney
Prises d'eau dans le Rhin pour la partie alsacienne.
Voies
d'eau adjacentes :
Canal de Montbéliard à
la Haute-Saône, Bruche, Ill
Principales
villes traversées :
Tavaux, Dole, Besançon, Montbéliard, Mulhouse, Colmar, Strasbourg
Origine du nom du Doubs
César évoque Dubis, du gaulois "noir, sombre". |
Reconversion
réussie
pour l'ancien bras de Huningue
L'extrémité de
l'ancien bras de Huningue est équipée d'un stade nautique
d'eau vive pour l'entraînement en canoë-kayak. Heureuse
initiative ! |

L'écluse de Marckolsheim, au début du XXe siècle

L'écluse de Künheim, dans la partie alsacienne abandonnée
(reconstitution graphique de Charles BERG 1990)

Une écluse
en service dans la plaine d'Alsace
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