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Gabanne (ou gabane) : voir "Gribane" .

Gabare (ou gabarre) : ancien bateau de transport sur les rivières de la façade atlantique, comme la Sèvre niortaise, la Charente, la Garonne, la Dordogne et la Loire. À chaque rivière correspond un type de gabare spécifique ( et même trois sur la Charente), qui n'a guère en commun avec ses consœurs que le fond plat caractéristique des bateaux fluviaux. Un peu galvaudé, il est préférable d'employer, sur la Loire, "chaland", et de l'éviter absolument sur la Seine, l'Yonne et les rivières des façades de la Manche et de la Méditerranée en général. Plusieurs associations ligériennes en reconstruisent dans un but pédagogique. Etymologie : grec "karabos" : coquille, qui a aussi donné caravelle, scarabée, crabe, carabe, etc. (mais pas karaoké !).

Gabarit : parallélépipède rectangle théorique définissant les dimensions maximales des bateaux admis sur une voie d'eau, déterminé par les dimensions des écluses, le mouillage, la hauteur libre sous les ponts, et le rayon des courbes.
En France, le gabarit le plus répandu est le gabarit Freycinet (L : 38,50 m, l : 5,05 m, TA : 3,50 m, TE : 1,80 m, ces mesures concernent les bateaux). 

Gabarit Freycinet
Gabarit Freycinet (canal de Bourgogne).

Le gabarit qui l'a précédé, le "gabarit Becquey" (L : 30 m, l : 5,05 m, TA : 2,60 m, TE : 1,20 m), est encore présent sur quelques canaux et plusieurs rivières (Anjou, Occitanie…). 

Gabarit Becquey
Gabarit Becquey (canal du Nivernais)

Au-dessus, on trouve différents gabarits, jusqu'au grand gabarit européen (écluses de 200 m sur 24, TE 3,50 m, sur la Seine en aval de Paris). 

Grand gabarit
Grand gabarit européen (Seine)

La plus grande écluse de France est l'écluse François 1er, au Havre, avec 400 mètres de long sur 67 de large, et une profondeur de 24 m (sa chute, fonction de la marée, va de quelques centimètres à quelques mètres). 

Ecluse François 1er, au Havre

L'écluse François 1er, au Havre (photo F.Amiel-Hébert)

En dessous, on trouve également différents gabarits, dont le "breton" (26 m x 4,60 m, TE : 1 m), le "berrichon" ou "Dutens" (du nom de l'ingénieur qui l'a conçu) (27,50 m x 2,60 m, TE : 1,20 m, TA : 3 m). 

Gabarit berrichon
Gabarit berrichon (rigole de l'Arroux)

La plus petite écluse en service en France est à Maillé, dans le Marais Poitevin, et mesure 7 m sur 3. Elle a été doublée en 2009 par un nouvel ouvrage de 14,90 m sur 4. Dans le même village se trouve une autre écluse en service de 14 m sur 3,50 m.

Très petit gabarit
Très petit gabarit à Maillé (Jeune Autize)

Gabarot : ce mot, comme "gabare" dont il est issu, recouvre plusieurs types de bateaux de charge. On le trouve sur le bassin de la Maine et en basse Loire, mais aussi sur la Dordogne, le Lot et le Tarn. Ce sont bien sûr des bateaux différents.

Gaffe : bâton de marine, muni d'un crochet à son extrémité, et servant à divers usages. Indispensable.

Gaffer : sur le Rhône, se dit des chevaux qui halent en marchant dans l'eau.

Galarne ou galerne : sur la Loire : le nord-ouest. Le "vent de galerne" est l'équivalent du "norrois" des marins. C'est un vent de travers, froid de surcroît, qui n'est pas apprécié par les mariniers. L'interjection "Fi d'galerne !" est péjorative, c'est une interjection de dépit.

