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| <voie d'eau précédente |
| Canal Latéral à la Loire | |||
Un long ruban liquide qui dépasse les 200 km avec ses multiples embranchements, tel est le canal Latéral à la Loire qui possède des ouvrages d'art parmi les plus célèbres de France.
L'écluse ronde des Lorrains, sur l'embranchement d'Apremont
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Bassin versant Type de voie d'eau Relie Origine physique et administrative actuelle Origine historique Extrémité physique
et administrative actuelle Extrémité originelle Sens conventionnel de descente longueur Nombre
d'écluses actuellement : 37 (dont une double, soit 38 sas) sur la ligne principale, plus 13 sur les embranchements, dont 3 actuellement hors service (voir remarques)
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Structure administrative de rattachement Statut actuel Raisons de sa construction Compagnie
concessionnaire à l'origine de sa création Personnalités importantes ayant contribué à sa construction Préfiguration
Conception
Modernisation Freycinet Commencé en Mis en service en Racheté par
l'Etat en Radié Confié du
PK 4 au PK 5 (soit jusqu'à l'aval de l'écluse 1 du pont-canal de Digoin.
Les 4 premiers kilomètres ont été donnés au
canal du Centre en 1853, voir remarque) en
gestion à titre expérimental à la Région
Bourgogne depuis |
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La
même écluse ronde des Lorrains, sur l'embranchement
d'Apremont...
...et la tranchée qui y conduit (champ-contre-champ)
...et de nouveau en contre-champ, vue du sas lui-même. (D'autres photos de cette écluse sont visibles sur le forum photographique "Des Mots et des Images"
Vue générale du site du Guétin avec l'écluse double et le pont-canal sur l'Allier
Vue rapprochée de l'écluse double
L'automoteur d'Ourcq "Le Gall II" passe d'un sas dans l'autre, dans l'écluse double du Guétin. La scène se passe dans les années 1950. Ce bateau existe toujours sous la devise "Joel".
Un berrichon métallique passe du sas inférieur au sas supérieur de l'écluse double du Guétin, dans les années 1950.
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Les premiers kilomètres du canal, avec le pont-canal de Digoin.
Digoin au début du XXe siècle. Le premier de ces deux ponts est le "pont des Fainéants", ainsi nommé par les mariniers en raison des badauds qui s'arrêtaient pour regarder passer les bateaux. Le site n'a guère changé. Il existe de nombreux "ponts des Fainéants" en France.
Passé le pont-canal, voici la première écluse; juste avant la grande gare d'eau de Chavane et le raccordement, en rive gauche, du canal de Roanne à Digoin (hors cadre).
La rigole d'alimentation de la Besbre, à Dompierre/Besbre
Le port de Dompierre au début du XXe siècle. Deux berrichons sont en cours de chargement. Une autre vue du port de Dompierre au début du XXe siècle. Sous le pont au fond à gauche, débouche la rigole non navigable qui apporte l'eau de la Besbre.
Non loin de Dompierre, le port de Sept-Fonts où un berrichon est en cours de chargement.
L'écluse de jonction du canal avec la Loire, à Nevers, au début du XXe siècle. Aujourd'hui, cette écluse, désaffectée, est transformée en piscine.
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Gabarit Depuis 1890, gabarit "Freycinet", soit 39 m sur 5,20 m, mouillage 2,20 m, hauteur libre 3,50 m, sauf sur les embranchements restés à l'ancien gabarit à l'exception de ceux de Decize et de Fourchambault. Temps
minimum de parcours |
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Le canal de 1838 à l'écluse des Mantelots. Au-delà : la Loire
La
même écluse des Mantelots, réhabilitée
graphiquement dix ans avant de l'être réellement ! La même au début du XXe siècle L'écluse des Combles, la symétrique de celle des Mantelots, en rive droite. Au premier plan, la gare d'attente, beaucoup moins importante que celle des Mantelots : le trafic est plus important à la descente qu'à la remonte. La sortie en Loire de l'écluse des Combles, dans les années 1950
Cette même sortie vue depuis l'extrémité de la digue de l'Escargot.
Beau document montrant le site de la traversée en Loire de Châtillon dans les années 1950, avec le pont suspendu en réparation, d'où la présence d'un pont provisoire parallèle. L'écluse des Combles est hors champ en bas de la photo. Promener la souris sur l'image pour voir les éléments.
L'écluse
des Combles
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Embranchements Ouvrages remarquables Système
alimentaire Voies
d'eau adjacentes : Principales
villes traversées : Départements
concernés |
Remarques
A sa mise en service en 1838, le canal prend son origine à 4 km en amont de son point d'origine actuel : il vient se brancher sur le canal du Centre, juste à l'amont de l'écluse 27 du Paradis. Le site a alors une configuration semblable à celles de l'Etang et de la Cognardière à Châtillon et Briare, avec les deux canaux parallèles, dont l'un descendant par une écluse. Lors du rachat du canal Latéral à la Loire par l'Etat en 1853, et avec la construction de la rigole navigable de l'Arroux, les deux tracés sont confondus en un seul sur 2 km, une partie du canal du Centre est rendue à la culture, et une écluse double de communication entre les deux canaux est créée à Digoin, remplaçant les anciennes 27 (Paradis, toujours visible, ainsi que sa maison) et 28 (dont la maison est toujours visible). Toute la partie du canal Latéral entre le Paradis et l'écluse double 27-28 (4 km) est donnée au canal du Centre, mais le bornage restera inchangé sur le Latéral, qui commence ainsi à son PK4. (retour au texte) En cliquant sur ce lien, vous verrez une animation montrant cette évolution. Lors de la mise au gabarit Freycinet, l'écluse triple 21-22-23 du Guétin est transformée en une écluse double 21-22. La n°23 a disparu, mais il subsiste la 23bis : c'est l'écluse ronde des Lorrains. (retour au texte)
Toujours lors de la modernisation Freycinet, le passage en Loire de Châtillon, entre les écluses 41 de Mantelots et 42 des Combles, est court-circuité par le célèbre pont-canal de Briare (662 m) auquel ont collaboré les entreprises Daydé & Pillé pour la partie métallique, et Gustave Eiffel pour la maçonnerie (eh oui. C'est étonnant, mais c'est ainsi !). L'ouvrage est conçu par l'ingénieur-en-chef des P&C en poste à Nevers Léonce-Abel Mazoyer (1846-1910), assisté notamment par l'ingénieur ordinaire Charles Sigault. Ce pont-canal, qui évite 5 écluses (dont une de garde) sur le canal Latéral et 3 sur le canal de Briare, est ouvert à la circulation le 16 septembre 1896. L'année suivante, en 1897, L.A.Mazoyer lui donnera un "petit frère", à Roanne, le pont-rivière de l'Oudan. (retour au texte) En suivant ce lien, vous verrez une animation expliquant l'évolution du site de Briare et Châtillon-sur-Loire au cours du temps. Un ancêtre du pont-canal de Briare Le pont-canal
de Molinet, à 4 kilomètres de Digoin fut, à ses débuts, semi-metallique
: une bâche de fonte posée sur 3 arches en maçonnerie. Cela est dû
à un maître de fonderie de Fourchambault, Emile Martin, qui avait proposé
cette conception à l'ingénieur Vigoureux. Pierre-Olivier Lebasteur,
qui concevra plus tard le canal
de la haute Seine, supervisa l'ouvrage
et en tira vraisemblablement des enseignements qu'il mit en pratique
dans le pont-canal de Barberey. Deux ouvrages majeurs signés par un jeune ingénieur Lorsqu'il conçoit les deux grands ponts-canaux de Digoin et Le Guétin en 1830, l'ingénieur Pierre-Alexandre Jullien n'a que 29 ans. Prometteur, le garçon. Il fera en effet une brillante carrière par la suite. Si l'on exepte celui de la Tranchasse, sur le canal de Berry, qui est cependant plus court et leur est légèrement antérieur (1829), ces deux ponts-canaux sont les premiers grands ouvrages de ce type en France, voire en Europe.) L'ingénieur Jullien Pierre-Alexander-Adolphe Jullien (1803-1873) commence ici une belle carrière d'ingénieur hors pair, en concevant à 29 ans les premiers grands ponts-canaux de France à Digoin et au Guétin. Il travaillera aussi sur la navigation de l'Aisne comme ingénieur-en-chef. On le retrouvera plus tard traçant la voie ferrée de Paris à Lyon, puis dessinant, entre autres, le viaduc qui porte la place de l'Europe, chère aux Impressionnistes (Caillebotte en particulier), au-dessus des voies de la gare Saint-Lazare. Voir sa biographie. Une légende s'effondre... On lit souvent ici ou là que le pont-canal de Briare est le plus long du monde avec ses quelques 670 m. C'est aller un peu vite en besogne, notamment depuis 2003 et la mise en service de celui de Magdebourg, en Allemagne, qui mesure 918 m. Mais c'est faux aussi dès l'origine. En effet, en Inde, un des bras du delta du Godavari, près de Rajahmundry, est traversé par un pont-canal de près de 700 m de long datant de l'époque coloniale anglaise. Il a été remplacé en 1997 par un ouvrage parallèle de même longueur. (16° 5' 13" N, 81° 83' 06" E). (Merci à J-Marc Deplaix pour l'info |
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L'ingénieur en chef Léonce Abel Mazoyer Nous n'avons pas retrouvé de portrait certifié de Mazoyer. Mais nous avons trouvé sur des photos de travaux du port de Roanne à la fin du XIXe siècle, un personnage qui pourrait bien être notre homme. Tout nous porte à le penser. En effet, à cette époque, Mazoyer est responsable de la mise au gabarit Freycinet de la ligne de Roanne à Briare, et a donc sa place sur des photos officielles de chantier (réalisées sans doute à sa demande pour servir ultérieurement de documentation). Il n'a absolument pas l'allure d'un ouvrier, ni même d'un contre-maitre : chapeau canotier, veston et redingote, en plus d'une canne. L'âge apparent du personnage correspond à celui de Mazoyer à cette époque : il a la soixantaine. C'est donc avec les réserves d'usage mais de fortes présomptions que nous présentons ici deux photos qui pourraient bien être des portraits de Léonce-Abel Mazoyer (1846-1910). Elles proviennent toutes deux d'un fond photographique sur le canal de Roanne à Digoin, au Musée Joseph Déchelette, à Roanne.