Galiote de Seine : bateau qui transportait autrefois les nourrices depuis Poissy jusqu'à Rolleboise via Meulan et Mantes-la-Jolie. Voici ce que nous en a aimablement communiqué Madame Madeleine Arnold Tétard, ancienne Archiviste de la ville de Meulan :

"La galiote faisait la navette entre Poissy et Rolleboise. C'était le bateau qui transportait les nourrices de Seine et Oise à raison de plusieurs bateaux du même type qui naviguaient sur la Seine trois mois par an. Elle faisait régulièrement le transport de 80 à 150 personnes sur le fleuve et ce depuis 1695 où elle fut affermée pour 12 setiers d'avoine (!) au gouvernement de Mantes.
Pendant le voyage beaucoup de nourrissons mouraient avant même d'arriver au lieu de leur mise en nourrice - bien souvent la proche Normandie - à cause de la promiscuité, du manque d'hygiène, des nourrices qui se disputaient, de la longueur du voyage, du fait aussi qu'elles avaient plusieurs petits sous leur coupe, etc... Les registres paroissiaux des villages où la galiote accostait sont truffés de morts de ces enfants âgés de 2 - 3 - 8 jours à peine, parfois un peu plus...
Les nourrices partaient de Paris, où les bourgeois déposaient les petits au Bureau des nourrices, et arrivaient à Poissy dans un coche qui s'y arrêtait. De là, elles prenaient la galiote jusqu'à Rolleboise pour ensuite s'égayer dans la nature dans tous leurs villages d'origine, parfois à pied, en voiture chaotique, à dos d'âne etc..."

Galliote : synonyme de sommier.

Galoche : Agrès en fonte de forme concave, placé sur la partie plane des fargues pour centrer le cordage dans l'axe du bateau. Synonyme : chaumard.

Galupe : ancien type de bateau de l'Adour, de grande taille (20 à 30 m).

Gambret : Planche d'environ 5m servant pour débarquer, un peu plus étroite que le pont d'écurie.

Ganche : extérieur d'un virage. Le contraire est la "bosse".

Gapian : sur le Rhône, agent de l'administration de la navigation.

Garabotte : petit bateau du Tarn. Etymologie : très vraisemblablement la même que pour "gabare" et "caravelle", à savoir le grec "karabos", coquille.

Garde (ouvrages de -) : ce genre d'ouvrages se trouve surtout sur les canaux qui sont établis alternativement en rivière (en "râcle") et en site propre (dérivation), comme le canal du Nivernais entre Clamecy et Auxerre, ou le Nantes à Brest de Pontivy à Redon. Un ouvrage de garde est placé à l'entrée amont d'une dérivation pour protéger celle-ci en cas de crue de la rivière, tout en laissant le passage libre en temps normal. Si l'ouvrage est une simple porte de garde, il est fermé purement et simplement pendant le temps de la crue. S'il s'agit d'une écluse de garde, celle-ci peut fonctionner comme une écluse normale tant que le niveau de la crue autorise encore la navigation. Au-dessus de cette côte, l'écluse de garde est fermée, et la navigation interrompue. En temps ordinaire, ces ouvrages sont complètement ouverts et ne demandent au navigateur qu'un ralentissement motivé par la prudence (le passage est étroit).

porte de garde

Porte de garde de Prégilbert (canal du Nivernais)

Porte de garde à Blaton, en Belgique, sur une voie d'eau à grand gabarit (photo Sébastien Bonnet)

Garde-lancer : cordage placé à l'avant ou à l'arrière du bateau, à l'inverse de l'amarrage existant pour maintenir le bateau bien en place contre l'écouarre,ou le long d'un quai ou d'une berge. .

Gare : port ou aire de stationnement de bateaux. Le mot est bien antérieur au chemin de fer qui l'a purement et simplement récupéré.

Gare d'eau

Gare d'eau de Mantelots (canal Latéral à la Loire)

Gasse : mot régional (région lyonnaise) qui désigne une mare. Etymologie : le latin Aqua, eau.

Gautier : petit pertuis de décharge sur un barrage.
Autre sens proche : petit pertuis établi sur une petite rivière pour faciliter l'écoulement des bois flottés "à bûches perdues", c'est à dire non assemblées en trains de bois.