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Le "vieux" canal Latéral, à Briare...
...et sa jonction avec le canal de Briare, au Baraban.
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| À visiter
: l'Observaloire de
Digoin Le musée de Cosne-sur-Loire La Maison des Deux Marines à Briare |
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Le port de Marseilles-lès-Aubigny au début du XXe siècle. Sous le pont que l'on devine vers la droite de l'image, près de l'église, arrive alors le canal de Berry. Les deux bateaux à quai sont un berrichon et une flûte bourguignonne bâtarde.
Au début du XXe siècle, une flûte bourguignonne chargée entre montante dans l'écluse double du Guétin. Elle appartient à la grande compagnie de navigation H.P.L.M.
L'écluse de l'Etang, qui donne accès à l'embranchement de Châtillon
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Liens externes De nombreux renseignements complémentaires sur ce site de la DRAC-Centre. Aqueduc.Infos (site suisse), on y parle, entre autres sujets, des ponts-canaux de Digoin et Briare Le pont-canal de Briare, par Bruno Vital La construction du pont-canal de Briare, par Bruno Vital La destruction du pont-canal de Briare en juin 1940, et sa reconstruction, par Bruno Vital Le pont-canal du Guétin et l'écluse des Lorrains, par Bernadette et Jean-Pierre Jodeau Plaisances : le canal Latéral à la Loire Association des Amis du Canal Latéral à la Loire Le port de Châtillon-sur-Loire La ville de Briare Les canaux du loing, de Briare et Latéral à la Loire en photos par Sally Andrew Site du service navigation de la DDE 58 : le pont-canal du Guétin Site du service navigation de la DDE 58 : le pont-canal de Briare Voir aussi, sur l'ensemble des canaux du centre de la France, dont le canal Latéral à la Loire, l'ouvrage "Les Canaux du Centre de la France", par Jean Sénotier, et auquel l'auteur de ce site a contribué, en vente ici. Remerciements aux Ailes du Merlin, club d'ULM de Mably (42), à qui nous devons les vues aériennes de Digoin Encore un lien : le canal Latéral à la Loire est traité dans le guide fluvial n°2 des Editions du Breil |
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Conférences sur demande : les ponts-canaux, le canal Latéral à la Loire, les ponts-canaux de Digoinet Digoin, carrefour fluvial
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Le pont-canal de Digoin (chromo du début du XXe siècle),... ...Celui, plus modeste, de la Vouzance à Molinet,...
...et, célèbre entre tous, celui de Briare
...ici vu depuis la Loire,
...et ici traversé de nuit. Le même vu depuis la plage de Saint-Firmin, dans les années 1950
Le
même, vu depuis la rive droite du "vieux" Latéral
de 1838. L'anachronisme des bateaux est volontaire. Très beau cliché pris certainement peu de temps après l'ouverture du pont-canal de Briare que l'on voit à l'arrière-plan. Une famille berrichonne pose, avec son bateau, sur le vieux canal Latéral de 1838, à Briare, le long de l'actuelle rue du Port aux Pierres..
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| Retrouvez les bateaux fluviaux de Bourgogne, du Centre, du Berry, dans le CDrom "Bateaux des Rivières et Canaux de France", version très enrichie (plus de textes, plus d'illustrations, et même quelques bateaux supplémentaires) du département "Bateaux" du présent site, édité par l'association HiPaRiCa. Voir la présentation et la commande ici et ici. | |||||||