Genouillère : sur un bateau de type automoteur métallique, partie arrondie qui réunit la bordaille verticale et le fond du bateau (la sole), horizontal. Quand cette partie forme un angle droit, on parle de "cornière" ou d'"enchème".
Ce terme est employé quand celui de "bouchain" se restreint à désigner la partie arrondie de la coque qui relie l'étrave à la sole.

Gibasse : sur les anciens bateaux de Loire, bordés supplémentaires de renfort placés en surépaisseur aux endroits les plus vulnérables du bateau, c'est à dire à l'avant et à l'arrière, sur les côtés. Par la suite, les gibasses sont devenues des renforts sur toute la partie inférieure des bordailles. Généralement employé au pluriel. Synonyme : jettros. 

gibasses

Gibasses d'un bateau de Loire (maquette)

Gîte : inclinaison latérale du bateau, généralement involontaire, sauf en canoë-kayak où elle est utilisée dans de nombreuses manoeuvres.

Glissoire : Pièce en bois ou en caoutchouc dur fixée à un cordage et servant ponctuellement de défense (à l'entrée des écluses par exemple).

Glissoires de deux tailles différentes selon le gabarit du bateau

Glissoire sur un bateau de commerce

Glissoires en bois (en haut) et en caoutchouc (en bas. Noir sur fond noir, pas facile à voir !) sur un gros automoteur de rivière

Gobeurs : bateliers malhonnêtes qui exploitaient des coches d'eau sur la Loire à partir de Roanne, et qui escroquaient sans scrupule les voyageurs, par différents moyens. La honte de la profession.
Il est possible que ce sens ne soit qu'un sens dérivé d'un sens plus ancien de "déchargeurs" ou "portefaix", gens qui, de par leur travail, étaient souvent courbés, ce que suggère la racine "gob", bossu, que l'on retrouve dans goblin ou gobelet.

Gode : synonyme de gotte

Godille : aviron placé à l'arrière du bateau, pour en assurer à la fois la propulsion et la direction. Il en résulte une technique de propulsion des barques, largement utilisée par les mariniers pour leurs bachots. Le godilleur se place à l'arrière de son embarcation, appuie l'aviron sur le tableau arrière, et lui imprime un mouvement alternatif d'un côté à l'autre, en changeant l'incidence de la pale à chaque translation, ce qui fait apparaître cette technique, qui viendrait, paraît-il, de Chine, comme une préfiguration de l'hélice.
Entre des mains expertes, la godille est très pratique pour faufiler une barque là où les avirons latéraux seraient gênants. De plus, son rendement énergétique est meilleur car il n'y a pas de temps mort dû au retour de l'aviron hors de l'eau. . Étymologie probable : latin "cauda", la queue (sur plusieurs types d'anciens bateaux de rivière, l'aviron ainsi placé à l'arrière, s'appelait "aviron de coue (de queue)", par l'intermédiaire d'une forme "caudicula", petite queue. À rapprocher également du terme musical italien "coda".

Il existe une Association des Godilleurs de France, 2 chemin de halage, 89300 Villecien, tél. 03 86 63 04 88)

Godille

Reynald Ducout, président de l'association des Godilleurs de France, en pleine action.

Goillasser : s'agiter, en parlant du lac Léman.

Gole : houle, sur le lac Léman.

Gonfle : en canoë et kayak, synonyme de "réserve de flottabilité" (voir "flottabilité").

Gonette : synonyme de "boucle". (Ce n'est pas une jeune Lyonnaise !)

Gotte : fer en U, cintré, dans lequel repose le bord du panneau d'écoutille et servant à l'écoulement des eaux pluviales. Etymologie : à rapprocher de "gouttière" et "goulotte".

gotte

Gottes d'un bateau de commerce en cours de transformation en bateau-logement. Les gottes sont ici réemployées pour soutenir une terrasse à venir.

Goume : barque de Loire, utilisée par le pêcheur comme annexe de sa toue cabanée en place derrière son filet-barrage. C'est un bateau proche du fûtreau, mais équipé d'un vivier entre deux cloisons, et percé de trous dans la coque pour maintenir le poisson vivant. Nous y voyons volontiers une déformation de "côme".

Goume

Fûtreau et goume (dessin de l'auteur)

Gourdane, gourdanne : "Espèce de barque, ainsi dite peut-être à cause de son gros ventre en forme de courge, anciennement dite gourde." (Félibien (et Leroy), Histoire de Paris ..., Paris, 1725, tome 2, glossaire latin et français (pp.XCII-CI).). L'auteur du glossaire cite un document ancien : "Au port de Mibray se doit payer, par gourdane bouter dehors, huit denier, d'une gourdane s'elle est enfondree, et que l'eau passe le rouet, et les compagnons le requelt, cinq sous. ...". Ce terme est peut-être à rapprocher de celui de "gribane".

Gournable : longue cheville en bois employée pour fixer un bord à la membrure. Origine  : le mot néerlandais gordnagel.

Gournas : terme que l'on trouve parfois pour désigner, sur une sapine de la Loire, l'aviron arrière. Le mot vient peut-être d'une déformation de "gouvernail". Synonyme : empeinte.

Gousselis : cheville à bout perdu permettant d'assembler les virures de fond. Terme spécifique à la Brière.

Gouttière : terme spécifique à la batellerie occitane (sapine, coutrillon, barque de patron...) et désignant une pièce formant la bordure du pont des cabines et recouvrant la préceinte, les membrures et le dormant. Synonyme : trinquenin.

Gouvernail : appareil à diriger le bateau. Il se compose d'une partie active immergée nommée "safran" pivotant généralement selon un axe vertical mais parfois oblique (cas de la piautre du bateau de Loire), et d'un système de commande d'orientation de celui-ci qui peut être un simple timon, ou un ensemble de vérins hydrauliques ou mécaniques commandés par un volant, le "macaron" (on parle alors de "barre à roue", ou même un boitier de commandes électronique.

Grain : palier en fonte ou en bronze, supportant l'arbre de transmission, situé à l'extrémité du tube d'étambot au plus près de l'hélice.

Gravelaine (ou graveleine) : sur un bateau de commerce, passage transversal ménagé entre les deux plats-bords, devant l'écurie ou la timonerie.

Grélin : corde de halage, synonyme de "verdon", "maillette" ou "fintrelle". Ce mot était en usage sur les voies d'eau du Cotentin : Vire, Douves, Taute, Soulles et canal de Vire-et-Taute. Origine probable : le mot néerlandais greling.

Grenier : Espace de cale délimité par les overgands pour laisser place à une goulotte de chargement ou l'accès aux moyens de manutention.

Grenouille : partie femelle du gond sur lequel pivote le vantail d'écluse. Ce terme est évidemment à rapprocher de celui de "crapaudine". Il semble remonter à l'époque, avant la seconde moitié du XVIIIe siècle, où la position de la crapaudine et de son pivot étaient inversés par rapport à leur position actuelle : la partie femelle (la "grenouille" ou "crapaudine" était alors scellée dans la maçonnerie (la "bourdonnière"), et la partie mâle, le "pivot de crapaudine", était fixée à la base du poteau tourillon. C'est l'ingénieur Trésaguet qui, vers 1770, constatant l'usure précoce des pièces par le sable qui s'accumulait dans le creux de la "grenouille", préconisa d'intervertir la position du pivot et de sa crapaudine. On remarquera qu'en Angleterre, cette ancienne disposition est encore utilisée.

Gribane ou gribanne : bateau de charge de la Somme, aux formes élégantes, et d'origine maritime. On l'appelle aussi "barque d'Amiens".
C'est aussi un type de bateau de l'estuaire de la Seine. On trouve aussi ce mot sous les formes "gabane", "gabanne" ou "gribenne", la forme "gribane" ou "gribanne" s'établit au XVIIe siècle.

Griffe : longue fourche recourbée, aux dents nombreuses et serrées, utilisée par les éclusiers et autres agents du service navigation pour "dégriller" les vannes et autres ouvrages d'entrée d'eau.

Gros numéro : bateau de commerce de gabarit Freycinet livré à la France par l'Allemagne, dans les années 1920, au titre de dommages de guerre. Ils furent 639 à sortir ainsi des chantiers navals d'outre-Rhin, portant sur leur étrave un énorme numéro peint en blanc, d'où leur nom. Dépourvus de moteur à l'origine, ils furent généralement motorisés par la suite par leurs propriétaires. Les gros numéros étaient peu appréciés des mariniers français, car leur forme, très géométrique et mal étudiée, réduisait leur capacité de fret, et les rendait peu aisés à manoeuvrer (Un oeil exercé reconnaît très vite un gros numéro à ses formes anguleuses aux extrémités). De plus le logement, mal conçu aussi, n'était pas d'un grand confort. En revanche, leur fabrication en acier allemand en faisait des bateaux extrêmement robustes (mais lourds), et beaucoup naviguent encore aujourd'hui, qu'ils travaillent toujours en commerce, ou aient été transformés pour la plaisance. On dit aussi "grand numéro".

Gué : aménagement rudimentaire permettant à un chemin ou à une route de croiser à niveau une rivière peu profonde. Un simple radier tapissant le fond de la rivière et assez solide pour supporter des véhicules est nécessaire et suffisant à l'établissement d'un gué, qui est souvent doublé d'une passerelle pour les piétons. D'implantation facilitée par la présence d'îlots, un gué est souvent à l'origine de l'existence d'une ville importante, ainsi Orléans, Toulouse, Roanne, et bien sûr Paris. Ce passage obligé génère toute une activité commerciale ainsi que des droits de passage, lesquels confortent la position du pouvoir local en place, et développent l'importance de l'agglomération. Etymologie : latin "vadum", gué, passage, à rapprocher du verbe "vadere", marcher.

Guèpe : type de remorqueur de la Seine et de l'Oise.

Guénot : vraisemblablement synonyme de "guinot", par déformation.

Guinda : sur les bateaux de Loire, gros treuil à axe horizontal et aux usages multiples (touage sous les ponts, dressage du mât, montée de la voile…), placé à l'arrière du bateau jusqu'à la fin du XIXe siècle où il passe à l'avant, le sens d'abaissement du mât ayant changé. Peut désigner un treuil sur une péniche ou un pousseur. En mer, c'est le guindeau. Étymologie : scandinave "vindas", qui a donné le "Winde" allemand, le "winch" anglais ainsi que les "rewind" et "forwind" des magnétoscopes et -phones, et même le français "guinder".

guinda

Guinda de bateau de Loire (maquette)

Guinda

Guinda de petit chaland de Loire

Guindeau : équivalent maritime du guinda.

Guînot ou guinot : ancien bateau de transport des Flandres. Origine : de la ville de Guines. On trouve aussi "guénot".

Guiroué : sur les anciens bateaux de Loire, belle girouette ouvragée placée en haut du mât. Utilité : indiquer le sens du vent, ce qui peut être intéressant sur un bateau fonctionnant à la voile, non ? Quant à la décoration, elle est souvent chargée de signification et de symboles.

guiroué

Guiroué de la "Nivernaise".
De haut en bas, le "N" est celui de la Nièvre, bien sûr ;
imédiatement sous le "N", un héron ;
l'ancre et le canon croisés symbolisent la vocation métallurgique de la région ;
le profil féminin représente la Loire ;
le profil enfantin est l'Aron, affluent de la Loire qui la rejoint à Decize ;
la cruche (elle-même décorée d'un bateau de Loire) évoque la céramique nivernaise ;
et enfin le "D" tout en bas est l'initiale de Decize, où a été construit ce bateau.
Ce guiroué a été dessiné par l'auteur de ces lignes et réalisé par Alain, de l'association des "Ligéries", à Decize.

 
 

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Retrouvez les bateaux fluviaux de France dans le CDrom "Bateaux des Rivières et Canaux de France", version très enrichie (plus de textes, plus d'illustrations, et même quelques bateaux supplémentaires) du département "Bateaux" du présent site, édité par l'association HiPaRiCa. Voir la présentation et la commande ici et ici.